Caro et cie

Le retour de Charles

Charles, mon fils de 16 ans, revient à peine d’Équateur… Il s’y est rendu dans le cadre d’un voyage étudiant ayant pour but  d’effectuer de l’aide humanitaire et de vivre dans les communautés locales.  Bien entendu, il a visité le fameux monument équatorial à latitude 0 00 et la ville coloniale de Quito,  déambulé dans le marché d’Otavalo réputé comme étant le plus coloré et apprécié du pays, marché autour du lac de cratère Cuicocha et monté à plus 4 800 mètres d’altitude dans le parc national du Cotopaxi (un volcan de 5 900 mètres), mais surtout… Il a vécu dans des communautés, travaillé dans les champs, rencontré des Équatoriens avec qui il a créé des liens, appris comment survivre en Amazonie en croquant des fourmis, dansé avec une Équatorienne, chassé une énorme araignée de la chambre d’une de ses enseignantes (les murs n’étaient pas fermés), chanté du Éric Lapointe et du Kaïn dans les Andes et s’est baigné dans le fleuve Napo… C’est si beau de l’écouter parler des gens qu’il a rencontrés, des journées d’aide humanitaire.

Il est plein de souvenirs, de vécu, d’anecdotes, d’expériences nouvelles et d’une grande envie de repartir… En fait, les premières paroles qu’il m’a dites hier en arrivant, c’est qu’il était triste de revenir, et que ce fut beaucoup trop court.

C’est qu’il est tombé dans le chaudron quand il était petit. Charles est un grand voyageur. À 16 ans, il a déjà visité la France, la Californie, le Nevada, les Maritimes, l’Est des États-Unis et l’Équateur… De plus, ce qu’il vient de vivre est, culturellement,  des plus dépaysant, j’en sais quelque chose.  Je suis convaincue qu’il sera différent en regard de cette expérience que bien des gens ne vivent même pas.

Charles m’a manqué. Il est, certes, quelque peu tragédien et colérique, mais ma relation avec lui est simple, amicale et sous le signe du partage. C’est la personne dans cette maison qui me ressemble le plus et avec qui j’ai le plus d’affinités: nous parlons, argumentons, rions, chantons, cuisinons… Alors, je fus quelque peu déçue de son silence lors de son voyage. En effet, pas de courriel ni de message sur Facebook, rien!   Toutefois, je comprenais qu’il était bien et que s’il s’était senti mal, il aurait eu envie de communiquer. D’ailleurs, au Pérou, deux jours avant mon retour, fiévreuse et nauséeuse, je n’avais qu’une envie : parler aux miens.

Il m’a confirmé qu’il s’était senti vraiment bien, même en altitude, et qu’il n’avait vraiment pas le gout de jouer du coude pour avoir deux minutes d’internet (les trois nuits où ils ont couché à Quito).  Il veut effacer son compte Facebook et, tenez-vous bien, il a laissé son iPhone à la maison ce matin…

Je pense que mon fils a changé… 😉

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octobre 17, 2011 Posted by | Voyage | 4 commentaires

Les yeux débridés…

Je vous invite, très fortement, si vous n’êtes pas déjà des fans, après quelques jours seulement, à suivre Laurence (une copinaute), Michel et leur quatre enfants qui sont partis pour dix mois dans l’Est de l’Asie.  Ils tiennent un blogue comme je les aime: plein de vécu, de réflexions, d’observations… Un pur plaisir pour l’esprit…

 Les yeux débridés.

août 27, 2011 Posted by | Voyage | Laisser un commentaire