Caro et cie

Paradis sur les rives du Lac Mead

Le 28 juin 2011

Comme si toute cette route que nous avions parcourue n’était pas assez, nous avons décidé de prendre une petite route secondaire pour nous rendre dans le Lake Meak recreational park area pour aller dormir sur le bord d’une plage bordant le lac Mead que Pat avait trouvée sur la carte du Nevada… Il faisait noir, nous ne voyions rien, absolument rien, pas même le découpage d’une montagne sur le ciel pourtant parsemé d’une multitude d’étoiles.

L’un après l’autre, les chemins pour se rendre dans d’autres parties du parc étaient fermés. Il n’y avait rien autour de nous, si ce n’est la noirceur profonde des lieux. Aussi, lorsque nous avons vu une entrée indiquant qu’il était interdit de camper pour plus de deux semaines, nous nous sommes dirigés de ce pas vers ce lieu, oasis de paix, après des heures et des heures à rouler kilomètre après kilomètre.

Nous n’étions pas au bout de nos peines, le chemin rocailleux et cabossé nous empêchait de parcourir la distance en un temps respectable. Autour de nous : le noir. Le noir absolu. La lumière du Winnie éclairait de petits arbustes verts, sans plus. Finalement, nous nous sommes arrêtés presque au bout de la route et nous sommes installés, perdus, isolés au Nevada sur une terre aride, sèche, que j’imaginais pleine de tarentules et de scorpions…

Même perdus au fin fond du désert, supposément sur le bord du lac Mead que nous ne voyons pas du tout, le vent en ce début de nuit est d’une chaleur étouffante et étonnante… Il ne fait pas froid la nuit dans le désert ? Preuve qu’il fait chaud, nous partons la génératrice et allumons la climatisation, chose que nous n’avons pas faite depuis que nous avons des winnies (2005).

Au p’tit matin (7 h ici, mais 10 h au Québec), nous ouvrons des yeux ahuris sur un spectacle magnifique : nous sommes cernés de montagnes arides et stationnés juste sur la rive du lac. N’écoutant que notre envie folle de plonger dans cette eau turquoise, nous partons sur la rive et nous baignons longuement, avec Bobby qui vainc de plus en plus sa peur de l’eau (le rapporteur en lui commence à faire surface).

La baignade, nous l’avons répétée quelques fois dans la journée, la dernière étant juste avant l’Hoover Dam, barrage qui est à la base de la création du Lac Mead, et où le fleuve Colorado recommence à suivre son cours normal pour former l’extraordinaire Grand Canyon (vous aurez mes impressions sur celui-ci bientôt). Toutefois, l’oasis du désert dans lequel nous nous sommes éveillés remporte la palme, car c’est tout à fait ce que nous recherchons lors de nos voyages…

Les enfants arrivent ce soir. Ils sont trippants. Quel courage de prendre l’avion sans nous et de faire un transfert à Toronto…

Très tôt, sur les rives du lac Mead...

 

Isolés, accablés par la chaleur, avides de baignades... hihihi!

 

Teint blanchâtre = début du voyage...

 

Liberté en VR...

juin 28, 2011 Posted by | Été2011, Californie, Sur la route | 2 commentaires

La traversée des Rocky’s Mountains…

Ceux qui comme nous prennent la route et privilégient des voyages d’étapes, sans réservation, n’hésitant pas à coucher sur les rives désertes d’un lac ou encore dans un RV Park, le font souvent parce qu’ils aiment prendre la route. Ici, en Amérique, prendre la route a un caractère mythique parce que les distances kilométriques à parcourir pour se rendre d’un endroit à l’autre nécessitent un gout pour l’aventure, une propension pour le risque et aussi une capacité à admirer ce qui se trouve sur l’itinéraire, qui peut, ceux qui me connaissent le savent bien, changer en cours de route… D’où le refus de réserver des nuitées et des activités.

Avant hier, après la tempête dans le Nebraska (on en a parlé, parait-on, aux nouvelles), nous nous sommes levés en sachant que la route serait exceptionnelle puisque nous allions traverser les Rocky’s Mountains (les Rocheuses au Canada, la cordillère des Andes en Amérique du Sud). Cette chaine de montagnes traversant l’Amérique du Nord au sud est d’une beauté exceptionnelle et transcende ce que les yeux peuvent admirer, percevoir et même, entrevoir. En effet, pour avoir marché dans les Andes dans la vallée sacrée, gravi un des plus hauts sommets du parc Huascaran, perdu la notion du temps à Tree Rivers Pétroglyphes, skié à plus de 13 000 pieds d’altitude à Taos, contemplé la Sierra Blanca, montagne sacrée des Indiens de l’Ouest, je sais que leur force habite ceux qui, même pour l’espace d’un moment, font un avec elles.

Nous avons besoin d’air, parce qu’il fait très chaud, en ce moment à Las Vegas, pendant que j’attends mes enfants qui prennent l’avion sous peu à Toronto pour nous rejoindre, mais aussi, parce que nous avons le souffle coupé par la beauté, la splendeur, l’immensité, l’étrangeté des paysages que nous avons parcourus. J’ai des photos… Mon appareil a ressuscité pour quelques prises, mais elles ne feront pas partie de ce message puisque la connexion internet est beaucoup trop lente. En effet, mon MIFI de Bell semble trouver difficile de se trouver à l’ouest du continent… Toutefois, ce n’est que partie remise et je les mettrai sous peu…

L'entrée dans les Rocky's Mountains. Une route interminable pleine de beauté

juin 28, 2011 Posted by | Été2011, Californie, Sur la route | Laisser un commentaire

Une traversée mouvementée du Nebraska

En ce début de soirée, le ciel du Nebraska aurait dû être d’un bleu éclatant et le soleil, toujours présent, descendre lentement à l’Ouest, lieu mythique dont nous allons sous peu repousser les limites que nous avons atteintes jusqu’à présent. Cependant, le ciel avait pris des allures nocturnes et menaçantes, et ce, depuis l’Iowa, rien à voir avec la clarté inhérente à l’heure du souper en ce mois de juin. On avait davantage l’impression d’être au cœur de la nuit…

Les nuages très bas, presque comme si nous étions au sommet d’une montagne, comprimaient l’espace autour de nous, donnant toute sa force à la tempête qui se déchainait violemment. Puis, le ciel est devenu jaune pâle, comme si nous avions des lunettes teintées de cette couleur, nous pensions avoir droit à un répit, mais contre toute attente, les éléments se sont déchainés encore plus. Ainsi, la pluie tombait et inondait la route, alors que des vents violents la poussaient en de nombreuses vagues vers les fossés la bordant.

J’ai ralenti et allumé mes feux de détresse puisque la visibilité était nulle, quand tout à coup, sous mes yeux, une voiture a fait de l’aquaplanage puis s’est arrêtée perpendiculairement à la route bloquant ainsi deux voies sur l’autoroute. Ouf! Dire que j’aurais pu la happer… Mais le pire moment, c’est quand d’immenses grêlons, certains ayant la grosseur d’une balle de golf, ce sont mis à tomber, bombardant le winnie et recouvrant entièrement la route en quelques secondes.

Durant près de trois heures, les éléments se sont déchainés. Le ciel tel un stroboscope ne cessait de clignoter sous la violence des éclairs qui se succédaient à un rythme fou. Je n’ai pas de photo ni de vidéo, puisque j’ai oublié mon chargeur à batterie chez moi, mais cela méritait d’être immortalisé ailleurs que dans nos esprits. Dommage ! En fait, nous avons été témoins d’un spectacle de grande qualité dans son genre!

juin 27, 2011 Posted by | Été2011, Californie, Sur la route | Laisser un commentaire