Caro et cie

Les aventures de Caro en train….

Lorsque j’ai fait mon BAC en administration, je me rendais à Montréal en voiture. Il y avait parfois, quelques bouchons de circulation mais sans plus, il y avait toujours des places de stationnement gratuites près des pavillons où j’avais mes cours et l’essence ne coûtait pas les yeux de la tête!! Compte tenu qu’il est aujourd’hui beaucoup plus difficile d’accéder au centre-ville et des nombreux travaux sur les routes que je dois emprunter, j’ai décidé d’opter pour le transport en commun…

Moi… Prendre le transport en commun? J’ai toujours tout fait pour éviter cela. Au cegep, j’avais rapidement trouvé des amis de la gent masculine qui se faisaient un plaisir de me voyager. Puis, pour l’université, j’ai fermé les yeux sur la laideur de la voiture que mon père m’avait achetée car elle me menait du point A au point B, ce qui était à mes yeux, une qualité à ne pas négliger!

Mais là, pour être à la hauteur de mes préoccupations sociales et environnementales, je me suis dit que ça valait le coup d’essayer et de me sauver le stress assez intense du retour en pleine heure de pointe le soir…

Donc, Pat me laissa à l’heure à la gare hier matin. Je trouvai une belle place assise dans le train. Les gens étaient calmes, silencieux. Ils lisaient, feuilletaient leurs journaux, somnolaient, sirôtaient leurs cafés: une atmosphère à laquelle je ne m’attendais pas…

J’arrivai sans problème à la gare centrale mais j’eus énormément de difficulté à trouver la direction pour la station où je voulais me rendre… Je savais que je devais prendre la ligne orange mais vers quelle direction? Côte Vertu ou Montmorency? Mais bon, en réfléchissant quelques secondes, je pris la bonne direction…

Mais pour le retour, holalala! À la sortie du métro, j’eus énormément de difficulté à retrouver la direction pour prendre le train de banlieue. Je tournai en rond et, comme dans les films, je repassai trois fois à la même place. Je commençai à paniquer et à me sentir vraiment découragée, lorsque par miracle, apparut devant moi le panneau et l’escalier pour me rendre sur la rampe d’accès du train…

Ce train allait dans la bonne direction, c’est un fait. Mais quelle ne fut ma surprise d’entendre le conducteur dire à la moitié du trajet: terminus, tout le monde débarque, le prochain train pour (..) dans 25 minutes! Je descendis et dus attendre que LE train, qui se rendait au bon endroit, passe, pour remonter dedans. Mais bon attendre à la gare centrale ou là, ce n’était pas si catastrophique puisqu’il faisait beau. J’arrivai donc finalement à l’heure prévue et plus relaxe malgré mes aventures que si je m’étais trouvée prise dans le traffic…

Mais une fille avertie en vaut deux. La prochaine fois, je partirai avec l’horaire des trains en poche…. Et je vous dirai dans un mois si je persévère!

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septembre 3, 2008 Posted by | je prend le train, je vais à l'université, je vais à Montréal | 10 commentaires

Intermède: Les aventures de Caro à Montréal….

De bon matin, Caro roule vers la ville. C’est le grand jour: Le test oral qu’elle prépare depuis quelques mois, mais plus intensément depuis son retour de voyage. Elle s’enfermait dans le Winnie (avec Bill qui ne manquait pas d’entrer avec elle pour être certain qu’elle ne reparte pas pour un autre palpitant voyage sans lui), pour se préparer, se pratiquer, se chronométrer. De temps en temps un des enfants entrait pour dire : M’man Charles m’a fait chier… Et elle devait tout recommencer!!

Elle roule et se remémore les lignes directrices et toutes les idées secondaires des 3 sujets imposés qu’elle a préparés. Elle est nerveuse, beaucoup plus qu’à 20 ans…. Elle ne veut pas que réussir, elle veut que ce soit parfait! Le petit hamster tourne et tourne gaiement dans sa tête: elle a peur de ne pas réussir, de bafouiller, d’oublier ses idées, d’avoir le nez sans cesse fourré dans ses papiers, de mal articuler, de dire he… he… he…. Mais elle chasse ses pensées noires rapidement d’un revers de la main: elle est bonne, un point c’est tout!

Il y a peu de gens sur la route en ce mercredi matin. Mais où sont-ils tous? Elle arrive avec un peu d’avance dans la grande ville et choisit de garer le VUE dans un stationnement souterrain tout près du pavillon, où elle doit donner sa prestation… Depuis le début de l’été, elle utilise la petite voiture. Un vrai plaisir pour elle qui n’a eu que des véhicules utilitaires, étant mère de 4 enfants. Mais ce matin, par peur de se la faire voler, elle a pris le VUE. Erreur… À peine a-t-elle entamer sa descente dans le souterrain qu’un bruit infernal lui fait comprendre, que le VUE et le porte-bagage, c’est trop haut pour entrer à cet endroit. Où est-ce le plafond du stationnement qui est trop bas?

Elle se stationne à un emplacement réservé, avant de tout arracher, signale le numéro du préposé pour lui dire que tout devrait être réglé sous peu et d’en avertir le détenteur de la vignette s’il arrivait entre temps. Elle court à toutes jambes appeler son Pat pour lui demander comment enlever, au plus sacrant, ce foutu porte-bagage. Il lui explique clairement et rapidement. Elle raccroche et reprend sa course folle. Elle grimpe sur le vue (heureusement qu’elle n’était pas en jupe, rigolera Pat), dévisse les attaches, prend le porte-bagage et le jette littéralement à l’intérieur du VUE, dont elle a préalablement baisser la banquette arrière.

Elle recule et se dirige vers les emplacements du monde ordinaire, barre les portes, reprend sa course folle dans les escaliers pour immerger enfin sur la rue Sainte-Catherine, à deux pas du pavillon… Elle regarde sa montre et déterminée, elle reprend sa progression, cette fois-ci en marchant vers le local où se déroulera le test Oral…

Comme si de rien ne n’était, elle entre dans le local, salue les autres étudiants et s’assied sur un banc. OUfffffff….

Heureusement la suite des événements s’est très bien déroulée…

août 14, 2008 Posted by | je vais à Montréal | 6 commentaires