Caro et cie

Courageuse?

On me dit courageuse de suivre une deuxième formation universitaire, et encore plus, de côtoyer des jeunes adultes dans le cadre de mes cours… Cette ritournelle, je l’ai entendue souvent depuis trois ans. En fait, je pense que ça énerve davantage mes interlocuteurs que moi-même…

Jamais, jamais je n’ai eu cette idée en tête. Eux (les autres étudiants), trouvent-ils difficile (curieux, voire même bizarre) de côtoyer une femme d’âge mûr aux cheveux gris? Quelle discussion stérile !  En effet, il y a bien des jeunes et des moins jeunes qui m’énervent, mais c’est plus une question de personnalité et d’attitude que d’âge. Et puis forcément,  je dois donner de l’urticaire à certains d’entre eux. Ainsi va la vie!

Pour ma part, je les trouve cultivés, dynamiques, volubiles, créatifs et pleins de promesses de ce que demain peut leur offrir…

À la fin de mon premier BAC, je ne suis même pas allée au bal des finissants. Je ne connaissais personne (ou presque), nous étions beaucoup trop nombreux…  J’ai reçu mon diplôme par la poste, mes parents ont fait un party pour célébrer l’évènement, je m’y sentais extérieure, car j’étais nouvellement maman de mon deuxième fils (j’ai fini mon bac en gestion enceinte jusqu’aux oreilles), mon diplôme est encadré, car des amis m’ont donné un certificat cadeau pour que je le fasse… Une formation très contingentée (à l’époque, aujourd’hui, je n’en ai aucune idée), mais très anonyme, contrairement à ma formation de profe de français (on se suit tous pendant quatre ans).

Cet après-midi, alors que j’attendais en file avec des étudiantes de ma cohorte de l’âge de mon fils Alex, l’une d’entre elles m’a dit : « Tu vas venir au bal, hein Caro? » Je n’avais jamais envisagé cette possibilité. J’avoue que ça me tente… Un BAC de quatre ans, c’est quelque chose…

On verra… 😉

septembre 7, 2011 Posted by | je vais à l'université | 5 commentaires

Le fou rire…

Je dors peu, je suis donc fatiguée…  J’ai des fous rires comme je n’en avais pas eu depuis longtemps, des petites crises de larmettes et quelques-unes où j’enrage.  Je grugerais un os et ça me calmerait surement un peu.  Mais diantre,  de quoi aurais-je l’air?  Alors, je ris pour  rien, je me pogne avec ceux que j’aime et j’échappe une petite larme de fatigue de temps en temps, ce qui me soulage momentanément…

Ce qui m’amène aujourd’hui à vous entretenir de fous rires… Comme celui que j’ai eu lors d’un exercice d’écriture. Nous devions nous placer en équipe spontanée de deux, la professeure nous donnait une image ou une citation, puis nous devions écrire pendant vingt minutes en nous en inspirant, pendant que notre coéquipier  décrivait, par écrit,   notre attitude lors de l’écriture. Je devais donc être inspirée par la phrase suivante :

« Le plus beau moment de l’amour, c’est quand on monte l’escalier » 

 par Georges Clémenceau

Au début, mes schémas de pensées, dans un contexte universitaire,  cherchaient le côté romantique de la citation afin de faire un texte très profond, mais n’apparaissaient dans mon esprit que des images sexuelles. Et ma coéquipière qui m’observait attentivement pendant que j’avais des visions indécentes…  Oh, la, la, la, il n’en fallait pas plus pour que je me mette à rire, mais à rire, mais à rire… Sans être capable de calmer ce flot de gaieté qui montait par grandes vagues et qui libérait en même temps une tonne de stress accumulé. Un vrai fou rire, comme je n’en ai pas eu souvent dans ma vie. Autour de moi, dans ce silence quasi monastique, le fou rire se répandit comme une trainée de poudre. L’un de se calmer et l’autre de rire à nouveau…   Vaincue par mon inspiration, mon texte a donc pris la voie qu’il devait prendre. Je ne suis pas  profonde pantoute, mais je m’assume… 😉

septembre 18, 2009 Posted by | je ris, je vais à l'université | 5 commentaires

Cette envie d’être téléportée…

C'est exactement là que je voudrais me téléporter...  Maintenant...

C'est exactement là que je voudrais me téléporter... Maintenant...

 

J’ai vécu du stress à mon retour de Terre-Neuve, je n’ai aucun contrôle sur la maison et Bobby, dans sa phase adolescent, est insupportable.  Je  me suis laissée happer par cet ennemi insidueux et  je suis fatiguée, tristounette et sensible…  Si je pouvais aller m’asseoir et regarder la mer  quelques minutes à cet endroit, là où vécurent plusieurs peuples amérindiens à des époques différentes,   je serais calmée, ressourcée, ancrée…

Mais je suis ici… La session universitaire est bel et bien commencée. À défaut de me téléporter, je fouine dans les librairies avec mon amie C.  et je savoure mon boeuf à la citronnelle au restaurant vietnamien tout près de l’université.

C’est pas aussi efficace, mais je vais faire avec… 😉

septembre 4, 2009 Posted by | je vais à l'université, téléportation | 8 commentaires

Vie étudiante….

Quand le professeur en avant essaie de parler et que les étudiants autour de moi ne cessent de bavarder….

Quand je me sèche les mains dans la toilette des dames en regardant une publicité sur la pillule du lendemain…

Quand j’affiche mes cheveux blancs et que la plupart de mes pairs ont l’âge de mon ainé…

Et bien, l’espace d’un instant, je me demande ce que je fais à l’université…

Aussitôt que le professeur se met à livrer sa matière, à me parler de littérature, à me convaincre de la nécessité de la nouvelle orthographe et à tenter de m’aider à créer ma propre culture de base en éducation, j’oublie tout et je me transforme en éponge.. Une éponge qui n’existe que par ce qui lui est enseigné, dans le moment présent!

J’oublie les chuchotements; l’application de la jeune fille assise à côté de moi, à dessiner en utilisant des crayons de toutes les couleurs, un arbre avec des bonhommes sourires; ainsi que les interventions un peu simplistes où trop m’as-tu entendu de certains…..

Je plonge tête première dans ce plaisir d’apprendre, dans ce banquet de savoirs, dans cette vie universitaire qui m’alimente de ci et de ça pour devenir encore plus instruite, plus libre et à l’aise avec ma liberté de penser…

Du fait… J’avoue avoir énormément changé. De la Caro populaire (du temps du Bac en administration), relatant sa fin de semaine avec passion alors que le professeur tentait de commencer son cours, je suis passée à la Caro intéressée qui invite au silence…. Je suis maintenant attirée par les étudiants érudits, par les nouveaux immigrants, par ceux qui ont quelque chose à raconter, à partager… Comme cette magnifique S. qui vient d’Algérie et qui est si vraie, si intelligente; comme M. Untel qui me fait penser à Marcel Tessier et qui prend la peau d’un personnage pour faire un oral; comme J. qui a voyagé un an en Europe après son premier Bac, avant d’en commencer un autre en enseignement; comme C. qui est ici, au Québec pour étudier et qui est tellement belle………

J’ai envie de faire certains stages à l’extérieur du pays. C’est tout moi et en accord avec mes désirs et mon mode de vie (Faut vraiment que Pat suive des cours de cuisine)!

Cependant, il me reste ma réussite à gérer. Le moins possible de panique… Comme ce miniquizz pour lequel j’ai eu peur d’avoir 4/5, au lieu de 5/5… Mais finalement, ma note est bien de 5/5 et j’en suis fière… Question de relativiser, qu’est-ce que ça aurait fait d’avoir 4/5???? Dans le fond, je devrais m’inscrire à une bourse d’excellence parce que la réussite ne peut absolument pas sortir de ce corps.. 😉

Mon nez me fait un peu mal mais je vais persévérer dans mon désir de prendre le transport en commun. Pat m’a promit de venir me chercher plus tard s’il m’est impossible de prendre le dernier bus (il va être parfait quand il saura faire à manger)…

septembre 22, 2008 Posted by | je vais à l'université | 11 commentaires

Les aventures de Caro en train….

Lorsque j’ai fait mon BAC en administration, je me rendais à Montréal en voiture. Il y avait parfois, quelques bouchons de circulation mais sans plus, il y avait toujours des places de stationnement gratuites près des pavillons où j’avais mes cours et l’essence ne coûtait pas les yeux de la tête!! Compte tenu qu’il est aujourd’hui beaucoup plus difficile d’accéder au centre-ville et des nombreux travaux sur les routes que je dois emprunter, j’ai décidé d’opter pour le transport en commun…

Moi… Prendre le transport en commun? J’ai toujours tout fait pour éviter cela. Au cegep, j’avais rapidement trouvé des amis de la gent masculine qui se faisaient un plaisir de me voyager. Puis, pour l’université, j’ai fermé les yeux sur la laideur de la voiture que mon père m’avait achetée car elle me menait du point A au point B, ce qui était à mes yeux, une qualité à ne pas négliger!

Mais là, pour être à la hauteur de mes préoccupations sociales et environnementales, je me suis dit que ça valait le coup d’essayer et de me sauver le stress assez intense du retour en pleine heure de pointe le soir…

Donc, Pat me laissa à l’heure à la gare hier matin. Je trouvai une belle place assise dans le train. Les gens étaient calmes, silencieux. Ils lisaient, feuilletaient leurs journaux, somnolaient, sirôtaient leurs cafés: une atmosphère à laquelle je ne m’attendais pas…

J’arrivai sans problème à la gare centrale mais j’eus énormément de difficulté à trouver la direction pour la station où je voulais me rendre… Je savais que je devais prendre la ligne orange mais vers quelle direction? Côte Vertu ou Montmorency? Mais bon, en réfléchissant quelques secondes, je pris la bonne direction…

Mais pour le retour, holalala! À la sortie du métro, j’eus énormément de difficulté à retrouver la direction pour prendre le train de banlieue. Je tournai en rond et, comme dans les films, je repassai trois fois à la même place. Je commençai à paniquer et à me sentir vraiment découragée, lorsque par miracle, apparut devant moi le panneau et l’escalier pour me rendre sur la rampe d’accès du train…

Ce train allait dans la bonne direction, c’est un fait. Mais quelle ne fut ma surprise d’entendre le conducteur dire à la moitié du trajet: terminus, tout le monde débarque, le prochain train pour (..) dans 25 minutes! Je descendis et dus attendre que LE train, qui se rendait au bon endroit, passe, pour remonter dedans. Mais bon attendre à la gare centrale ou là, ce n’était pas si catastrophique puisqu’il faisait beau. J’arrivai donc finalement à l’heure prévue et plus relaxe malgré mes aventures que si je m’étais trouvée prise dans le traffic…

Mais une fille avertie en vaut deux. La prochaine fois, je partirai avec l’horaire des trains en poche…. Et je vous dirai dans un mois si je persévère!

septembre 3, 2008 Posted by | je prend le train, je vais à l'université, je vais à Montréal | 10 commentaires