Caro et cie

De la légèreté… il me faut de la légèreté…

Pendant des années, j’ai juré que je ne suivrais jamais les traces d’une multitude de personnes avant moi et que jalousement, je veillerais à cultiver la légèreté et la joie de vivre avant toute chose. Je regardais les gens se laisser happer par la routine, la performance au travail, le stress du quotidien et je me disais que jamais, jamais je n’embarquerais dans ce moule.   Je vaquais à mes occupations,  bénévolais, m’occupais de mes enfants et préparais soigneusement des voyages tous  plus excitants les uns que les autres.

Ce blogue représentait pour moi le plaisir d’écrire ce qui m’animait,  sans me demander si c’était intelligent, percutant ou même intéressant. J’étais animée d’un plaisir personnel que ne transgressait aucune crainte face à l’opinion d’autrui. D’ailleurs, en ce sens, je suis fidèle à moi-même et je suis capable d’assumer ma propre vision du monde aussi insignifiante soit-elle.

Toutefois, je suis entrée dans le monde de l’intellectualité plus que poussée, de la performance, du refus de la médiocrité. Et je vous assure que pour moi la médiocrité n’est pas vraiment celle du commun des mortels.  Je vise les notes parfaites, je travaille sans compter mes heures, je fais de la suppléance et prend à cœur que ma présence en classe ne soit pas une occasion de récréation, je veux assister à tous les matchs de soccer de ma fille, je veux tout et tout parfait.

J’aimerais écrire aussi souvent qu’avant sur mon blogue (j’en ai besoin), faire des biscuits et des muffins (je suis toujours le nez dans un livre ou devant mon ordinateur), accepter d’avoir un –A ou un B+ (et faire un travail rapidement sur le coin de la table), reprendre sur moi et refuser de faire de la suppléance, avoir le sourire (et ne pas rager contre l’état de la maison), avoir le courage de sortir dans la soirée au lieu de me coucher sur le sofa et de m’y endormir profondément en ronflant (oui, oui, il parait que je ronfle), arrêter de stresser pour des trucs sur lesquels je n’ai pas de contrôle (ça sert à quoi voulez-vous bien me le dire?), prendre le temps d’écrire pour rien dire ici (qu’importe qu’on me lise ou non), d’aller zieuter sur les blogues des gens que j’avais appris à apprécier au fil des années (Gaétan, une femme libre, Jack, Pierre, Grande Dame, etc.), et enfin, terminer l’écriture de mon voyage au Pérou avant que je parte vivre d’autres aventures (j’en ai d’ailleurs quelques-unes qui mijotent).

Vivre d’autres aventures? J’aime tant voyager, partir sur la route… J’ai été partie près de deux mois en l’espace de cinq… Eh oui, Gaspésie, Jeux du Québec, Pérou, Hunting Island en Caroline du Sud puis, fidèles à notre tradition, la Floride à Noël.   Je voyage par envie de découverte, mais aussi pour fuir, pour avoir le temps de faire à manger, pour marcher sur la grève à 22 h le soir, pour m’émerveiller sans penser aux choses sur lesquelles je n’ai pas le contrôle, pour jouer à des jeux de société, pour découvrir, pour rêver et lâcher-prise…

Ma vie est trop stressante présentement. J’ai veux relativiser l’importance des événements, lâcher-prise, sortir du cycle de la performance… me sentir bien et rire…

De la légèreté… Il me faut de la légèreté…

février 7, 2011 Posted by | j'avoue, je stresse... | 4 commentaires

Volteface…

Au retour du voyage à Terre-Neuve, je ressentai un bien-être intérieur exceptionnel: la zénitude… comme il est à la mode de nommer cet état d’esprit de nos jours. Relaxe, heureuse, fière et remplie de beauté, rien ne pouvait atteindre et semer la pagaille dans cette sérénité dont j’étais pleine jusqu’à ras bord. Rien, sauf ma culpabilité envers ma fille… Encore une fois, elle a réitéré calmement son désir d’aller au sport-étude, ce qu’elle nous demande d’ailleurs depuis le début de son primaire. Sara est une élève et une sportive émérite. Lorsqu’est venu le temps de choisir une école et un programme pour le secondaire, elle a opté pour le sport-étude et le programme d’étude internationale. Pour les deux, elle devait passer le même examen d’entrée géré par la firme Bisson-Legris de Montréal. Pour l’un les résultats académiques seuls comptaient et à l’autre s’ajoutaient les tests d’habilitetés au soccer ainsi que le niveau dans lequel elle joue… Elle fut acceptée dans les deux, mais Pat et moi avons fait de la pression pour qu’elle aille au PÉI… Programme enrichi dans lequel Charles évolue depuis le début du secondaire et qui nous plait beaucoup.

À mon retour de vacances, j’ai eu une illumination: pourquoi est-ce que j’impose une voie à ma fille, alors que je prône de suivre celle qui nous plait… Si j’avais été en littérature au CÉGEP comme je pensais le faire au départ à 17 ans, j’enseignerais déjà le français. J’ai allongé mon chemin, point final à la ligne, par souci de m’ouvrir toutes les portes et j’en suis à faire un deuxième bac…

Sara veut jouer au soccer à de hauts niveaux, elle veut être professeure d’éducation physique, elle veut avoir de longues vacances, voyager et surfer à Hawaï (c’est quand même assez précis). Je pense que LE chemin qu’elle veut prendre est excellent compte tenu de ses buts et je crois sincèrement qu’elle a toutes les chances de les atteindre… Je lui fais confiance et il ne faut pas oublier qu’elle fait partie des onze filles de son âge à avoir été choisies et pour les compétences académiques et pour ses performances au soccer!

Tout s’est arrangé à temps, elle est partie au sport-étude ce matin…  Son enthousiasme face à cette volteface m’inonde de ses éclats, son sourire fait grandir le mien, sa hâte fait bondir mon coeur, sa fierté et sa joie font mon bonheur…  Je suis heureuse d’avoir pu rectifier le tir à temps! 😉

septembre 1, 2009 Posted by | je stresse..., Sara joue au soccer.. | 7 commentaires

Fuir le quotidien…

Mon père était le seul homme de la famille. Pauvre lui! Lorsqu’il devenait le moindrement bougon, qu’il rechignait un peu alentour de ses départs pour son camp, perdu dans le fin fond des bois de la haute Mauricie, nous l’agacions sur son besoin de quitter la civilisation (ou était-ce de se reposer de sa gang de filles?). On lui prescrivait un deux semaines d’hermitage avec les ours et les brûlots car il faut l’avouer, ça lui faisait un bien fou. Il revenait en forme, heureux, relaxe avec des truites, des dorés, des perdrix et des lièvres. Seul petit bémol (ou l’excuse ultime pour partir encore), il court toujours après son orignal…

Ressemblerais-je à mon père? Ai-je hérité de ce trop plein de lumière, de bruits, d’activités, de ce besoin de lâcher prise sur le brouhaha quotidien? Quand vient le temps des vacances, je deviens irritable, nerveuse, fébrile, sensible. Il suffit que je sois entrain de regarder mon itinéraire pour que les larmes perlent à mes yeux, que j’entre dans le motorisé en écoutant du Rod Stewart pour que je me sente légère et émotive, de m’imaginer ne serait-ce qu’un centième les îles Mingan pour rêvasser plusieurs minutes….

La liberté d’agir au gré du temps agit sur moi comme une pillule euphorisante. Je laisse derrière moi mes soucis et lève l’ancre sur tout mes peurs et mes obligations. Je me ressource, je vis à cinquante à l’heure, je savoure de laisser couler les journées! Ensuite, je suis rassasiée pour quelques mois… pour quelques mois seulement!!

Le départ est prévu pour ce soir. Le motorisé est au garage. Il nous a fait ce weekend un crise aigüe de Pinkage. On aimerait bien régler ce problème, qui est intermittent, et que les garagistes ne peuvent jamais prendre sur le fait. Cependant, cette fois-ci, le garagiste (un spécialiste des moteurs à carburateurs) est certain de connaitre la source du problème et il nous a affirmé qu’il serait prêt cet après-midi.

Je suis fébrile, je dois effectuer les derniers préparatifs et le motorisé n’est pas ici. Haaaaaah… et nous devons être partis pour 17h30 car Sara joue son match de son soccer avant qu’on prenne la route! Un petit facteur de stress supplémentaire mais qui nous fera savourer encore plus nos errances…

juillet 17, 2007 Posted by | je stresse..., Je suis | Laisser un commentaire

Derniers préparatifs…

– Faire les sandwichs aux oeufs
– Mettre les derniers aliments dans le frigo

(cramper au maximum quand le derrière du motorisé sera devant le ponceau)

– Ne pas oublier de remettre un peu d’eau dans la piscine
– Acheter du chlore, en mettre dans la piscine

( Ne pas regarder en arrière, regarder dans les miroirs)

– Aller porter les couvertures et les oreillers dans le motorisé
– Ne pas oublier mon chaudron le creuset, dans lequel sont les oeufs ( faire les sandwichs aux oeufs)

(faire attention à la grosse roche dans le fond du terrain)

– Installer les bmx sur le support et trouver la foutue clé que Pat a mis à un endroit surement bien évident
– Bien installer les bmx pour m’assurer de ne pas en perdre un, je ne veux pas passer mon weekend à vomir

( Je rentrerai par avant s’il y a trop de traffic au camping, humm… je ne serai pas sur le bon bord, merde!)

– Ne pas oublier nos manteaux d’hiver… sans commentaires!!!
– Et les tuques et les mitaines, sans commentaires!!!

(Voler le terrain de ma soeur qui n’arrive que demain et qui est plus large)

– Ne pas oublier ma chum et ses enfants…
– Enlever le drapeau du Canada après l’antenne du motorisé, ne laisser que celui du Québec! Je ne veux pas me faire attaquer

Bonne fin de semaine de la Saint-Jean Baptiste

juin 22, 2007 Posted by | je stresse... | 2 commentaires