Caro et cie

Ode à septembre…

J’adore cette époque de l’année. Je voudrais qu’elle s’éternise un peu avant que tout devienne gris, triste, endormi.

Mais pour le moment, le vert prédomine toujours, le soleil encore plein de vigueur nous fait penser aux belles journées d’été et le lac illumine toujours les alentours de cette lumière unique qui est la sienne (il n’a toujours pas mis son costume déprimant d’automne).

Bon, il y a bien des tonnes d’araignées qui tissent leur toile entre la maison et ma table de patio, sur les rebords des fenêtres ou sur les boites à fleurs, cependant, ici c’est la capitale des maringouins, elles sont donc reines dans leur univers et je leur voue un culte de reconnaissance pour tous ceux qu’elles attrapent dans leurs filets et dévorent.

Le soir, on se glisse dans le spa, à l’abri des regards de notre cour entourée d’arbres en admirant le ciel étoilé qui, en septembre, semble plus clair déjà…

L’air est frais, mais se réchauffe l’après-midi. Je dors, abrillée sous ma couette, la fenêtre entrouverte. Il fait si frais que Bill se glisse sous les couvertures en me coinçant entre lui et Pat, Bobby, quant à lui, avec sa grosse fourrure de caniche pas rasé, se blottit contre moi au pied du lit.

J’aime septembre…

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septembre 19, 2011 Posted by | je pense, je raconte..., Septembre | 6 commentaires

Alex…

 

Têtue et décidée, je le suis déjà. Mon père a bien essayé de me museler, de me contrôler, mais rien à faire, la liberté d’agir, de penser, de décider, elle fait déjà partie de moi, et ce, malgré mon jeune âge… 

Bien que j’aie à peine 18 ans, un sentiment de bonheur s’ installe en moi. Enceinte, je suis enceinte. L’inconscience, le bonheur de vivre, l’insouciance font en sorte que rien ne peut me convaincre d’avoir recours à l’avortement. Préoccupations financières? Études? Perspectives d’avenir? Tel Candide, je me dis que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes…

Je ne manquerai jamais de rien, je finirai mes études universitaires, je n’aurai pas besoin d’argent ( le lait maternel, ça ne coûte rien), mon fils ( à cet âge-là, on a ce genre de certitude) sera beau, intelligent, fin… Je serai la meilleure mère du monde, je finirai mes études universitaires, je changerai le monde, etc.

Quoi maman? Refaire ma vie si mon couple ne fonctionne pas avec Alain?   Si le gars me « delete » parce que j’ai un fils, il ne me mérite pas maman. J’aime mieux rester seule, qu’avec quelqu’un qui a des valeurs ne correspondant pas du tout aux miennes. Je suis une idéaliste moi, tu sais…

Monsieur M, ex-beau-papa, vous me dites que je dois me faire avorter parce qu’un enfant coûte près de 150 000 $ à ses parents? Je m’en contrefous… parce que vos valeurs monétaires m’horripilent et que jamais, jamais mon fils et moi ne manquerons de rien… Je suis une idéaliste moi…

Alain, ton  père t’a  fait peur? Tu te demandes si c’est une bonne idée d’avoir un enfant. Va, va ton chemin. Je saurai bien, moi, m’en occuper! Je suis  une idéaliste finie…  Université, maternage, monoparentalité, rien n’est à mon épreuve…

***

Aujourd’hui, 14 mars, tu as 23 ans. J’en ai 42… On a  vécu sur les prêts et bourses, on a dansé dans le salon tous les deux sur du ACDC, du Def Leppard et du Guns’n’ Roses,  tu as commencé à pédaler à deux roues avec six jeunes adultes (ma gang) qui couraient derrière toi, tu as eu deux frères et une soeur que tu protèges jalousement, tu t’es longtemps fait demandé quel âge avait ta mère (tu es tranquille depuis que mes cheveux sont gris)… tu fais partie d’une famille et tu sais quoi? 

On n’a jamais manqué de rien…  je t’ai toujours protégé, parfois même contre toi-même… Et toujours, toujours, toujours, tu m’as regardée avec amour et respect, même dans nos moments les plus difficiles (tu sais de quoi je parle)…

Je t’aime Alex,

Maman xxx

mars 14, 2011 Posted by | j'aime, je raconte... | 10 commentaires

Puisque je cultive la légèreté… Parlons du point G

Sara feuilletait une revue (Elle Québec) que ma mère venait de nous donner, pendant que je remplissais une fois de plus, les grilles d’un sudoku. Seules avec Pat qui conduisait sa Winnie, nous étions dans une petite bulle de silence, qu’elle brisa soudain…

– M’man… C’est quoi le point G

– Hum, Le point G??? répétai-je les yeux écarquillés alors que le petit hamster dans mon cerveau roulait à toute vitesse pour trouver LA réponse exacte à donner à une petite fille de 11 ans.

– Oui, le point G. Il y a un article là-dessus dans la revue de mamie.

– Et bien le point G Sara heu, heu, le point G…

Finalement, j’optai pour la vérité sans trop de détails…

C’est un point à l’intérieur du vagin de la femme qui lors des relations sex….

– OK…Ok… C’est beau! J’veux pas le savoir. Tu me le diras dans quelques années…

juin 27, 2008 Posted by | je raconte..., je ris | 6 commentaires

Aimez les plus que vous même…

Phil, 15 ans, est un adolescent allumé et motivé. Il est sûr de lui, fonceur et pas peureux pour deux sous. Lorsqu’il a une idée dans la tête, il est difficile de le faire changer d’avis, à moins que nos arguments soient solides et sérieux. C’est un aspirant comptable, qui veut rouler à bord d’une corvette décapotable et avoir sa première bâtisse à revenus avant l’âge de 25 ans.

Hier matin, il me demanda:

– M’man, j’étais vraiment insécure* quand j’étais p’tit hein?

– Ho oui…

– Tu te rappelles, tu m’attendais à la sortie de la chambre des joueurs, au début, quand je jouais au hockey car j’avais peur de me perdre?

– OUi.. et j’allais te chercher chez tes grands-parents quand tu voulais revenir à la maison même s’il était minuit… Et tu sais quoi? Je t’ai allaité au deux heures pendant des mois car tu avais besoin de sécurité. Je te trainais avec moi partout car tu ne supportais pas d’être loin de moi.
C’est pour ça que tu as confiance en toi aujourd’hui… Tu as eu tout ce dont tu avais besoin..

– Je suis chanceux me dit-il en me serrant dans ses bras…

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J’ai toujours nager à contre courant dans ma façon de materner mes enfants. Je les ai allaité longtemps. Je ne les ai pas laissé pleurer. Je les prenais souvent. Je dormais avec eux. Je les câlinais, les aimais, les berçais, étais sensible à leurs besoins intérieurs. Pat en riant, disait que j’avais un nouveau membre à mon corps, tellement le bébé semblait faire partie de moi-même.

J’ai toujours cru que le plus important à donner aux enfants, c’est l’amour et la sécurité. Que si leurs besoins sont comblés, ils finiront par développer leurs indépendances et s’éloigneront tranquillement, à leurs rythmes, du giron maternel. Je ne crois pas au domptage des enfants: laisser pleurer, ne pas donner trop de si ou de ça, pas trop dans les bras etc….

Je pense que j’ai raison. Les liens affectifs m’unissant à mes enfants sont forts, solides. Ils ont confiance en eux et possèdent une bonne estime de soi. Je les regarde grandir et j’adore ce qu’ils deviennent. Sara a encore intensément besoin de moi par moment. Lorsqu’elle est fatiguée ou qu’elle vit des émotions, elle se colle et vient nous rejoindre la nuit pour ensuite, pleine d’amour, foncer tête baissée dans la vraie vie…

Et c’est ça que je retiens le plus. Plus on les aime et les sécurise, tout en les laissant expérimenter la vie et en leur faisant confiance, et plus ils sont solides et sûrs d’eux. Les miens n’ont jamais eu peur de rien. Ils ont pédalé à deux roues vers 3-4 ans, ont nagé seuls vers 3 ans, sont rentrés à l’école sans regarder en arrière et verser une seule larme, mes gars ont fait le passage au secondaire sans aucune crainte, SAra a déjà changé d’école pour vivre l’aventure de la musique…. Et tellement plus encore…

Alex, mon fils de 20 ans, a vécu un moment difficile à l’adolescence. Nous l’avions toujours aimé, entouré, mais à ce moment là, nous avons tout fait pour garder le lien affectif avec lui. Il a par la suite revu son vrai père, remis les morceaux du casse-tête à la bonne place et est devenu un jeune homme charmant et bourré de talents qui fait de gros câlins à sa mère aussitôt qu’il en a l’occasion!

Un conseil: Investissez-vous, Aimez les plus que vous même…

juin 24, 2008 Posted by | j'aime, je raconte... | 5 commentaires

Winnie est une femme!

J’ai toujours parlé du Winnie tout équipé au masculin… Probablement à cause de sa grosseur. Quoique dans sa catégorie de véhicule, il n’est pas très imposant. En effet, j’ai remarqué qu’il peut entrer deux fois plutôt qu’une dans plusieurs modèles… Mais ce weekend, une évidence m’est apparue: Winnie est une femme!!!
J’avais bien remarqué qu’elle charme et attire les regards de la gent masculine puisqu’il suffit qu’on entre dans un camping pour que ces messieurs accourent l’admirer. Évidemment, il y a de quoi, notre GMC Eléganza 1976 a une ligne unique, une allure du tonnerre et ELLE est d’une blancheur quasi immaculée. De plus, ELLE consomme peu d’essence car ELLE est fabriquée à partir d’un fuselage d’avion, ce qui lui donne énormément d’aérodynamisme. En fait, c’était au départ un prototype de la nasa conçu pour je ne sais quoi…

Mais là, je l’ai constaté sans aucun doute possible: c’est une femme… Elle aime que Pat la frotte et la caresse avec de doux linges pour la rendre étincelante. Elle émet de petits toussotements pour qu’il ouvre le panneau et ajuste un peu son moteur. Elle oublie de baisser le régime du moteur (shoke ou enrichisseur en français) pour qu’il lui mette une bonne dose de lubrifiant. Tout ce qu’elle peut inventer pour qu’il lui donne de l’attention, je vous dis pas…

Et encore… Je vous assure que Mademoiselle adore se faire entendre. On a beau faire réparer le tuyau d’échappement pour qu’elle ronronne moins fort (ça fait 3 fois), y’a rien à faire. Suffit de rouler quelques centaines de kilomètres et elle s’y remet allègrement.
Elle a de la personnalité et je laisse Pat s’en occuper sans aucune jalousie.. Si ça peut la rendre heureuse!!!!!

juin 23, 2008 Posted by | j'aime, je raconte..., je voyage | 3 commentaires

Aquilon… Vent annonciateur de mauvais temps!

J’aime le vent qui vient du large et qui fait rouler les vagues avec fracas sur la grève. J’adore sentir les effluves de la rosée, transportés par un souffle léger, les matins d’étés. J’apprécie même la bise d’automne, accompagnée de gros nuages gris dans un ciel ensoleillé. Je me laisse impressionner, dans la chaleur de mon foyer l’hiver, par les tourbillons de neige lorsque se met à souffler la tempête. Mais…

Je sens monter l’angoisse en moi, lorsque les vents soufflent trop violemment. Les sens en alerte, j’épie les moindres changements et j’observe les arbres derrière la maison d’un oeil prudent. J’ai peur sans trop savoir pourquoi parfois… Puis-je ressentir l’aquilon, ce vent annonciateur de mauvais temps, de tempête, de je ne sais quoi?

J’ai déjà fait descendre mes enfants avec nous, à l’étage principal les soirs de grands vents, incapable de les laisser dormir bien au chaud dans leurs lits. J’ai aussi réveillé la famille entière lors d’une fin de semaine de camping, apeurée par les rafales secouant les arbres tels de minuscules roseaux et c’est dans notre camion que nous avions terminé la nuit. Et c’est à part les fois où j’ai réussis à me contrôler, à laisser tout le monde dormir en paix pendant que je comptai les secondes, les minutes et les heures, des nuits complètes.

La nuit dernière, après avoir vérifié que la ligne d’orage était belle et bien passée et que la nuit serait calme, j’ai accepté que Phil dorme dans sa nouvelle acquisition: une belle tente 4 places qu’il voulait étrenner immédiatement. À peine endormie, la présence de grands vents me réveilla soudain. Les arbres pliaient sous la force du vent et les feuilles valsaient les unes contre les autres dans une danse endiablée..

Je sortis pieds nus dans la cour, ouvris la porte de la tente, secouai doucement (mais fermement) mon fils et lui ordonnai de rentrer illico dans la maison. Ce qu’il fit sans rechigner connaissant mon entêtement quand il est question de vent! Y’a que Bill, le chien le plus grognon existant sur la terre, qui refusa de me suivre. Je dus le tirer par le chignon du cou, rien de moins, pour qu’il daigne se mettre sur ses 4 pattes… Puis, je me rendormis profondément, mes enfants étant tous en sécurité, au sous-sol de la maison (chaleur oblige).

Le temps s’est rafraîchi. Tous devrait remonter en haut pour dormir ce soir!!! Où réitérer le coucher dans la tente, si le vent ne souffle pas trop fort…

juin 12, 2008 Posted by | je raconte... | 3 commentaires

La groupie à lulus…

Je ne peux passer sous silence le bonheur de ma petite groupie préférée! Avec son chandail de Kaïn attaché par un noeud sur le côté (elle a un modèle d’homme, évidemment), ses petites lulus blondes et son enthousiasme débordant, elle était tout à fait charmante.

La première chanson n’était pas terminée, qu’elle entraînait Daphnée et Charles (comme protecteur, elle y tenait absolument) directement en bas de la scène, devant le chanteur. Laissez-moi vous dire qu’ils ont été suivi par une multitude de spectateurs qui n’attendaient que l’occasion pour faire de même…

Ma chum Rachel et moi n’avons pu que constater, en rigolant bien sûr, que nous avions engendré des petites groupies… Un peu comme leurs mères d’ailleurs! Mais à bien y penser, peut-être même un peu plus!! ON s’est promis de les suivre pour quelques années, le temps qu’elles soient majeures…

juin 3, 2008 Posted by | j'aime, je raconte... | 5 commentaires

Histoires de filles…

Passer la fin de semaine avec une gang de filles de 11 ans (L’équipe de soccer de Sara), c’est quelque chose. Nous avons eu droit:

À quelques petits accrochages entre les anciennes et les nouvelles (l’équipe compte 4 nouvelles).

À des crises existentielles ( ne pas vouloir se baigner en bikini en même temps que les gars et en pleurer. Problème que j’aie réglé en suggérant de mettre un t-shirt).

À des crises de divas (du genre une fille qui court et s’étend de tout son long sur son lit en sanglotant parce qu’une autre l’a pointé en dessinant un coeur à un garçon).

À des vérités et conséquences (qui consistaient généralement à envoyer des becs aux gars qui étaient tous assis en rang à l’autre bout de la cafétéria et qui regardaient les filles bouches bées).

À une belle victoire sur l’équipe élite de la région où nous étions (ils ont acceptés de nous rencontrer).

À un concours de bombes entre les entraîneurs à la piscine (un faisait glicler l’eau plus haut alors que l’autre en faisait gicler plus. Devinez pourquoi?).

À une prise d’assaut des filles de la profondeur de la piscine et du tremplin alors que les gars faisaient semblant de trouver ça cool de jouer dans 1 mètre d’eau (les filles les impressionnent vraiment).

Ce sont toutes de petites filles très énergiques, joyeuses et articulées. C’est un vrai bonheur que d’avoir passé un weekend en leur compagnie. Elles ont beaucoup appris lors de cette retraite fermée autant pour leur jeu qu’au niveau humain… Ce sont des filles qui jouent dans la plus haute catégorie élite de leur âge mais elles sont si mignonnes (Paraît qu’il faut toujours se méfier d’une équipe composée de jolies blondes). Elles savent s’amuser mais vous devriez voir leur sérieux à l’entraînement, leur acharnement et leur coeur au jeu…

Sara serait restée une semaine complète… Et ce n’est pas la seule…

mai 27, 2008 Posted by | je raconte... | 8 commentaires

À la recherche de la pinte de lait perdue!!!!!

Une fois les gars partis pour l’école, je me versai un café pour m’asseoir et respirer par le nez quelques instants. Voyez-vous, ils se sont retrouvés en même temps devant le même miroir pour s’arranger la crête sur le dessus de la tête. Il n’en fallait pas plus pour créer un incident diplomatique: à savoir, lequel était là le premier et lequel était le plus fort pour rester devant sans broncher. Phil n’avait tellement pas d’arguments, qu’il trouva une insulte vraiment nulle pour se donner prestance et Charles était tellement enragé qu’il en a saigné du nez.

Faire la police dans une telle situation? Non merci! Je n’avais rien vu. Je les ai donc laissé partir sous la pluie, pour l’école. Charles a tenté de me faire sentir coupable, que ça ne se faisait pas de laisser partir ses ados (belliqueux) sous la pluie. Je lui ai répondu que je ne lèverais pas le petit doigt et ne dépenserais pas une goutte d’essence pour leur faire plaisir après leur accrochage….

Je poussais un soupir de soulagement lorsqu’ils sortirent de la maison et j’ouvris le frigo pour prendre le lait et en verser un peu dans mon café. Je déteste le café noir. J’adore le café au lait. Mais je ne trouvai pas le lait. Je regardai sur le comptoir. Rien. J’ouvris la grande armoire où sont les céréales ( un lunatique aurait pu le ranger là). Rien.

J’appelai l’homme pour lui demander où pouvait bien être le lait. J’aurais pu ouvrir un autre sac mais sans le contenant de plastique, ce n’était pas très pratique. Il me dit de regarder dans le frigo, sous la lumière. Bon j’appréciais qu’il me donne une information aussi précise, mais franchement, je l’aurais vu… Me prend-t-il pour une conne? Ha! Avec les céréales? Bipppppp (mauvaise réponse..)!!!

Ayant grandement besoin de ma dose de caféine, je l’avoue, j’ai une dépendance, j’ouvris un nouveau sac et le mis dans un pot de yogourt( système D). Puis, j’oubliai le tout et passai à autre chose! Au pire je retrouverai bien le lait un moment donné… Qu’importe dans quelles conditions!

Puis, Pat vint dîner et nous discutions pendant que je vidais le lave-vaisselle. Quand vint le temps de serrer les verres, je m’aperçu que le lait était là, dans cette armoire,tout simplement… Dire que c’était la seule que je n’avais pas ouverte pour vérifier….

mai 27, 2008 Posted by | j'avoue, je raconte... | 4 commentaires

C’est pas parce que je suis petite que je m’écrase devant l’adversaire, si grand soit-il!!!!

Ce matin, au moment de partir prendre l’autobus pour aller à l’école, Charles me donne un bisou et me fait un beau câlin. Puis il me regarde dans les yeux et me dit:

– Maman, je suis vraiment content d’être plus grand que toi. C’est une étape pour moi.

– C’est vrai, lui répondis-je avec un sourire.

– Quand je vais te dépasser, tu devras m’obéiiiir, ajouta-t-il en riant de bon coeur…

– Oui… tu essaieras pour voir mon p’tit vlimeux!!

Il faisait référence à la fois où Alex a tenté de me dominer, du haut de sa grandeur nouvellement acquise à l’époque. Ma riposte fut prompte et remplie de flamèches inoubliables. Alex n’a plus jamais tenté l’expérience par la suite et il a, encore aujourd’hui, un tendre respect pour moi!!!!

mai 21, 2008 Posted by | je raconte..., je ris | 9 commentaires