Caro et cie

Le Saint-Laurent…

Ai-je rejoint la mer? Et bien il semble que oui! Plus on se dirige vers l’est, plus on utilise le terme de mer…. En effet, à partir des Méchins, là ou commence le golfe, la salinité de l’eau s’approche de celle des océans… Le fleuve et l’estuaire sont derrière maintenant!

Le fleuve Saint-Laurent est un des fleuves les plus importants d’Amérique du Nord. Il prend sa source dans les Grands Lacs, aboutit à un vaste estuaire et au Golfe du Saint-Laurent pour finalement se jeter dans l’Atlantique. Il s’étend sur 3 260 kilomètres et il est l’une des plus importantes voies de navigation mondiale. La population du Québec habite en majorité sur ses rives, en particulier entre Québec et Montréal….

J’ai passé beaucoup de temps au chalet de mes grands-parents, à Saint-Pierre-Les-Becquets. J’ai nagé dans ce fleuve, mangé de son sable, marché sur ses rives, skié sur ses eaux, sauté par dessus les vagues des grands paquebots, surveillé le passage d’un navire de guerre ou d’un bateau de croisière, vécu des amitiés et des amourettes d’adolescente, échangé quelques baisers autour de feux de grèves, admiré ses marées et respiré sa majestuosité…
Mer ou fleuve… Qu’importe, je n’étais pas encore née que mon histoire d’amour était déjà commencée!

août 10, 2008 Posted by | gaspésie, j'aime, je me souviens, je voyage | 6 commentaires

Bonne fête Québécois…

Pour les lecteurs qui ne sont pas du Québec et qui ne connaissent pas le groupe Harmonium ( qui fut très populaire dans les années ’70 mais dont les refrains sont encore connus de tous), prenez le temps d’écouter jusqu’à la fin.. C’est la deuxième partie de la chanson qui est la meilleure…

juin 25, 2008 Posted by | je me souviens | 2 commentaires

Souvenir du Lac Croche…


En haute Mauricie, mon père, mon oncle Gratien, mon cousin Fred, ma cousine Stéphanie et moi, étions très fiers de notre cueillette de champignons… Regardez la variété de spécimens!

Ça, c’était bien avant que j’aie des enfants, qu’ils cueillent des amanites vireuses à notre chalet et que je passe la nuit à mourir de trouille qu’ils se soient empoisonnés.

Ensuite, Pat leur apprit à donner des coups de pieds dedans… Rien de moins!!

1982

juin 24, 2008 Posted by | je cueille des champignons, je me souviens | 2 commentaires

Vapeurs de Myosotis…

Le dernier printemps avant que grand-maman meurt, elle m’a entraînée à ses côtés pour faire le tour du terrain, au chalet. Là où j’ai tant aimé passer de grandes parties de mes étés, enfant et adolescente. Quelque part entre Trois-Rivière et Québec, sur la rive Sud du fleuve Saint-Laurent.

Elle m’incita à prendre quelques petites pousses de myosotis, de muguets et de lilas. Probablement pour que j’amène pour toujours, une partie de moi, fortement enracinée à cet endroit. Symbole conscient ou inconscient? Je n’en sais rien mais il a tout son sens à chaque printemps, lorsque fleurissent mes myosotis..
À mon retour, je me dépêchais, moi qui ne jardine pas beaucoup, à replanter mes trésors afin qu’ils survivent. Qu’ils survivent… À mes grands-parents aujourd’hui disparus… À mon ennui de l’imposant et magnifique fleuve, de sa plage interminable et de ses couchers de soleil extraordinaires… À une époque révolue de ma vie remplie d’amour, d’amis et de vent, envolée à jamais, emportée par la marée du temps…
On laisse un peu de soi partout où l’on passe… Là-bas, j’ai laissé la petite fille qui se sentait tant aimée par ses grands-parents.. Celle qui grimpait dans un saule pour lire un bouquin.. Celle qui avec ses amis, se payait un fou rire au large, incapable de nager pour revenir au bord… Et enfin, celle qui adorait chanter autour d’un feu sur la grève, avec eux…
Mais j’ai toujours en moi celle qui aime les grands espaces, le fleuve et la mer… Celle qui forte de ses souvenirs avance confiante dans la vie en voulant donner ce qu’elle a reçu à ses enfants… Celle qui se sent aimée et qui aime encore….

mai 29, 2008 Posted by | j'aime, je me souviens | 6 commentaires

Grand-maman L. et l’amour qui ne veut pas mourir…

Dans les partys du côté de mon père, il y avait beaucoup d’ambiance. Les cousines Julie et Caro y allaient toujours d’un petit spectacle amateur que tous, bien gentiment, prenaient la peine d’écouter au début de la soirée. Puis, ça parlaient fort, chantaient et dansaient jusque tard dans la nuit. Sauf matante Denise, bien sur, qui allait se réfugier au sous-sol et qui nous envoyait régulièrement lui chercher du ravitaillement.

La reine mère, ma grand-mère adorait une chanson en particulier: Un amour qui ne veut pas mourir de Renée Martel (une chanson d’une artiste québécoise country des années ’70). Alors, il était important de la faire jouer dans chaque fête ou réunion de famille. Quelqu’un partait la chaine, on se promenait à la queue leu leu, en se tenant les mains et en chantant à tue-tête: J’ai un amour qui ne veut pas mourir et c’est ma raison d’aimer la vie..lalala…

C’est un très beau souvenir qui m’émeut à chaque fois…. Ils sont loin, ces partys du jour de l’an de mon enfance mais chez moi, lorsqu’on fait la fête, ça danse toujours et … il arrive souvent que l’on mette la fameuse toune pour faire le train et s’égosiller les cordes vocales sur l’amour qui ne veut pas mourir…

Grand-maman est morte depuis une décennie. Aujourd’hui, en ce 5 mai, jour de son anniversaire de naissance, je lui dédie sa chanson….

mai 6, 2008 Posted by | je me souviens | 4 commentaires

sceller son destin!!!!

Feuilletant mon album de finissants du secondaire pour trouver la photo d’une femme qui suit un cours de dentelles avec moi, je montrai aux enfants le petit mot de leur père au bas duquel il avait noté son numéro de téléphone à l’époque.

-Voilà, leur dis-je, ce jour là, il avait scellé son destin et il ne le savait même pas…

En effet, quelques années plus tard, recherchant un ami, j’eus l’idée d’appeler Pat, certaine qu’il était encore en contact avec car nous avions toujours évolué dans le même cercle, cotoyant les mêmes amis quoique pas nécessairement au même moment… Nous ne nous étions pas parlé depuis longtemps mais c’était le seul numéro en ma possession pour retrouver Éric, l’ami en question…

J’eus le fameux numéro, retrouvai le fameux ami et renouai avec cette gang du secondaire… De fil en aiguille, nous étions de plus en plus souvent ensemble, sortant aux mêmes endroits, nous donnant rendez-vous, jusqu’au jour où l’évidence nous sauta aux yeux: nous étions amoureux… Ce qui ne s’est jamais démenti jusqu’ici, plus de 17 ans et 3 enfants plus tard (Alex étant mon fils à moi).

Pat, se mit à lire les messages inscrits dans mon album et soudain, il me fit le commentaire suivant:

-Coudon, y’a juste des gars qui t’ont écrit leurs numéros de téléphone… Crime, une chance que tu m’as appelé moi….

Dire que je pensais ne pas plaire aux gars!!!! pouahahahaha!!!!!

novembre 3, 2007 Posted by | je me souviens | 2 commentaires

Ivresse mentale et show de Styx…

Tonight the night will make history,
only you and I,
Cause I’ll take any risk, the time…

Hier, roulant sur la petite route qui sort mon village de sa campagne, pour aller rejoindre mon Pat adoré et se payer un dernier diner de sushis avant la fin des classes, j’écoutais à tue tête The best of time de Styx. Les yeux pleins d’eau, le coeur léger, frissonnante et remplie d’une émotion bienfaisante, je me suis rappelée….

Nous étions allés voir un show de Styx à l’automne 1996. J’étais joliment enceinte de ma fille, le bedon rebondissant juste assez, pour avoir l’air enceinte sans avoir l’air dodue, dans mes jeans serrés. Habituellement je ne cours pas les gros spectacles, je préfère les scènes intimes mais mon beauftannant (le jumeau de Pat) nous avait acheté des billets, payés fort chers d’ailleurs. Et puis, comme nous adorons styx, ça va valait la peine de subir la foule….

Vous dire que c’était bon? Humm, pas assez…

Que c’était extra? Pas encore suffisant…

Que c’était méga génial, intense et au dessus de tout ce que j’ai vu comme show? Yes… c’est exactement ça!!

Étant des adultes de nature un peu rebelle, nous avons quitté nos sièges et nous sommes dirigés vers le côté gauche du stage. Personne ne nous a arrêté et nous nous sommes retrouvés à quelques mètres d’eux. Ils ont réussi à nous embarquer totalement, en chantant plusieurs chansons assis sur des bancs avec leurs voix et leurs guitares seulement. Puis… Une fois les gens bien accrochés, le show a décollé et vous ne pouvez savoir à quel point…

Je me suis retrouvée en état de transe, complètement partie, dans un autre monde à cent milles lieus du centre bell et de la foule vibrante. Là où le temps, le traintrain quotidien et les préoccupations n’ont plus aucune emprise.

Je me suis réveillée, debout, frémissante, mes bras se balançant doucement au dessus de ma tête et chantant à tue-tête comme des milliers d’autres personnes SWEET MADAME BLUE! Non, je n’étais ni saôule, ni droguée… Je ne buvais pas enceinte et je n’aime pas la drogue.. Alors, force est d’admettre que le pouvoir de la musique dépasse certaines frontières… Qu’il transcende certaines neuronnes du cerveau pour nous faire vivre des expériences enivrantes…

Caro qui pleure en écoutant sa fille jouer du violon et du Beethoven!!

juin 20, 2007 Posted by | je me souviens | Laisser un commentaire