Caro et cie

Cet intense besoin de partir…

Philippe ayant une allergie très sévère à l’herbe à Puce, j’ai décidé de reporter ma petite escapade, avec Sara et Charles, de quelques jours sur les rives de l’estuaire du Saint-Laurent. Le coeur n’y est pas et je ne peux me résoudre à laisser Phil à la maison. Il a besoin de supervision, de soins et d’amour. J’ai bien tenté de le convaincre de venir avec nous là-bas, mais il ne veut pas manquer le travail puisqu’il a eu congé la semaine dernière pour son aventure médiévale. Il ira travailler avec des gants de latex et des manches longues. Même si ce n’est pas parfait, on voit que l’inflammation commence à disparaître!

Je suis les voix de mon coeur et je reste à la maison. Mais j’avoue que je ressens l’appel de la mer comme jamais auparavant… Je ne pense qu’à ça! Je me languis du vent du large me faisant frissonner de bonheur et laissant une mince couche de sel sur mon visage, des odeurs s’insinuant en moi pour se transformer en souvenirs futurs et de cette paix intérieure qui ne tarde jamais à m’envahir… J’ai ce besoin immense de respirer la mer, de l’entendre se cogner contre les rochers et de porter mon regard au-dessus d’elle, pour voir loin, très loin, de m’y reposer l’espace d’un instant. Un instant sacré, qui n’appartiendra qu’à moi.

Mon père avait ce besoin de tout quitter pour aller jouer à l’ermite dans sa Haute-Mauricie. Seul dans son camp de bois ronds, loin des lumières et des bruits de la ville, sous un ciel rempli de milliers d’étoiles et où la voie lactée laisse dans son sillage, une magnifique poudre d’argent. Lorsque j’habitais à la maison et que l’appel du bois se faisait sentir, il se transformait en ours grognon. En riant, on l’envoyait avec joie dans le bois, sachant qu’il retrouverait à coup sûr sa bonne humeur! Je crois avoir hérité de ce trait de caractère, de ce besoin presque physique de répondre à l’appel et de partir sur la route, de nomader et de voir la mer.

J’ai adoré mon voyage au Nouveau-Mexique. Le dépaysement était total. Cependant, à la fin du voyage, je trouvais difficile de ne voir que du jaune et ce, même s’il prenait toutes sortes de teintes dorées. Mon âme se nourrit des couleurs de la côte Nord, de la danses des baleines à Godbout, d’une rencontre autour d’un feu de camp, à une halte routière surplombant Hâvre Saint-Pierre, des anses magnifiques de Sheldrake aux rochers tapissés de mousses et de chicoutés, de la multitude de rivières se jetant les unes après les autres dans le fleuve, d’un festin de roi à l’anse McKinnis, de baignades au rocher percé, de rencontres Acadiennes à Bonaventure et de nuits bercées par le souffle des baleines aux Bergeronnes. Le Québec l’été, c’est le plus bel endroit du monde…. Nous avons annulé le voyage à Assatague (Maryland, É-U) car les enfants ont demandé de faire une semaine de camp de perfectionnement. J’étais bien d’accord car j’ai le mal du Québec, de mon pays si beau et si vaste…

Mon esprit vagabonde et erre sur les rives de ce fleuve et de l’océan atlantique que j’aime tant. Je me languis de la mer… Sapristie d’herbe à puce!!!

juillet 4, 2008 Posted by | j'ai hâte, j'aime, je voyage | 4 commentaires

Vive l’Anarchie…

Quelques jours de vacances ont suffi à transformer la maison en véritable champ de bataille. Allez savoir pourquoi, mais il y a des traîneries un peu partout, de la vaisselle sur le comptoir même si je passe mon temps à remplir la laveuse, des papiers, des revues et des livres éparses sur chaque meuble, des saletés par terre, etc….

Phil prépare sa fin de semaine et il rapatrie ses équipements de chevalier, son sac de couchage et son oreiller sur la table de la salle à dîner. Charles ne démonte pas sa tente brisée, que nous devons retourner. Y’a bien Sara qui a fait le ménage de sa chambre hier avec sa cousine Léa, mais c’est à peu près tout!

De plus, ils veillent jusqu’à des heures impossibles le soir et dorment un peu partout: dans le sous-sol, dans la tente ou encore, dans le lit des parents. Ils ne se lèvent pas non plus le matin et déjeunent à l’heure ou d’autres dînent. Assurément, tous les repas sont décalés, vous le comprendrez…

Et moi, je regarde tout ça en me disant que la maison parfaite, le contrôle juste pour avoir le contrôle, j’en ai rien à faire. C’est ça les vacances.. On prend du bon temps ensemble et je profite du matin, pour boire mon café dans le silence. Et puis, j’ai pas envie d’ordonner, de chiâler…

Vive l’Anarchie!!

juin 27, 2008 Posted by | j'aime, j'avoue | 4 commentaires

Aimez les plus que vous même…

Phil, 15 ans, est un adolescent allumé et motivé. Il est sûr de lui, fonceur et pas peureux pour deux sous. Lorsqu’il a une idée dans la tête, il est difficile de le faire changer d’avis, à moins que nos arguments soient solides et sérieux. C’est un aspirant comptable, qui veut rouler à bord d’une corvette décapotable et avoir sa première bâtisse à revenus avant l’âge de 25 ans.

Hier matin, il me demanda:

– M’man, j’étais vraiment insécure* quand j’étais p’tit hein?

– Ho oui…

– Tu te rappelles, tu m’attendais à la sortie de la chambre des joueurs, au début, quand je jouais au hockey car j’avais peur de me perdre?

– OUi.. et j’allais te chercher chez tes grands-parents quand tu voulais revenir à la maison même s’il était minuit… Et tu sais quoi? Je t’ai allaité au deux heures pendant des mois car tu avais besoin de sécurité. Je te trainais avec moi partout car tu ne supportais pas d’être loin de moi.
C’est pour ça que tu as confiance en toi aujourd’hui… Tu as eu tout ce dont tu avais besoin..

– Je suis chanceux me dit-il en me serrant dans ses bras…

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J’ai toujours nager à contre courant dans ma façon de materner mes enfants. Je les ai allaité longtemps. Je ne les ai pas laissé pleurer. Je les prenais souvent. Je dormais avec eux. Je les câlinais, les aimais, les berçais, étais sensible à leurs besoins intérieurs. Pat en riant, disait que j’avais un nouveau membre à mon corps, tellement le bébé semblait faire partie de moi-même.

J’ai toujours cru que le plus important à donner aux enfants, c’est l’amour et la sécurité. Que si leurs besoins sont comblés, ils finiront par développer leurs indépendances et s’éloigneront tranquillement, à leurs rythmes, du giron maternel. Je ne crois pas au domptage des enfants: laisser pleurer, ne pas donner trop de si ou de ça, pas trop dans les bras etc….

Je pense que j’ai raison. Les liens affectifs m’unissant à mes enfants sont forts, solides. Ils ont confiance en eux et possèdent une bonne estime de soi. Je les regarde grandir et j’adore ce qu’ils deviennent. Sara a encore intensément besoin de moi par moment. Lorsqu’elle est fatiguée ou qu’elle vit des émotions, elle se colle et vient nous rejoindre la nuit pour ensuite, pleine d’amour, foncer tête baissée dans la vraie vie…

Et c’est ça que je retiens le plus. Plus on les aime et les sécurise, tout en les laissant expérimenter la vie et en leur faisant confiance, et plus ils sont solides et sûrs d’eux. Les miens n’ont jamais eu peur de rien. Ils ont pédalé à deux roues vers 3-4 ans, ont nagé seuls vers 3 ans, sont rentrés à l’école sans regarder en arrière et verser une seule larme, mes gars ont fait le passage au secondaire sans aucune crainte, SAra a déjà changé d’école pour vivre l’aventure de la musique…. Et tellement plus encore…

Alex, mon fils de 20 ans, a vécu un moment difficile à l’adolescence. Nous l’avions toujours aimé, entouré, mais à ce moment là, nous avons tout fait pour garder le lien affectif avec lui. Il a par la suite revu son vrai père, remis les morceaux du casse-tête à la bonne place et est devenu un jeune homme charmant et bourré de talents qui fait de gros câlins à sa mère aussitôt qu’il en a l’occasion!

Un conseil: Investissez-vous, Aimez les plus que vous même…

juin 24, 2008 Posted by | j'aime, je raconte... | 5 commentaires

Winnie est une femme!

J’ai toujours parlé du Winnie tout équipé au masculin… Probablement à cause de sa grosseur. Quoique dans sa catégorie de véhicule, il n’est pas très imposant. En effet, j’ai remarqué qu’il peut entrer deux fois plutôt qu’une dans plusieurs modèles… Mais ce weekend, une évidence m’est apparue: Winnie est une femme!!!
J’avais bien remarqué qu’elle charme et attire les regards de la gent masculine puisqu’il suffit qu’on entre dans un camping pour que ces messieurs accourent l’admirer. Évidemment, il y a de quoi, notre GMC Eléganza 1976 a une ligne unique, une allure du tonnerre et ELLE est d’une blancheur quasi immaculée. De plus, ELLE consomme peu d’essence car ELLE est fabriquée à partir d’un fuselage d’avion, ce qui lui donne énormément d’aérodynamisme. En fait, c’était au départ un prototype de la nasa conçu pour je ne sais quoi…

Mais là, je l’ai constaté sans aucun doute possible: c’est une femme… Elle aime que Pat la frotte et la caresse avec de doux linges pour la rendre étincelante. Elle émet de petits toussotements pour qu’il ouvre le panneau et ajuste un peu son moteur. Elle oublie de baisser le régime du moteur (shoke ou enrichisseur en français) pour qu’il lui mette une bonne dose de lubrifiant. Tout ce qu’elle peut inventer pour qu’il lui donne de l’attention, je vous dis pas…

Et encore… Je vous assure que Mademoiselle adore se faire entendre. On a beau faire réparer le tuyau d’échappement pour qu’elle ronronne moins fort (ça fait 3 fois), y’a rien à faire. Suffit de rouler quelques centaines de kilomètres et elle s’y remet allègrement.
Elle a de la personnalité et je laisse Pat s’en occuper sans aucune jalousie.. Si ça peut la rendre heureuse!!!!!

juin 23, 2008 Posted by | j'aime, je raconte..., je voyage | 3 commentaires

Changement de programme et appel de la mer…

Malgré la fraîcheur, que dis-je, le froid quasi automnal, et les nuages grisâtres obstruant le ciel, les vacances d’été arrivent à grands pas. Enfin, nous dormirons le matin jusqu’à satiété, nous prendrons le temps de lire à l’extérieur et d’admirer chaque matin l’éclosion des fleurs et le mûrissement des légumes que j’ai planté à côté de la porte d’entrée. Le top: plus de lunchs à faire, les deux yeux à moitié fermés!

Les enfants dormiront sous la tente, se baigneront à 22h le soir et seront en congé de devoirs et de leçons. Ils vivront comme à chaque été un moment d’accalmie et savoureront une liberté appréciée, surtout le matin. Qu’il y ait du sport le soir n’affecte en rien, puisque la liberté, c’est le matin que nous en bénéficions le plus. Nous sommes tous des couche-tard et par le fait même, on aime se prélasser au lit même lorsque le soleil est levé… Sara depuis quelques semaines a bien du mal à s’extirper des vapeurs nocturnes. Je dois faire preuve de persévérance pour la convaincre de se lever rapidement. Mais étant moi-même à moitié endormie, il n’est pas rare que je la conduise en retard de quelques minutes à l’école. Son enseignante en a marre. Mais, j’ai toujours eu mauvaise réputation en la matière.

Depuis près de 10 ans, à ce moment, je fignole l’itinéraire du voyage d’été. J’y rêve. Mais cet été pas de grands voyages. En effet, Pat ne peut prendre beaucoup de vacances à cause du voyage au Nouveau-Mexique qui aura duré une semaine de plus que prévu à cause du problème méchanique. Une semaine, c’est pas suffisant pour aller loin… Nous avions prévu nous rendre à Assatague avec les enfants malgré tout, mais ceux-ci nous ont surpris cette semaine en nous demandant d’aller dans un camp d’entraînement et pêcher dans le nord. Demandes que nous avons acceptées avec un gros soupir de soulagement, je l’avoue. Pat et moi revenons à peine du Nouveau-Mexique et nous prévoyons retourner en Floride à Noël, visiter des sources artésiennes (en arrivant à temps pour nager avec les lamentins) et nous prélasser sur la plage.

Cependant, j’ai une sensation d’étouffement, une oppression… Je veux voir la mer… J’ai ce besoin intense d’air salé aux arômes de vent et d’algues échouées sur le rivage qui m’obsède. La mer me nourrit l’âme et le corps. Chaque pore de ma peau, chaque parcelle de mes cellules la demande, la réclame. J’en suis dépendante. Comment, à travers les 4 tournois de soccer de Sara, les compétitions de vélos, la semaine de camp, pourrais-je y arriver??

J’y pense et repense sans cesse. J’ai finalement décidé de prendre une fin de semaine où Pat sera parti en moto avec ses chums et je mettrai les voiles vers la mer avec Charles et Sara… À un endroit que j’adore, où je me sens libre et sereine. Où, si j’y croyais, je proclamerais y avoir vécu dans une vie antérieure tellement l’appel est fort pour m’y rendre à chaque année.

Puisque le Winnie a fait des siennes lors de notre dernier voyage, je n’ai pas envie de le prendre sans Pat. Je me sens insécure, tout simplement. Pourtant, je sais le conduire et si ce n’avait été de tout ça, je repartirais avec sans hésiter une seule seconde. Mais là, j’en suis psychologiquement incapable. J’ai l’été pour le réapprivoiser puisque nous nous en servirons à toutes les fins de semaines (ou presque) pour sillonner le Québec avec nos sportifs. J’ai donc réglé la question en achetant une nouvelle tente hier pour mon escapade. Car ne vous y trompez pas, pour monter une tente et installer un lit douillet, je suis une experte…

Je commence à avoir une vision d’ensemble de notre été. À enrober nos escapades, de quelques jours de plus, pour profiter de ce que peuvent nous offrir les endroits où nous irons. Nous verrons donc la côte nord, les cantons de l’Est, les Laurentides, la Mauricie et la région de Québec. De belles explorations en perspectives… Car, vous savez, on ne peut changer l’âme de la baroudeuse!!

juin 19, 2008 Posted by | j'aime, je vis en famille, je voyage | 4 commentaires

Une mère fière de ses fils…

Hier, j’ai eu la fierté de voir mes deux garçons honorés… En effet, les deux ont reçu des méritas. Phil pour son excellence académique en mathématique et en histoire. Charles (le seul de secondaire 1) pour son implication dans l’école, c’est à dire son engagement communautaire.

Inutile de vous dire que j’étais sur le bord des larmes à tout moment. La fierté que mes gars se retrouvent parmis cette élite étaient à son comble!

Ce n’est pas volé. Ils travaillent fort et sont à leurs affaires. J’ai même laissé Phil gérer sa fin d’année, en toute confiance, sans l’obliger à aller faire ses journées complètes à l’école. Je lui ai fait confiance, car avec les notes qu’il obtient, il la mérite amplement.

Charles est maintenant en vacances. Phil a un dernier examen ce matin. Et Sara a vraiment hâte de rester à la maison avec ses frères…

juin 17, 2008 Posted by | j'aime, Je suis fière, je vante mes enfants | 10 commentaires

Pour restez dans le vif du sujet… Intro de Dans une galaxie près de chez vous..

J’adore cette série et j’ai savouré les deux films.. J’aime rire et avec eux, je suis servie…

juin 17, 2008 Posted by | j'aime | Laisser un commentaire

L’harmonie règne…

Et oui.. Malgré les accrochages, les provocations et les petites bagarres fraternelles, ils peuvent vivre dans l’harmonie! En voici la preuve!!

juin 10, 2008 Posted by | j'aime | 3 commentaires

Chaleur, quand tu nous tombes dessus….

Fallait-il aimer ses enfants pour cuire littéralement sous les chauds rayons du soleil lors de la compétition de samedi? Pour endurer l’écrasante humidité, qui nous oppressait un peu plus à chaque respiration? Les enfants qui habituellement se réchauffent le matin en parcourant à de nombreuses reprises la piste, se tenaient bien peinards à l’ombre, dans la valise du camion. Ils fallaient économiser les forces et boire énormément… Par bonheur, le vent était présent et caressait notre peau généreusement.

Fallait-il être un peu folle, pour réitérer l’expérience pour les jeux techniques de soccer dimanche de 9h à 1h30, sans autre ombre, que le gros poteau d’un lampadaire? Évidement, discuter et rire avec mes amies, (à passer autant de temps ensemble, elles sont presque devenues des amies intimes) fait passer le temps rapidement. L’une d’elles se demandait si sa fille serait reconnaissante plus tard d’autant de dévouement. Je lui ai répondu que ça transperçait déjà dans leur relation actuelle. Commentaire qu’elle a adoré, soit dit-en passant (et que je me répète souvent aussi)!!

Je suis vannée aujourd’hui. Voilà le résultat de mes excès. L’épuisement m’a rattrapée. Les enfants eux pètent le feu. Vive la jeunesse! Heureusement qu’on s’est enduit généreusement de crème solaire sinon, on aurait la même couleur que les homards que nous avons mangé hier soir…. Et puis maintenant la piscine est bleue que demander de mieux?

juin 10, 2008 Posted by | j'aime, j'endure... | Laisser un commentaire

La groupie à lulus…

Je ne peux passer sous silence le bonheur de ma petite groupie préférée! Avec son chandail de Kaïn attaché par un noeud sur le côté (elle a un modèle d’homme, évidemment), ses petites lulus blondes et son enthousiasme débordant, elle était tout à fait charmante.

La première chanson n’était pas terminée, qu’elle entraînait Daphnée et Charles (comme protecteur, elle y tenait absolument) directement en bas de la scène, devant le chanteur. Laissez-moi vous dire qu’ils ont été suivi par une multitude de spectateurs qui n’attendaient que l’occasion pour faire de même…

Ma chum Rachel et moi n’avons pu que constater, en rigolant bien sûr, que nous avions engendré des petites groupies… Un peu comme leurs mères d’ailleurs! Mais à bien y penser, peut-être même un peu plus!! ON s’est promis de les suivre pour quelques années, le temps qu’elles soient majeures…

juin 3, 2008 Posted by | j'aime, je raconte... | 5 commentaires