Caro et cie

Il faut que je vous raconte…

…. Pour passer la soirée, marcher sur la grève et dormir, c’est vers l’anse Mc Kinnis à Port Daniel, que nous nous dirigeons! Un endroit calme, paisible, où les vents de la journée n’ont pas vraiment d’emprise. Seules les vagues se brisant sur la pointe de l’anse, nous les rappellent. Nous avions fêté notre anniversaire de mariage ici, il y a deux ans, avec les enfants. Nous nous étions régalé d’un festin de roi: du Crabe à volonté et une salade aux pommes et aux noix. Salade que j’avais doublement appréciée puisque c’était Pat qui l’avait préparée!

Nous marchons, discutons, rions.. C’est fou comme les journées sont longues lorsque nous sommes seuls, tous les deux. Pas longues dans le sens d’interminables. Mais longues dans le sens qu’on peut faire un paquet d’activités, de randonnées et voir quand même le temps passer. Habitués que nous sommes à un horaire chargé, on savoure ces instants et on se dit que nous ne serons pas si mal quand les enfants nous quitteront pour vivre leurs vies d’adultes. On saura en profiter!

Pat, au début du voyage, a proposé que nous choisissions chacun un chien à nous occuper. Évidemment, il se dépêcha d’opter pour Max, ne me laissant d’autre alternative que de prendre Bill. Il flairait la bonne affaire et s’imaginait avoir choisi la facilité: Vieux Max est tranquille, il ne court pas après les gens en jappant comme un forcené et il est obéissant… Il me laissait donc la responsabilité de courir après Bill le tannant et de l’empêcher de japper…

J’avoue que j’ai accepté en riant sous cape, puisque je ne voyais pas les choses du même oeil. Bill est adorable, pourvu que je m’en occupe comme s’il était un vrai bébé… Je lui ai dit: D’accord, si ça peut te faire plaisir.

Et bien mon bébé chien est adorable: Il ne jappe pas, me suit comme mon ombre, me regarde amoureusement, écoute quand je le rappelle à l’ordre. Il est d’une obéissance sans taches…

Quand à Max, Pat passe son temps à courir après. Il est sourd et ne comprend rien. Il passe son temps à boire de l’eau salée, ses papilles gustatives ne fonctionnant probablement plus, pour ensuite se vider par les deux bouts…

Je regarde Pat et lui dit: c’est ton chien, à toi de t’en occuper et de ramasser… Pauvre toi!!

p.s. Nous sommes arrêtés à l’anse à Beaufils et avons visité l’exposition d’artistes du Québec. Une visite qui valait le détour…

août 20, 2008 Posted by | gaspésie, je voyage | Laisser un commentaire

La mer se déchaîne…

En descendant du Winnie… Regardez cette vue, n’est-ce pas extraordinaire?
Le vieux chemin qui avance sur le cordon littoral, une plage interminable qui sépare le barachois de la mer…


La mer est déchaînée..

Le coin du banc au loin….

Le rocher percé photographié de l’anse du Nord…

Le rocher Percé..

Un autre angle..

Durant la nuit, le vent s’est levé. Les vagues viennent se cogner sur le muret délimitant la route de la plage, dans un vacarme assourdissant. Mais il fait encore chaud, et ce vent, ces vagues, ces odeurs marines ne font que m’emplir encore davantage pour combler ce besoin de mer qui se faisait si pressant…

La mer charme à coup sûr par beau temps: alors qu’elle est calme, qu’elle invite à la baignade et qu’elle reflète les rayons du soleil pour créer de magnifiques tâches d’argent. Les vrais amoureux de la mer, eux, l’aiment aussi lorsqu’elle se déchaîne, ses vagues atteignant les pieds des marcheurs qui ne s’en méfient pas… Ils aiment le reflet des nuages et apprécient que les vacanciers aient déserté la plage, leur laissant l’impression d’être seuls au monde… Ils salueront, un sourire en coin, les rares promeneurs qui comme eux, arpentent la grève, sachant qu’ils ont cet amour en commun!

Je profite toute la matinée de ce bord de mer extraordinaire. Je marche vers les falaises, puis vers le cordon littoral du Barachois. Je trouve des pierres fabuleuses qui n’intéresseront aucun expert mais qui pour moi, sont des trésors précieux, à conserver dans de petits pots de verre.

Puis, nous quittons pour Percé… Un incontournable pour quiconque se rend en Gaspésie. Le Rocher n’est peut-être pas l’élément géologique le plus impressionnant qui soit mais il est unique, il permet de prendre de superbes photos et le village est vivant, grouillant de gens. On décide d’y passer un moment et de se payer un snack au restaurant.

août 19, 2008 Posted by | gaspésie, je voyage | 7 commentaires

On a crevé Bill!!!

Bill est au bout de son rouleau. Il n’en peux plus. Lui qui me suit au pas pour ne rien manquer et qui est si enjoué habituellement dès qu’il voit sa laisse, fait mine de dormir pour que je le laisse tranquille. C’est certain qu’il a trotté bien des kilomètres au cours des derniers jours et ce, dans toutes sortes de conditions: sable, gravier, montagnes…

À coin du banc, au cours de la soirée, imaginez la surprise de Pat de trouver Bill, caché dans un coffre de rangement…

Nous ne pouvons que constater… qu’on a crevé Bill!!!!!!!

août 19, 2008 Posted by | gaspésie, je voyage | Un commentaire

Le Coin du Banc…

Nous relaxons un peu au retour de cette magnifique randonnée avant de reprendre la route. Le but: trouver un endroit pour dormir, directement sur le bord de la baie de Gaspé. Je feuillette mon livre, les plages et les grèves de la Gaspésie, et me mets à la recherche d’un paradis où nous n’aurons pas de problèmes à nous stationner.

Winnie n’est pas très grosse, nous pouvons nous aventurer dans des endroits où d’autres ne vont pas et ne pensent même pas à aller… Mais, il faut faire preuve de prudence. En effet, dans les Great Smoky Mountains nous nous étions retrouvés dans une situation assez délicate, ce que nous cherchons à éviter.

Nous ne savons trop. Les endroits qui nous intéressent le plus, paraissent difficile d’accès tels les Anses de la Pointe Saint-Pierre ou Le Coin du Banc. Nous optons pour la grève du Barachois mais l’endroit ne nous plaît pas particulièrement… Nous décidons donc de nous rendre au banc du barachois de la Malbaie mais nous passons tout droit, n’ayant pas vu la rue qui devait se trouver tout juste après la grande courbe..

Puis, un jolie village apparaît sous nous yeux. Un bled de tout au plus une dizaine de maisons, situé au creux d’une anse, cerné d’un côté par le banc de sable du barachois de la rivière Malbaie et de l’autre par de superbes falaises colorées. Tiens, la rue de la plage.. C’est l’indication pour nous rendre à Coin du banc…

Pat en moins d’une fraction de seconde, tourne sur cette rue et nous mène sur le bord de l’ancienne route de gravier qui longe la plage sur plusieurs kilomètres vers le très très long banc du Barachois… L’endroit est magnifique et la mer digne des Caraïbes, comme sur la photo qui nous avait séduit dans le bouquin. Les eaux prennent une couleur turquoise tranchant avec le bleu de la mer au large. Le soleil n’étant plus au rendez-vous, j’imagine comme ce doit être davantage extraordinaire sous ses rayons!

Un couple du Nevada était garé là aussi, avec un Éléganza, tout comme nous. Il vient de Gaspésie mais parle maintenant avec un fort accent anglais et elle vient de Terre-Neuve. Les hommes échangent sur leurs joujous et je réussis à échanger avec la dame qui me convainc, hors de tout doute, d’aller à Terre-Neuve!
Puis on profite de ce paysage de rêve et passons la soirée à l’extérieur….

août 19, 2008 Posted by | gaspésie, je voyage | 4 commentaires

De l’anse aux Amérindiens au Cap Gaspé…


Patrick…


Jaseurs des cèdres


Caro…


Bill le récalcitrant…


Anse et marguerites

Pat et Bill dans le sentier longeant les anses…

N’est-ce pas magnifique?

Sans commentaires…


Une anse à l’eau transparente..


Repos pour le petit Bill…

Saucette glacée..


Falaise fleurie..

Bill à bout…

La route du secteur sud de Forillon…

Vieux Max est resté dans le Winnie, au frais. Les fenêtres sont ouvertes et les rideaux fermés. S’il est fringuant pour ses presque 15 ans, il n’en demeure pas moins que c’est un vieillard, qui a peine à dénouer ses muscles endoloris le matin. 8 kilomètres, c’est extrême pour lui, par cette chaude journée d’été! Il traîne en arrière au retour quand je vais marcher le soir jusqu’à l’église de toute façon!

Le sentier que nous emprûntons est celui des Graves, de l’anse aux Amérindiens au Cap Gaspé. Il longe les anses et les plages de galets et mène à Cap Gaspé, à travers de magnifiques champs fleuris… Nous faisons le détour par le sentier qui longe vraiment les anses en contrebas. C’est tellement beau! La transparence de l’eau des anses, en font des merveilles presque inégalées, pour mes yeux qui ont pourtant exploré différentes contrées.

Bill trouve la randonnée difficile. Il s’assied, nous regarde et semble désespéré quand nous décidons de repartir. Il halète sans cesse malgré l’eau, que nous partageons généreusement avec lui. Dans ses yeux et son attitude, on lit clairement son désarroi, son écoeurantite aiguë et son impuissance.
Mais nous profitons avidement de ce plein de si beau, de cette grandiosité et de cette immensité, qu’on pourrait chercher à Tombouctou, mais qui est là, si près de nous… Je photographie les anses et le sentier sous tous les angles possibles et imaginables et ne me lasse pas de poser mes yeux sur ces champs fleuris, derrière lesquels s’étend la baie de Gaspé.

La Gaspésie… C’est vrai que c’est beau!

Et ce sont surtout des touristes Américains, Européens et Ontariens qui viennent s’en remplir les souvenirs. Nous pratiquons autant notre anglais que si nous étions aux States, et je ne blague pas… Certains prennent Bill pour un ours, d’autres sont en lune de miel et traversent le Canada, y’en a même qui ont traversé leur campeur de Suisse pour traverser notre immense continent et un couple du Nevada qui nomade dans un winnie comme le nôtre… De belles rencontres! Mais je suis surprise de voir si peu de Québécois…

août 15, 2008 Posted by | gaspésie, je voyage | 2 commentaires

De jolis rubans de brume…

Nous qui fréquentons peu les campings, je dois vous dire qu’ils sont superbes au parc Forillon. Les emplacements sont grands, boisés, bien situés par rapport à la mer. Quoique seulement quelques terrains aient une vue sur le fleuve…
Une autre belle journée s’annonce, par moment cependant, quelques rubans de brume arrivent de la mer et vont s’amonceller sur la falaise du Cap Bon Ami. Mais le soleil fera lever tout ça, d’ici midi. Pendant que Pat s’occupe de sa winnie en écoutant du Elvis, je pars avec Bill marcher sur la grève et dans un sentier sillonnant l’immense champs fleuris qui était autrefois cultivé… Notre plan de match aujourd’hui: aller dans le secteur sud et marcher de l’anse des amérindiens au Cap Gaspé. Une randonnée de 8 kilomètres, longeant les anses et la baie de Gaspé…

août 14, 2008 Posted by | gaspésie, je voyage | 3 commentaires

Rosiers sauvages?

août 14, 2008 Posted by | gaspésie, je voyage | 3 commentaires

Fin de journée tranquille…

Gaspé (là où la terre finit) et champs fleuris…

En route pour la plage..


Une eau calme, sans aucune ride..

Croyez-le ou non, l’eau est propice à la baignade… Il est où, le courant du Labrador!

Après de telles émotions, jumelées des efforts physiques intenses pour effectuer l’ascension jusqu’à la tour.. Quoi de mieux que d’aller paresser sur la plage avec une bouteille de vin à siroter, de petits délices à déguster et une couverture pour en profiter….
La plage du Cap-Des-Rosiers est magnifique. L’eau est limpide et Pat, fidèle à ses passions, ne peut résister à s’y submerger un moment. À partir de Tadoussac, l’eau du fleuve, quand on y trempe les pieds, nous donne des douleurs jusque dans la tête habituellement! Mais cette année, l’eau est propice à la baignade…. Ailleurs qu’à Penouille et dans la baie des chaleurs…

Étrange….

août 14, 2008 Posted by | gaspésie, je voyage | 2 commentaires

Cap Bon Ami, vertige et majestuosité….

Paysage fleuri…

Un sourire crispé…

Chute…

Grève..

Repos durant l’ascension de la falaise..


Vue de la tour d’observation vers le Cap-Des-Rosiers…


Vue de la tour d’observation, Gaspé: Là où la terre finit…

Vue de la tour d’observation, la pointe de Gaspé…

Vue de la tour d’observation, la grève entre le Cap Bon ami et le Cap-Des-Rosiers

Là s’arrête celle qui a le vertige…

Après la visite du phare de Cap des Rosiers, nous allons réservé un emplacement de camping pour la nuit. Le premier du voyage puisque nous prévoyons passer au moins deux jours dans le parc. En effet, à Forillon, les chiens sont les bienvenus, en autant qu’on ramasse leurs petits besoins et qu’on les tienne en laisse. Pourtant ce parc est aussi propre que les Sépaq, sinon plus et la préservation de la faune et de la flore, une priorité. Contrairement aux États-Unis, à la Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick, il est difficile de voyager avec nos chiens au Québec.

Nous réservons dans le secteur nord au camping des Rosiers puisque nous voulons aller explorer le Cap Bon ami et farnienter un peu sur la magnifique plage de 3 kilomètres de l’anse de Cap-Des-Rosiers. Toujours exaltés par l’ascension de la côte à Rivière-au-Renard, nous demandons à l’employé si la côte pour se rendre au Cap Bon ami est aussi extrême. Dans nos souvenirs, elle est quelque chose mais celui-ci nous rassure: Des autobus s’y rendent aisément…

Un peu nerveux, nous prenons la direction du Cap Bon ami, l’ascension de la côte est extrême encore une fois et la descente, de l’autre côté le semble encore plus. Je me retourne et j’aperçois le panneau routier indiquant que l’inclinaison de la pente est de 15%… 15%…. Mon coeur bat, je n’ai plus envie du tout d’explorer… je ne pense qu’à notre retour! Je conçois donc un plan de survie: Pat monte avec le winnie et moi, je le fais à pied… Question d’être certain qu’un de nous deux revient sain et sauf à la maison!

Pat me rassure, quoique je puisse très bien apercevoir sa nervosité dans son regard et me persuade d’aller voir le cap Bon Ami… Nous sommes stationnés plus haut et devons marcher un peu pour nous rendre sur le site. J’accepte mais le coeur n’y est pas, même si la majestuosité du paysage m’impressionne jusqu’au plus profond de mon âme, j’ai peur.

Notre plan était de monter en haut de la falaise pour profiter de la vue imprenable sur la presqu’île de Forillon. Et bien tant qu’à être là, aussi bien le faire. On ne vit pas avec des regrets. L’ascension vers la tour d’observation est la plus abrupte que j’ai jamais effectuée de ma vie (283 mètres en moins de 2km).

Mais la vue est magnifique… Regardez comme c’est beau…

août 12, 2008 Posted by | gaspésie, j'ai peur, je voyage | 7 commentaires

Le Cap Des Rosiers…

Le phare de 37 mètres, le plus haut et le plus vieux du pays fut érigé en 1858. Classé monument historique en 1977, il est ouvert au public…

Des Cormorans sur la grève…

Les rosiers sauvages… Merveilles des côtes du Saint-Laurent!!!

Le nom de Cap des Rosiers aurait été donné par Samuel de Champlain en 1632 en raison de l’abondance de Rosiers sauvages qui recouvraient la falaise… Pour les navigateurs, le Cap des Rosiers représente la démarcation entre le fleuve et le golfe du Saint-Laurent…

L’anse du Cap Des Rosiers s’étend de la pointe du phare jusqu’au Cap Bon Ami. Et on voit la pointe de la presqu’île de forillon qui s’avance tel la proue d’un navire, au loin…

août 12, 2008 Posted by | gaspésie, je voyage | 8 commentaires