Caro et cie

Squatter ou non?

 

En revenant de la Gaspésie, j’ai envoyé un courriel à la municipalité du Bic… En effet, vous devez surement vous en rappelez, nous avions eu, Michèle et moi, la désagréable surprise de ne pouvoir squatter aux endroits fantastiques que je connaissais.  De grosses pancartes indiquaient clairement que des amendes seraient données à tous ceux qui contreviendraient à la loi…  

Le squat c’est un mode de vie, une façon de voyager qui nous rapproche de la nature et des gens…  Une fois amorcé,  impossible de s’en passer… Vaut mieux squatter et rencontrer des gens de la place que de se retrouver dans un camping avec des touristes de Laval!  Dans la région de Montréal, tout est interdit. Il est impossible de squatter, de boire du vin dans un parc, d’amener son chien dans un sepaq,  de respirer quoi…  D’ailleurs, il parait qu’à Paris, on peut improviser un souper avec une table et du vin dans un parc sans crainte de se faire réprimander.  Imaginez le branle-bas de combat que cela créerait à Montréal?  

Alors, déçue de ne pouvoir dormir sur le bord du fleuve ou sur le bord de la chute, j’ai écrit à la municipalité du Bic et leur ai expliqué que les gens  qui ont les moyens de se payer des équipements pour squatter ont les moyens de dépenser… Ce que nous faisons d’ailleurs lorsque nous sommes en voyage… À ce sujet, les galeries du vieux port à Matane qui nous accueillent et nous offre même le WIFI gratuit a bénéficié de nos achats: Vino, bandeaux pour les cheveux, foulards, épicerie, budum pour remplacer le mien qui était brisé… D’ailleurs, je remarque que je prends des habitudes d’achat qui sont relatives aux endroits que je squatte…  Michèle pourra vous dire que je suis arrêtée à la poissonnerie de Ste-Anne-des-Monts parce que j’y squatte et y  passe souvent. 

J’ai donc écrit une lettre et la voici: 

À municipalite@lebic.ca

De : Caro
Envoyé : 22 juillet 2010 16:03:23
À : municipalite@lebic.ca

Bonjour,
 
Je voulais vous faire part de mes réflexions à la suite de ma dernière visite dans votre municipalité qui s’est, je vais vous expliquer pourquoi, écourtée.  Voyez-vous, nous voyageons dans un motorisé de 23 pieds et tout comme cela se fait à plusieurs endroits au Québec et partout en Europe, nous aimons bien fréquenter des endroits hors circuit touristiques. L’avantage est de faire des belles rencontres, d’être poussés vers des endroits recommandés par les gens de la région (de découvrir le meilleur producteur de fraises noires à Galix sur la Côte-Nord par exemple) et de voir de magnifiques paysages. 

Nous passions régulièrement dans votre municipalité, car nous avions accès à quelques endroits extraordinaires.  Vous en avez maintenant interdit l’accès pour dormir aux gens qui voyagent  comme moi et je pense que cela n’est pas à votre avantage du tout: nous irons ailleurs et votre municipalité ne bénéficiera pas de l’argent que nous pouvons dépenser chez vous… Car de l’argent à dépenser, nous en avons pour la plupart  puisque nous avons les moyens de nous payer de tels véhicules.  Nous veillons à  ne laisser aucune trace de notre passage, à nous éloigner tôt le matin, à ne pas nous installer plus de quelques heures.  C’est un mode de vie que nous ne changerons pas… Nous irons simplement ailleurs…
 
Comme à Matane par exemple, où il est permis de dormir en arrière du centre d’achat directement sur le bord du fleuve avec un accès à la grève. De plus, le wifi est gratuit (imaginez)…. Ils ont compris eux que notre clientèle est importante et qu’elle peut contribuer à leur économie. D’ailleurs, nous avons fait notre épicerie là, avons mangé au restaurant le matin et avons acheté quelques items qui nous manquaient… 
 
On peut faire le tour de la Gaspésie de cette façon…  Bien accueillis par les municipalités et les résidents…  Des haltes municipales tolèrent la présence de nuit et il est possible de nous garer à divers endroits. En retour, nous n’hésitons pas à manger au restaurant et à faire rouler l’économie. Dans un camping, on fait rouler le camping…    Alors, à l’avenir, je passerai tout droit et n’arrêterai plus dans votre municipalité. Tout comme de nombreux autres d’ailleurs j’en suis persuadée!
 

août 1, 2010 Posted by | Gaspésie 2010, Je nomade, je voyage | 8 commentaires

En résumé…

Ainsi se termine la fameuse escapade en Gaspésie qui avait pour but de relever plusieurs défis dont le sentier extrêmement difficile « le tour du mont Albert » et la capacité de squatter sans Pat…  Je peux affirmer que ces défis ont été relevés avec succès et de nombreux autres d’ailleurs…  Notamment, celui de vidanger les réservoirs! 

Voici donc un résumé, comme j’aime les faire, du voyage:

–  46,3 kilomètres de randonnée dont 28,1 kilomètres catégorisés comme étant très difficiles;

– Squat à des magnifiques endroits;

– Feux de grève;

– Repas de pattes de crabes et de morue fumée;

– Beaucoup de fous rires;

– De beaux couchers de soleil et des belles tombées de nuits sur le fleuve Saint-Laurent;

– Des beaux sommets embrumés;

– Une belle éclaircie bien méritée;

– De l’eau de ruisseau pour étancher la soif de Michèle;

– Un peu de « Kaïn » pour alléger notre humeur;

– Une rencontre inoubliable avec le Capitaine Michaud;

– Une ascension dangereuse dans une échelle, aidées par un septuagénaire;

– Une nouvelle amitié qui  s’est développée…

juillet 15, 2010 Posted by | Caro et Michèle, Gaspésie 2010, Je nomade, je voyage | 7 commentaires

L’être humain est fait pour marcher…

Le 5 juillet 2010

L’être humain est fait  pour marcher…  J’ai peine à descendre de la capucine le matin, mes jambes et mes hanches crient de douleur à tel point que j’ai l’impression d’avoir 90 ans, mais  je grimpe lestement les montagnes et  j’enfile les kilomètres dans la journée.  J’avoue que les réveils deviennent même de plus en plus faciles.  J’ai observé ce phénomène  l’an dernier à Terre-Neuve alors que Pat et moi avions marché 96 kilomètres pendant notre voyage.  Il suffit de se dérouiller tranquillement, de s’étirer un peu et de mettre un pied devant l’autre.  Le corps s’adapte et répond de plus en plus.   Plus encore, il faut quelques doses de courage, d’audace et de confiance en soi.  La force mentale est, à mon avis, aussi importante que la forme physique !   Je suis impressionnée de cette faculté de l’humain…  Sans la marche, il n’y aurait pas eu de migrations humaines, un des  éléments importants de la présence humaine sur la terre… 

Ce matin, nous nous réveillons donc les muscles quelque peu endoloris par nos pérégrinations extrêmes dans le parc national de la Gaspésie, mais, quel bonheur,  au son des vagues de la plage Cartier. C’est une journée improvisée, car je pensais que Michèle travaillait mardi et que nous devions prendre la route aujourd’hui.  En fait, elle ne travaille que mercredi ce qui nous donne une journée supplémentaire en Gaspésie.  Cafés,   exploration de la  promenade qui passe sous le pont et longe la rivière et petits déjeuners nous permettent de bien commencer notre journée et de discuter de son orientation.  Nous décidons d’un commun accord de parcourir au complet le sentier de 6,4 kilomètres qui longe la rivière et de partir plus tard pour le parc du BIC pour y dormir et marcher si nous en avons le temps…     Ce sentier ne comporte aucun degré de difficulté, aucun rocher, aucune racine,  ni aucune dénivellation.  Cependant, il a la particularité de longer la magnifique rivière parsemée de profonds bassins clairs et invitants dans lesquels Pat n’aurait évidemment pas hésité à se baigner. 

Une rivière limpide parsemée de bassins...

De magnifiques petites fleurs...

Eau vive de la rivière Saint-Anne, rosiers et vieux pont de bois...

Nous prenons ensuite la direction du parc du Bic où nous marchons encore un bon 5 kilomètres…  Ce sentier a la particularité de longer le rivage du fleuve dans ce secteur magnifique où des iles parsèment la côte pour le plus grand plaisir du regard.  Rosiers, falaises, anses, pluie, nuages sont au rendez-vous, mais Michèle a beau tendre l’oreille et scruter attentivement les  baies et les anses, aucun phoque ne se pointe le nez…  Elle entend japper, mais moi, je pense que c’est le  bruit de son sac à dos qui frotte sur son manteau!    Nous revenons au Winnie,  trempées comme des lavettes,  vers 20h00.  Un souper aux pattes de crabes nous attend, mais malheureusement il y a des pancartes interdisant de camper aux endroits que je connais pour squatter dans cette municipalité.  Nous nous rendons à la halte routière sur la 132 et je peux vous dire que c’est quand même un très bel endroit.  Sous la pluie, de toute façon, je ne crois pas que nous aurions pu allumer un feu de grève et en profiter…

juillet 15, 2010 Posted by | Caro et Michèle, Gaspésie 2010, Je nomade, je voyage | Laisser un commentaire

Réflexion…

 

Il y a plusieurs façons de voir la vie, les événements et les circonstances.  Certaines personnes sont d’éternelles optimistes trouvant la beauté et le positif dans toute chose, et surtout, elles savent profiter du moment présent.  D’autres s’attardent sur ce qui cloche, ce qui aurait pu être et n’est pas.   Malheureusement pour elles, cette vision leur fait voir négativement ce qu’elles vivent et les empêche de profiter du moment présent. 

J’ai une très nette propension à m’extasier, à voir le beau, à apprécier le moment présent dans sa réalité et non dans ce qu’il aurait pu être.  Mes amis(es) , à la blague, disent que mes voyages sont toujours extraordinaires.  Alors,  m’interrogent-ils, ce voyage doit être le plus beau  que tu as fait jusqu’à maintenant?  Effectivement, qu’importe l’endroit, mon dernier voyage est toujours le plus beau, car il m’habite avec les gens rencontrés, les paysages admirés, les moments vécus, les montagnes vaincues, les sentiers arpentés, les odeurs respirées et tout ce qui a fait sa particularité. Qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il y ait de la brume, qu’un sentier soit difficile, je m’extasie, car j’ai cette qualité de ne pas me créer trop d’attentes et d’apprécier le moment comme il est, tout simplement! 

Dans mes billets sur le voyage en Gaspésie avec Michèle, j’ai omis, jusqu’à maintenant,  de vous parler des commentaires des gens que nous avons rencontrés.  En effet, mes billets sont le reflet de qui je suis,  de ce que je vis, de ce que je vois, de ce que je respire, de ma vision de la réalité. Mais, comme l’a si bien dit Michèle : « nous ne sommes pas tous faits du même bois »… 

Lors de ce voyage, j’ai pu constater que j’étais différente de la majorité des gens.  Alors que nous venions d’atteindre le sommet du mont Albert, les plaintes d’une jeune femme parvinrent à mes oreilles:  » Je suis tellement, tellement déçue, il y a des nuages et on ne voit rien »…  Cette plainte, je l’ai entendue plusieurs fois répétée par la même personne et par d’autres aussi.  Même chose en grimpant le mont Xalibu…    Moi, je tripais! J’aime la brume, le vent…   Et puis, les hautes montagnes attirent les nuages.   En fait, ce sont des machines à nuages. Et cela, je le sais pour avoir fait l’ascension de plusieurs hauts sommets que ce soit en moto, en auto ou à pied.  J’ai même vécu pendant deux semaines au pied d’un volcan à Maui et plus la journée avançait, plus les nuages s’accumulaient autour de son sommet.  Je ne peux pas croire que des gens se plaignent de ne pas avoir eu de vue, car ils en ont eu une tout le long, ou presque,  de la montée…   De plus, le brouillard amène une atmosphère d’irréalité dans ces paysages dénudés.  Il offre à nos yeux, une vision limitée, mais pleine de beauté…  

De même, alors que je pleurais devant la beauté du canyon par lequel nous allions descendre le mont Albert, arriva un jeune couple qui s’installa sur le belvédère. Le premier commentaire de la jeune femme fut le suivant:  » je suis tellement déçue, je n’ai pas vu de caribou ».  Elle avait devant elle un paysage sublime, où la brume et les nuages n’avaient aucune prise et elle se plaignait de ne pas avoir vu de caribou… 

Les gens ont trop d’attentes, ce qui les empêche de voir la beauté qui les entoure… 

Pierre F a écrit un excellent billet sur le sujet, je vous suggère d’aller le lire…

Le sommet du mont Albert, entouré de nuages, est pour moi l'un des plus beaux endroits du monde...

juillet 14, 2010 Posted by | Caro et Michèle, Gaspésie 2010, Je nomade, je vais à la plage, je voyage | 3 commentaires

Regarder le soleil se coucher, puis la nuit tomber sur le fleuve…

 Le 4 juillet 2010 (suite)

Nous roulons vers Ste-Anne-des-Monts avec l’idée de coucher sur le bord du fleuve et bien entendu, comme le désire ardemment Michèle, de veiller sur le bord d’un feu de grève en mangeant des pattes de crabes… Pour ces dernières,  les poissonneries sont fermées, alors cela ira à demain.  Mais pour la  veillée sur la grève, pas question de passer outre!    Michèle a entré les coordonnées d’une grève de Cap-au-Renard dans son GPS, mais nous allons voir dans un premier temps s’il n’y a pas un beau petit « spot »  à  Ste-Anne-des-Monts même. J’ai quelques renseignements à ce sujet,  et nous allons vérifier de visu… 

Nous empruntons la rue du village qui longe le fleuve,  passons devant le quai, les restaurants et quelques boutiques pour les touristes et finissons par arrêter à la plage Cartier.   Il n’y a aucune interdiction de camper, mais rien n’indique que nous pouvons coucher ici.  Nous ne sommes pas certaines, mais nous décidons d’y souper et d’y passer la soirée, rien ne nous empêchera de nous rendre à l’église ensuite si cela s’avère nécessaire.   Nous sommes à l’extrémité de la plage, directement à l’embouchure de la rivière.  Des pêcheurs de truites de mer se relaient afin de tenter une belle prise, mais ils n’ont pas  de succès ce soir-là.  

Nous nous installons sur la plage avec une couverture, un verre de vin et notre souper.  Le fleuve, encore une fois,  est magnifique en cette fin de journée. Si vous n’avez jamais vu le soleil se coucher,puis la nuit tomber sur le fleuve,  vous devez absolument inclure cela dans votre top 10 de choses à faire dans votre vie. Pour ce faire, vous devez vous trouver sur la Rive-Sud du fleuve bien entendu. C’est un spectacle incomparable! 

Michèle prend l’initiative de se rendre à la cantine afin de savoir si on peut faire un feu.  En même temps, elle leur demande s’ils servent des déjeuners et si nous pouvons dormir ici. Elle apprend donc que des gens font des feux tous les soirs et qu’il ne devrait pas y avoir de problème pour dormir. La dame lui suggère d’aller dans le parc municipal en face si nous nous faisons avertir. 

Une autre belle soirée comme je les aime sur la plage…

Un début de soirée qui prendra des teintes plus éclatantes...

Il faut voir le soleil se coucher et la nuit tomber sur le fleuve St-Laurent...

Qu'en dites-vous?

Quel bel endroit pour squatter...

Feu de grève, feu de joie...

Apprécier le moment présent...

juillet 14, 2010 Posted by | Caro et Michèle, Gaspésie 2010, Je nomade, je voyage | 3 commentaires

Et, puisque ma caméra fonctionne à nouveau, deux petites vidéos…

juillet 13, 2010 Posted by | Caro et Michèle, Gaspésie 2010, Je nomade, je voyage | Laisser un commentaire

Les photos du mont Xalibu…

juillet 13, 2010 Posted by | Caro et Michèle, Gaspésie 2010, Je nomade, je voyage | Laisser un commentaire

Comment récupérer le lendemain de l’ascension et du tour du mont Albert…

Le 4 juillet 2010 (suite)

Hier, j’ai demandé l’avis du préposé à l’accueil quant à nos projets de randonnées d’aujourd’hui. Sur mon itinéraire, j’avais inscrit le lac-aux-Américains et l’ascension du mont Xalibu, mais celui-ci nous a suggéré  le mont Ernest Laforce…   C’est donc sa suggestion que pensons suivre en cette grise journée de juillet.  Nous devons rouler quelques kilomètres sur le chemin forestier qui mène au mont Jacques Cartier afin de joindre le lac-aux-Américains, puis reprendre la route encore quelques kilomètres pour se rendre au mont Ernest Laforce.

En passant l’intersection où  le sentier qui mène au sommet du mont Xalibu commence, je me dis, en regardant le panneau qui indique que le sommet se trouve à 4 kilomètres, que dans le fond, ce serait aussi bien de faire cette randonnée plutôt que de retourner sur nos pas et reprendre la route pour se rendre à l’autre sentier…  Alors que nous mangeons sur le quai du lac-aux-Américains, Michèle me propose de faire le sentier du mont Xalibu, puisque de toute façon nous y sommes déjà, qu’on a pas besoin de reprendre la route pour se rendre à l’autre sentier, etc…  On est connectées hein?

Les 3,2 kilomètres du sentier du lac-aux-Américains ajoutés aux 8 kilomètres de celui du mont Xalibu font un total de 11,2 kilomètres… Une partie de plaisir pensons-nous!  Surtout après la montée et la descente d’enfer de la veille au mont Albert…  Naïves et innocentes, nous empruntons le sentier en riant de la grosseur des roches et du léger dénivelé du départ.  Hummm…  La vérité, c’est que nous suons à grosses gouttes et fournissons des efforts mémorables pour atteindre le sommet de cette montagne.    D’ailleurs, nous sommes en train de faire un sentier difficile du parc, mais nous l’ignorons…  À la fin du parcours,   après avoir évolué dans un univers étrange nimbé de brume et de mystère,  à travers un sentier balisé par des cairns*, nous constatons qu’ il culmine à 1140 mètres d’altitude.  Quelques mètres de plus que le mont Albert,  rien de moins!  Que de fierté nous ressentons…  Bon, je l’avoue, le dénivelé est moins important (450 mètres), mais c’est un défi de taille…

La motivation de Michèle tout au long de l’ascension ( je dirais presque une litanie): un  feu de grève, une bouteille de vin et des pattes de crabes pour agrémenter notre soirée sur le bord du fleuve.  Je vous le dis, elle est contaminée…

* Petits monticules de pierres que les explorateurs ou les alpinistes édifient comme repère.

juillet 13, 2010 Posted by | Caro et Michèle, Gaspésie 2010, Je nomade, je voyage | Laisser un commentaire

Un défi de taille à relever…

Le 4 juillet 2010

Au moment de quitter le camping du mont Albert,  je teste mes systèmes afin de vérifier que nous garderons un bon niveau d’autonomie  jusqu’à la fin du voyage… Surtout qu’après une autre journée dans le parc de la Gaspésie, nous retournerons sur les rives du fleuve.  Les batteries sont chargées au maximum, le réservoir à propane presque plein, mais je m’aperçois que les réservoirs noirs, gris et d’eau potable sont pour les deux premiers remplis au-delà de la moitié et pour le dernier, vide.   Michèle et moi décidons de relever ce défi et nous nous rendons au poste de vidangeage du camping.

Les hommes nous précédant ont fait des dégâts, ce qu’ils nous avouent candidement. Le tuyau de l’un est sorti du trou et une partie du contenu de son réservoir noir s’est répandu sur la base de ciment.  De loin, Michèle et moi observons pensivement les bouts de papier de toilette ainsi que les étrons épars sur le sol…

Nous approchons avec le Winnie que je réussis à positionner parfaitement avec l’aide de Michèle, qui soit dit en passant, se place très bien dans les miroirs quand vient le temps d’effectuer des manoeuvres serrées pour me guider.    Nous ouvrons la porte du compartiment, sortons le tuyau, vissons le tuyau et nous préparons au vidangeage… 

Pat m’a souvent expliqué comme faire, c’est-à-dire, quelle manette tirée en premier, puis en second et pourquoi: la  noire au contenu plus consistant,puis la grise pour nettoyer le tuyau…  Je me penche et tente de tirer. La manette est bloquée. Toute douchée de frais, j’ai les deux pieds dans la marde de mon prédécesseur et le coeur me lève. Michèle essaie, mais n’a pas plus de succès.  Puis, je vois le coin de mon imperméable toucher presque le sol souillé et s’en est assez.  Je dis à Michèle,  qui n’en mène pas large non plus, que j’avance afin d’examiner tranquillement mes manettes. 

Entourées d’herbes fraiches humides et de cailloux propres, il est beaucoup plus facile d’examiner attentivement la situation.  Je refais donc le tour de la boucle et attends derrière une roulotte. Nous avons beau expliquer aux deux hommes nos difficultés en tentant de faire pitié, ils ne s’offriront pas pour nous aider…   Cependant, nous réussissons du premier coup à vider les réservoirs cette fois-ci, puis nous partons dans le camping remplir le réservoir d’eau…  Défis relevés…

J’aurai durant plusieurs heures l’impression de ne pas m’être douchée et Michèle gardera intacte l’odeur nauséabonde de la substance dans laquelle a trempé nos souliers. Et ce, même si nous les avons rincés abondamment, souvent…

juillet 13, 2010 Posted by | Caro et Michèle, Gaspésie 2010, Je nomade, je voyage | 4 commentaires

Les photos du tour du mont Albert…

Vu le gite du Mont Albert...

 Vue sur le gite du mont Albert… oups…

 

Encore plus haut...

Ainsi était le sentier pour l'ascension (5,7 kilomètres)

Changement de climat...

Le canyon qui m'a tant émue...

Quelle chance de vivre de tels moments dans une vie...

juillet 12, 2010 Posted by | Caro et Michèle, Gaspésie 2010, Je nomade, je voyage | 7 commentaires