Caro et cie

La fin de cette escapade…

Alors voilà, ainsi se termine le récit de cette escapade « entre grandes filles »… Franchement, c’est très reposant de partir ainsi avec une amie, de se dépenser physiquement en faisant de magnifiques randonnées, de ne pas faire de repas, de laisser la vaisselle trainer et de ne s’occuper que de sa propre personne pour quelques jours. Michèle, si tu culpabilises encore un peu pour la vaisselle qui est restée dans le lavabo à la fin du voyage, rassure-toi, je l’ai lavée dimanche après-midi… En fait, honnêtement, je l’ai mise dans le lave-vaisselle de la maison et je suis allée la ranger plus tard puisque Winnie s’en va sur le bord de la mer (sans moi) pour une semaine… Pourquoi faire compliqué quand ça peut être simple?

août 16, 2011 Posted by | Été2011, Caro et Michèle, Rive-Nord du fleuve Saint-Laurent | 2 commentaires

Les belles rencontres…

Quand on fait ce genre de voyage, il arrive souvent qu’on fasse des rencontres des plus intéressantes. Cette fois-ci, pas d’exceptions à la règle. Voici donc un résumé de nos rencontres étonnantes et surtout pas banales…

Couple-uni–qui parcoure-le-québec-et-le-monde-entier-en-kayak-afin-de voir-des-baleines: Ce sont eux qui nous ont donné la référence pour la chaudrée de palourdes et les informations pour la seconde nuit. Ils sont venus se garer derrière nous à la fin de la soirée. Une attention appréciée. On les a trouvés très inspirants de vivre leurs rêves de baleines et surtout d’être encore en symbiose après trente ans (leur fille a 27 ans, alors ce doit être à peu près cela).

Les-deux-hippies-modernes-qui-nous-ont-amenés-à-cap-les-boules-et-qui-nous-ont-grandement-impressionnés-comme-quoi-l’apparence-et-le-clinquant-ne-sont-pas-représentatifs-de-la-qualité-d’une-personne:  C’est elle qui nous a impressionnées le plus. Le genre de personne inoubliable de par ses accomplissements… Elle ouvre des boulangeries (au Mexique, à Montréal, etc.) et elle les vend (elle fait cela depuis des années, avec ses quatre filles lorsqu’elles étaient petites). Au Mexique, elle la donne à la famille qui l’a aidée à l’ouvrir, et ailleurs, elle la vend pas cher afin d’aider quelqu’un à vivre son rêve. Son but, c’est de pouvoir aller ailleurs recommencer. De bonne humeur, la bonté dans les yeux, elle était de passage à Tadoussac en attendant que ses affaires se règlent pour aller ouvrir… une boulangerie au Nicaragua…

Les-deux-gars-très-enjoués-qui-voulaient-monter-leur-tente-tout-près-de-winnie-pour-la-nuit : C’est drôle, mais quand je leur ai dit que j’avais du poivre de cayenne et de ne pas hésiter à m’interpeler pour que j’intervienne si quelqu’un leur cherchait noise, ils sont partis et ne sont pas revenus…

Le-gars-dont-nous-n’avons-pas-vu-la-femme-et-qui-est-venu-nous-demander-si-on-dormait-là-et-qui-est-allé-encourager-l’économie-locale-en-allant-prendre-une-bière-au-village-et-qui-est-venu-se-coller-sur-nous-pour-la-nuit-comme-un-bébé-béluga-à-côté-de-sa-mère : Sympa,  le poivre de cayenne ne l’a pas fait fuir… Il s’est plutôt  s’installé sous notre protection…

La-femme-qui-nous-a-dit-que-nous-avions-un-bon-bout-à-marcher-alors-que-nous-étions-sur-la-promenade-du-village-et-que-nous-retournions-au-winnie-après-une-randonnée-à-la-presque-noirceur : Elle nous a vraiment prises par surprise. À tel point que nous sommes restées bouche bée devant son commentaire, muettes comme des carpes. Par la suite, nous avons fabulé sur les raisons qui ont fait en sorte qu’elle nous aborde… en imaginant les habitants du village, assis sur leur galerie, avec leur longue vue, regardant l’endroit où nous étions stationnées et discutant à notre propos… Tu sais, les deux filles qui sont stationnées à tel endroit, elles vont peut-être y passer la nuit? Impossible, qu’elle s’en aille, elles ont bu du vin blanc. N’empêche que c’est évident que nous étions l’attraction du coin!

La-femme-qui-est-venue-discuter-avec-nous-pendant-que-nous-prenions-notre-café-parce-que-son-mari-dormait-parce-qu’ils-s’étaient-fait-réveiller-par-des-clients-qui-prenaient-le traversier-dans-un-bed-and-breakfast : Je pense que le temps lui a paru moins long et en plus, elle nous a prises en photo devant la croix… avec une partie de la croix! Et il faut l’avouer, c’était bien agréable d’être à l’abri du vent, assises sur le socle de la croix.

août 12, 2011 Posted by | Été2011, Caro et Michèle, Rive-Nord du fleuve Saint-Laurent | Laisser un commentaire

Des réflexions et des baleines…

J’avais annoncé un reportage photographique. Et bien, je me rends compte que j’ai beaucoup trop de choses à dire, sans rapport avec les photos, pour m’en tenir à quelques commentaires notés sous celles-ci. Ma tendance à digresser et à mettre l’importance sur d’autres aspects relevant davantage du vécu fait en sorte que je finis par écrire un billet presque chaque fois. Pour moi, c’est important de dire que je voulais être abrillée la nuit, que mes ruminations mentales peuvent disparaitre, que je suis heureuse de ne pas cuisiner et que je compulse sur des chansons jusqu’à me taper sur les nerfs moi-même… J’ai passé quelques détails sous silence, comme le fait que je ne me peigne pas souvent le matin en voyage (Michèle l’a remarqué, elle) et que nous avons fait plusieurs rencontres intéressantes (cela, j’y reviendrai). Mais, pour le moment,  j’en suis à notre dernière aventure : l’observation des baleines au cap de Bon Désir…

Donc, en ce nuageux dernier matin de notre escapade entre grandes filles, nous sommes allées déjeuner au restaurant, et ce, pour contribuer à l’économie du village où nous avons squatté un bord de fleuve pour dormir (y’a pas que les campings qui veulent l’argent des touristes)…   Pour manger du bacon aussi!   Le plan de la matinée, c’était de nous rendre au Cap de Bon Désir et d’y rester jusqu’à ce qu’on voit des baleines; d’aller zieuter le camping « Paradis marin » pour vérifier de nos propres yeux la rumeur parvenue jusqu’à nos oreilles (le « paradis marin », c’est devenu une grosse entreprise, ce n’est plus comme avant).   Par le cap, nous nous sommes rendues au camping en escaladant les rochers, en observant attentivement le fleuve (il ne fallait pas manquer une baleine), pour constater que bien qu’il ait subi quelques changements au niveau de l’organisation des terrains, qu’il soit maintenant nécessaire de réserver, il y existe encore la même atmosphère calme et détendue. Je n’hésiterais pas à y retourner bien que je préfère des coins plus déserts…  Des baleines, on a en vues. Beaucoup! Des rorquals, des baleines à bosses, une baleine bleue, des bélugas…

Nous n’avons pas de photo de baleine. C’est laid une photo d’une baleine dans le fleuve. Voire décevant. Mais à vrai dire, de la rive, émergeant devant nous, c’est époustouflant…

Cap de bon Désir, Les Bergeronnes

août 12, 2011 Posted by | Été2011, Caro et Michèle, Rive-Nord du fleuve Saint-Laurent | Laisser un commentaire

Des dunes à Tadoussac, de Tadoussac aux Escoumins…

Au petit matin, je me suis réveillée bien abrillée sous deux couvertures, l’une doublée en laine de mouton et l’autre en laine polaire et en flanelle. Quel bonheur! De plus, l’absence de stress et de responsabilités, les randonnées et le fleuve commençaient à influencer positivement mes exaspérantes ruminations mentales. J’avais un sourire niais dans le visage. Je m’en apercevais parfois, me surprenant en flagrant délit du moment présent…

La brume s’est levée. Le fleuve s’est retiré. Nous sommes descendues en bas des dunes pour nous promener un peu. Un peu, beaucoup, énormément… En effet, nos pas tranquilles nous ont menées jusqu’à la baie du village de Tadoussac. Une expérience qui ne peut se vivre qu’à marée basse et qui nous aura pris presque quatre heures. Heureusement que nous avions nos appareils photo… Ensuite, nous sommes retournées au village de Tadoussac et avons fait les randonnées qui s’y trouvent : le sentier de pointe de l’Anse à l’eau et le sentier Pointe-de-l’Islet. Nous n’avons vu ni bélugas ni rorquals, toutefois, il est toujours intéressant d’admirer la rencontre du Fjord et du fleuve et d’en apprendre sur les peuples qui ont vécu à cet endroit depuis des millénaires (ce qui me passionne toujours autant)…

Éreintées, nous nous sommes rendues sur la Pointe-à-la-Croix au village des Escoumins, mais non sans être passées à la poissonnerie acheter de la chaudrée de palourdes, du saumon fumé et des pattes de crabes que nous avons dégustées bien après avoir bu une bonne bouteille de vino assises sur les rochers…

Au pied des dunes...

La Baie des dunes de Tadoussac...

En route vers Tadoussac par la plage...

LA photo comme dans le guide de la Côte-Nord...

Monter les dunes, un exercice difficile!! (oui, oui....)

Le Fjord de la Pointe-de-l'islet...

Michèle

Dire que météo média annonçait 100% de probabilité de pluie la veille...

Un festin sans cuisson...;-) En congé... pour vrai...

août 12, 2011 Posted by | Été2011, Caro et Michèle, Rive-Nord du fleuve Saint-Laurent | 2 commentaires

Tadoussac et les environs…

Notre pièce de résistance en ce qui concerne la randonnée, puisque c’est l’excuse derrière cette escapade estivale entre filles, en était une de treize kilomètres dans le parc national du Fjord-du-Saguenay : le sentier Le Fjord.  Alors de Tadoussac, nous avons pris une navette à l’auberge de jeunesse et nous nous sommes rendues à Cap les Boules pour entreprendre une randonnée qui nous ramènerait, en longeant le Fjord, au village de Tadoussac. Ce sentier, de degré difficile, peut se faire de La Baie-Ste-Marguerite à Tadoussac sur une distance de 47 kilomètres (4 jours et 3 nuits, couchers en refuge), ce que nous nous promettons de faire un jour. C’est une expérience que j’ai vécue à deux reprises au Pérou et qui m’a forcée à sortir de ma zone de confort, tout en m’insufflant du calme, du lâcher-prise et une sérénité exceptionnelle. De plus, cela m’a permis de vivre au rythme de la montagne et de sentir toute la force de la nature qui habite, encore, au plus profond de moi. Et de chacun d’entre nous. Je m’en promets d’autres…

Honnêtement, le sentier était difficile, mais de toute beauté. La vue sur le Fjord et sur le fleuve était extraordinaire et palliait les montées et les descentes incessantes. Nous n’avons croisé aucun randonneur, n’avons été dépassées par aucun d’entre eux et n’en avons pas dépassé non plus (ce qui n’est pas très surprenant !).  Le Québec, ce n’est pas très touristique… Heureusement pour nous qui profitons pleinement de ces paradis déserts, mais dommage pour tous ceux qui ne les connaissent pas.

Je compulse sur Rock Voisine depuis mon retour de l’Ouest des États-Unis (Americana).  Alors tout le long de la randonnée, complètement contaminée, je ne cessais de chanter la fameuse chanson «Good morning America». Parfois en anglais, parfois en français… À un point tel que je me tapais moi même sur les nerfs. Pauvre Michèle!  « Good morning America how are you? Dont you know me, I’m your native son, I’m de train they call me the city of New Orleans, I’ll be gone five hundred miles when the day is done.On s’est aimés comme on se quitte, tout simplement sans penser ra demain… ra demain qui vient toujours un peu trop vite, aux adieux qui quelquefois se passent un peu trop bien… »

La randonnée s’est terminée sous un ciel menaçant et orageux. La pluie commençait à tomber et nous avons remercié le ciel d’être arrivées à bon port avant le déluge…  « Good morning America how are you? Don’t you know me, i’ m your native son… nanana, nananana….»

Enfin, nous sommes est allées souper aux dunes. La brume s’est mise à monter vers nous, en provenance du fleuve. Un spectacle éblouissant…

Quelle belle pause, hein Michèle?

 

MAGNIFIQUE!

Caro, le Fjord et le fleuve... (Mont Ernest Laforce...Oups... Adela Lessard!)

Je l'ai bien mémorisé Michèle. C'est le mont Adela Lessard et non pas le mont Ernest Laforce... 😉

La brume, en provenance du fleuve, s'élève vers les dunes...

août 10, 2011 Posted by | Été2011, Caro et Michèle, Rive-Nord du fleuve Saint-Laurent | 3 commentaires

Baie des rochers et ses environs…

la Baie des Rochers à marée basse...

La Baie des Rochers à marée basse... Trouvez Winnie...

Le fleuve au bout d'un magnifique sentier rocailleux longeant la baie et serpentant dans une forêt humide tapissée de mousse et veinée de nombreux ruisseaux chantants...

La rivière de la Baie des Rochers dans laquelle Michèle et moi nous sommes baignées au retour de notre randonnée et nous sommes lavées sommairement...

Sentier tapissé de mousse pris par curiosité alors que nous voulions emprunter le chemin ancestral menant à une croix...

La fameuse croix...

Point de vue où nous a mené notre curiosité... Wow!!! La Baie de Rochers à marée haute! Et qui sait où notre curiosité aurait pu encore nous mener, puisque c'est un escalier situé dans un ravin, auquel manquait trois marches et duquel trois énormes clous pointaient vers nous, qui nous a forcées à rebrousser chemin après de nombreux kilomètres...

Un peu de brouillard se levant sur la baie...

août 9, 2011 Posted by | Été2011, Caro et Michèle, Rive-Nord du fleuve Saint-Laurent | 6 commentaires

Vieux Québec…

Québec... Le premier arrêt de cette virée sous le thème du fleuve Saint-Laurent...

Comme endroit pour dormir dans le Vieux-Québec, on ne peut décidément pas faire mieux...

Le premier arrêt de notre escapade, sous le thème du fleuve Saint-Laurent, était le Vieux-Québec. Ainsi, nous avons marché sur les remparts et sur la terrasse Dufferin, nous avons mangé des moules et de frites dans le Vieux Champlain, puis traverser les plaines d’Abraham à la noirceur. Nous avions tout notre temps puisque nous étions stationnés à proximité pour la nuit. Heureusement que Michèle a pris des photos avant notre départ… parce que moi, je n’y ai pas pensé un seul instant!  Toutefois, avec du recul, il y a une photo qui aurait mérité d’être prise : Michèle et moi vêtues d’une camisole noire et d’une jupe noire et blanche, et ce, sans nous être concertées…

août 9, 2011 Posted by | Été2011, Caro et Michèle, Rive-Nord du fleuve Saint-Laurent | Laisser un commentaire

Les réelles motivations de la destination et l’envie de nomader…

Parfois, les motivations inhérentes au choix d’une destination ou d’une région pour un voyage ne sont pas le fruit de tergiversations profondes et réfléchies… En effet, en ce qui concerne cette escapade, mon but était évidemment d’effectuer de belles randonnées, mais aussi, je dois l’avouer, de dormir au frais, abrillé avec plusieurs couvertures pour me tenir au chaud. Ouais! J’en rêvais puisqu’avant mon voyage dans l’ouest des États-Unis, les nuits étaient assez chaudes dans la région de Montréal, que pendant mon voyage, les nuits, à part celles au Grand Canyon et à Mesa Verde, étaient extrêmement suffocantes,  et que depuis notre retour, la tendance se maintient. J’avais vraiment besoin de fraicheur nocturne… Comme vous pouvez le constater, je ne suis pas une femme d’une profondeur intéressante. En effet, je suis davantage intéressée par des motivations d’ordre très simple et pratique…

Nous sommes parties sur la Rive-Nord du fleuve pour une virée qui nous a menées de la plus que quatre fois centenaire ville de Québec, à la spectaculaire baie des Rochers, aux rives du majestueux fjord du Saguenay, au très touristique, mais magnifique village de Tadoussac, à l’accueillant village des Escoumins puis enfin, à l’unique Cap de Bon Désir…

Des campings?  Pas du tout cette fois-ci… Nous avons dormi sur le bord du fleuve chaque soir, et ce, pour notre plus grand bonheur. Par conséquent, nous respirions l’air du large en profitant d’une tranquillité bienfaisante et en portant notre regard sur l’immensité du fleuve…

Puisque j’aime nomader, pour des raisons qui ne sont pas d’ordre économique, je tairai maintenant les endroits où je dors par souci de les garder secrets et de ne pas provoquer l’ire des gens qui ont des terrains de camping et qui font voter les lois nous obligeant à les fréquenter (ce qui ne nous intéresse pas vraiment, évidemment). En effet, ce que les gens ne comprennent pas, c’est que nous (incluant les autres nomades que je rencontre) ne sommes pas des campeurs, nous n’aimons pas nous installer, nous ne faisons que passer, car bien souvent, les motivations se cachant derrière le voyage sont relatives à la randonnée pédestre, au kayak, à la plongée, à l’observation des oiseaux, etc…. Nous sommes des amoureux de la nature qui préfèrent la tranquillité et la beauté. Pas du tout la même clientèle. Il y a une manière de faire et un code éthique à respecter, de là ma décision de ne plus m’étendre sur le sujet… Toutefois, je continuerai de ne laisser aucune trace de mon passage, d’aller manger dans les restaurants à proximité et de visiter les poissonneries pour favoriser l’économie locale des régions visitées… D’ailleurs, sachez que c’est un nomade qui nous a recommandé chaleureusement la chaudrée de palourdes de la poissonnerie de Tadoussac. Pour ce qui est des campings, ils devraient penser à une formule pour accueillir les voyageurs qui ne veulent que passer la nuit, autant au niveau de l’offre des terrains que du prix à payer: stationnement à prix modique sur le bord de la mer; possibilité de se brancher à l’électricité; de se remplir d’eau ou de vider les réservoirs, et ce, moyennant un certain montant flexible…

Bref, nous avons fait un magnifique voyage, arpenté de magnifiques sentiers, dormi sur des sites fabuleux, dégusté de délicieux fruits de mer et une excellente chaudrée de palourdes, observé de nombreuses baleines, respiré abondamment l’air marin du Saint-Laurent et emmagasiné une bonne dose d’air pur… C’est sous forme de reportage photographique que je vous présenterai le voyage que j’ai fait avec Michèle la semaine dernière…

août 8, 2011 Posted by | Été2011, Caro et Michèle, Rive-Nord du fleuve Saint-Laurent | 2 commentaires

Encore un billet à propos des bottes de randonnée…

Cendrillon avait fait réparer la botte de randonnée, qu’elle chouchoute depuis plus de dix ans, chez le cordonnier pour la modique somme de vingt dollars. Elle était fière de son coup, convaincue qu’aucune autre paire de bottes ne lui procurerait le confort incommensurable qu’elle confère à ses pieds de randonneuse. Si l’objectif d’atteindre un sommet relève davantage de la force mentale que de la forme physique, il est assurément vrai que la manière dont les pieds sont chaussés l’est tout autant.

Comme elle partait après le match de soccer de Sara, Patrick lui offrit de partir en voiture avec cette dernière, alors que lui irait mettre de l’essence et du propane dans Winnie.   À la toute dernière minute, elle pensa à sa botte qui se trouvait sur sa commode. Elle  l’a pris, la mis dans la voiture, puis l’y oublia quand elle partit pour l’escapade estivale. Elle y pensa alors qu’elle avait déjà roulé plus de trentaines de minutes… Elle rebroussait chemin ou pas? Alors qu’elle tergiversait, elle arriva à son point de rendez-vous avec Michèle. Trop tard!   Elle se consola un peu puisqu’elle avait ses souliers Merrell qui lui assurent une certaine prise dans les sentiers et un certain confort pour les pieds, bien qu’aucunement comparable à ses Garmont.

Elle n’a  pas d’ampoule, mais elle eut vraiment eu mal aux orteils, surtout lors des descentes abruptes. Une autre bonne raison d’encenser ses vieilles bottes de randonnée… Et surtout, de ne plus les oublier!

août 4, 2011 Posted by | Été2011, Caro et Michèle | Laisser un commentaire

Partir sur les rives du fleuve Saint-Laurent…

À la fin de mon dernier message, j’ai écrit que je partais « no where voir le monde ».    J’avoue que c’était un peu exagéré, car je savais que je me dirigeais, avec ma compagne de voyage Michèle, vers la 20 ou la 40 en direction EST pour me rendre quelque part sur le bord du fleuve St-Laurent… Quelque part où le vent du large amène des odeurs d’embruns salés et de varechs, où des milliers d’étoiles parsèment le ciel noir et obscur et où le silence existe réellement. Mon corps, mon âme et mon esprit tendaient impatiemment vers ce cours d’eau que j’aime tant, qui m’a vu grandir et qui me permet de recharger mes batteries que je mets régulièrement à plat en me stressant pour des futilités et des banalités. En fait, ça marche chaque fois que je voyage, mais le fleuve, puisque je le connais, il m’assure une détente supplémentaire. Alors ce besoin de fleuve St-Laurent, c’est une commande intense qui ne peut qu’être satisfaite lorsque l’appel se fait sentir… Il suffit, comme je l’ai dit précédemment, de prendre la 20 ou la 40 en direction Est afin de partir à l’aventure sans peur ni réservations.

Michèle et moi n’organisons pas grand-chose lorsque nous partons nomader toutes les deux ensemble. On ne fait pas de liste de bouffe à emporter ni de plans trop élaborés. Je passe la prendre dans le stationnement d’un Tim Horton sur la 20 et on part, tout simplement, entre grandes filles (comme le dit si bien Michèle) : pas de maris, pas d’enfants, pas de chiens… Nous sommes seules toutes les deux avec notre intensité, notre honnêteté, et ce, sans risquer de déplaire à l’autre ou encore, d’activer de la jalousie…

Étant toutes deux des randonneuses invétérées, infatigables et décidées, aucun sentier ne nous résiste, enfin sauf si l’escalier se trouve dans un ravin, qu’il lui manque trois marches et que d’énormes clous rouillés pointent dangereusement vers le haut dans notre direction.   Contemplatives et épicuriennes, nous aimons bien nous installées dans des endroits magnifiques avec vue sur la mer pour relaxer, boire un peu de vino et manger frugalement…

Pour la 20, j’ai vendu la mèche dans les lignes précédentes, mais pour le reste, quelle direction avons-nous prise? Celle de la côte nord ou celle de la Gaspésie?

 

Caro et Michèle... Deux joyeuses randonneuses qui aiment bien arrêter de compulser sur leurs pensées...

Vue imprenable lors d'une randonnée éreintante de 13 kilomètres...

août 4, 2011 Posted by | Été2011, Caro et Michèle | Un commentaire