Caro et cie

Les photos du voyage…

C’est fait… j’ai ajouté les photos à chaque billet écrit pendant le voyage…

juillet 20, 2011 Posted by | Été2011, Californie | 4 commentaires

Mesa Verde

Il y a trois ans, lors de notre voyage au Nouveau-Mexique, j’avais vraiment envie d’aller visiter Mesa Verde, mais malheureusement, nous n’avions pas eu le temps… Toutefois, je suis si fascinée par les peuples et les civilisations qui vivent depuis des millénaires en Amérique qu’à chaque fois que je voyage, que ce soit à Terre-Neuve, au Québec, aux États-Unis ou au Pérou, j’oriente toujours mes pas vers ces peuples disparus, vers ces civilisations extraordinaires… Certains décident de voyager en Europe, en Asie ou en Afrique,  pour ma part, je tripe à fond sur l’Amérique pour le moment…

Je  me passionne pour l’histoire du maïs. Ce grain, créé par l’homme en Méso-Amérique à la suite du croisement de deux types de plantes et qui a fait en sorte que des civilisations naissent et se développent en Amérique… Sans les hommes, il n’y aurait pas eu de maïs, sans maïs, aucune civilisation importante. Grâce à lui, se nourrir était plus facile, et de ce fait, les groupes ont pu s’unir et tendre vers le développement de civilisation organisée, connaissant (et maitrisant) l’agriculture, l’irrigation, l’astronomie, l’architecture et bien plus encore. Auparavant, pour survivre, ils devaient vivre en petit groupe puisqu’ils dépendaient des ressources qu’ils trouvaient en se déplaçant; à partir du moment où ils pouvaient faire de l’agriculture, ils pouvaient se rassembler et vivre en communauté. Bien entendu, nous connaissons tous les Incas, car ils avaient atteint un niveau de développement extraordinaire, de même que les Mayas, les Toltèques et les Aztèques, mais en Amérique du Nord, savez-vous qu’il y a eu les Anasazis? Ils étaient près de 140 000 à vivre sur le plateau du Colorado où ils faisaient la culture du maïs, tissaient des étoffes, fabriquaient de la vannerie à  partir des fibres de yucca, construisaient des bâtiments durables sur les plateaux d’abord, puis dans les alcôves des canyons. De plus, ils avaient certaines notions d’astronomie et de mathématiques… Tous les éléments prouvant qu’il s’agissait réellement d’une civilisation étaient présents…

Les raisons pour lesquelles ils ont quitté le haut des plateaux vers l’an 1100 pour construire leur village dans les alcôves des canyons restent obscures, mais la plus probable est qu’ils aient été obligés de se cacher pour conserver les maigres ressources qu’ils possédaient puisque sévissait, à cette époque, une sècheresse qui a duré 50 ans. De plus, ils brulaient les forêts environnantes pour cultiver la terre et construire des habitations, les terres s’appauvrissaient et comble du malheur, ils ne connaissaient pas le principe du compost. Les grands animaux avaient migré ailleurs, par conséquent, se nourrir était de plus en plus ardu… Vers les années 1300, ils sont disparus et ils ont laissé des ruines qui n’ont été découvertes que très tard ce qui a favorisé leur conservation, tout comme le fait qu’elles se trouvent en climat sec.

Nous avons fait une marche sur les pas des Anasazis en suivant un sentier serpentant en altitude le long d’un canyon pour nous rendre à une fresque de pétroglyphes. Ils étaient moins nombreux que ceux que j’avais eu la chance d’observer à « Tree Rivers Petroglyphs » lors de notre voyage, il y a trois ans, au Nouveau-Mexique. Toutefois, cette fois-ci, je pouvais retracer une histoire, une signification à travers la fresque. Ensuite, nous avions nos billets pour visiter les deux sites les plus importants de la région. Pour ce faire, il faut grimper des échelles, traverser des tunnels, grimper à même le rock dans des petits espaces creusés à même la falaise, jadis, par les Anasazis. C’était époustouflant et les guides, très intéressants, ont soulevé encore plus la flamme qui brille en moi… De plus, il y a des dizaines et des dizaines de sites observables lorsqu’on suit les routes dans le parc et les sentiers de randonnée. Disons que le détour vaut réellement la peine et qu’il permet de voir à quel point cette civilisation était importante et à quel point ils étaient nombreux… Les habitations troglodytiques des Anasazis, difficiles d’accès, soulèvent les imaginaires, l’admiration, l’étonnement…

Ce parc est difficilement accessible et hors des sentiers très touristiques de l’Ouest. Il y a des touristes, mais pas de l’ordre de 3 à 5 millions comme c’est le cas pour « Grand Canyon », « Zion » et « Yosemite ». Cependant, le chemin à parcourir dans le parc pour atteindre les mésas, le nombre incalculable d’habitations, la fresque de pétroglyphes, la randonnée dans le canyon pour laquelle il a fallu s’inscrire par mesure de sécurité valaient tous les déplacements…

Des photographies maintenant…

Un fabuleux sentier qui reliait des villages différents à Mesa Verde

Une fresque après une randonnée magnifique et ardue...

Pour accéder à «Balcony House», une suite d'échelles, de tunnels, d'escaliers sur la parois rocheuse du canyon...

Cliff Palace... Plus d'une centaine de personnes y vivaient...

À l'abri des ennemis... Cachés...

Difficile d'accès... nous sommes descendus par la crevasse de gauche pour accéder à Cliff Palace et sommes remontés par celle de droite... Incroyable!

juillet 18, 2011 Posted by | Été2011, Californie | 3 commentaires

Lake Powell et Monument Valley

Au départ, nous étions sensés passé deux jours de farniente au Lake Powell… Bref, le séjour à Zion et la paresse dans la piscine de Las Vegas ont limité la baignade (très agréable soit dit en  passant) dans ce bassin du Colorado à quelques heures seulement…

Quant à Monument Valley, qui faisait également partie de l’itinéraire initial, nous ne l’avons que sillonné en voiture. Toutefois, je dois l’avouer, ce détour en territoire navajo valait vraiment la peine. C’est aussi beau et mythique que ce que nous nous imaginions lorsque nous voyions ces monuments dans les films, alors que les personnages roulent en trombe sur la route qui les traverse… De plus, fait intéressant, puisque nous sommes des gens qui aiment célébrer les bontés de la nature, nous avons eu droit, encore une fois, aux nuages menaçants donnant un éclat particulier au soleil de fin de soirée, à la pluie et aussi, à de beaux arcs-en-ciel…

Bobby, le chien voyageur au Lake Powell...

L'orage au loin...

Monument valley

juillet 16, 2011 Posted by | Été2011, Californie | Laisser un commentaire

The Narrows, Zion N.P. California

Comme les risques de « flash flood » étaient bas, nous avons décidé d’opter pour la randonnée dans le fond du canyon de Zion via la rivière Virgin… Souliers d’eau, costume de bain, short de baignade de Charles (heureusement que tu les as oubliées, mon chéri) et un bâton composaient l’ensemble de l’équipement de base dont j’avais besoin pour l’aventure.

Pour tenter une telle aventure, il est essentiel d’avoir du courage et de la témérité pour s’opposer au courant de la rivière, de la prévoyance pour suivre le chemin le plus sécuritaire (traverser le courant, suivre la falaise ou continuer droit devant?), de l’audace pour nager en eau profonde et aussi, de la force physique et de l’agilité pour marcher avec de l’eau parfois sous les bras, contre le courant, sur un sol rocailleux et très glissant… De même, la rivière limpide était si agitée, que nous ne voyions même pas où nous posions les pieds ce qui demandait une attention soutenue. J’ai travaillé tous les muscles de mon corps et de multiples facettes de ma personnalité…

Évidemment, c’était une randonnée à couper le souffle, le canyon rétrécit parfois à sept mètres de largeur alors que les parois atteignent plus de 300 mètres de hauteur. Leurs couleurs varient du rouge, à l’oranger, au noir,  et elles se nuancent selon la position et les reflets du soleil qui arrivaient parfois à s’immiscer dans le canyon… Magique et magnifique!

Nous étions trempés de la tête au pied à la suite d’une aventure qui aura duré six heures. Aucune envie d’aller me faire brasser dans la rivière ce soir-là, seulement de relaxer et de regarder les animaux sauvages (chevreuils, renard, écureuils, raton) venir manger les abricots qui étaient tombés de l’abricotier situé sur notre site…

À l'aventure...

juillet 16, 2011 Posted by | Été2011, Californie | Laisser un commentaire

Un arrêt improvisé…

La prochaine destination était le « Grand Canyon », question d’aller vérifier s’il est réellement à la hauteur de sa réputation mondiale et du nombre faramineux de touristes qui le visitent chaque année… Nous avons choisi le « North Rim » puisque le calme et le côté sauvage y sont davantage préservés qu’au « South Rim », en effet, seuls 10 % des gens choisissent de visiter le « Grand Canyon » de ce côté.

Madame Chose (le GPS) a décidé de nous faire passer par « Zion N.P. », aller savoir pourquoi… Toutefois, j’étais bien contente, car la route traverse une partie du parc, et plus particulièrement une petite portion de la vallée, ce qui ajoutait à mon bonheur… Déjà, à l’entrée du parc, on avait l’impression de déambuler dans un autre monde; les immenses falaises rouges nous entouraient tel un temple et contrastaient fortement avec le granit gris de « Yosemite ». Alors, comme ça, sur un coup de tête, sans trop réfléchir, séduits, nous avons décidé d’y rester une nuit pour l’explorer, et ce, à condition qu’il y ait une place dans le camping pour nous (comme il y en a toujours une, même si le camping affiche complet, alors c’était dans la poche). Par inadvertance, j’ai payé pour deux nuits, car j’avais oublié d’enlever le 20 $ comptant de l’enveloppe quand j’ai décidé de payer par carte de crédit. Le destin en avait décidé : Zion nous accueillerait pour deux nuits…

Comme il faisait très chaud, nous avons décidé de paresser pour le reste de l’après-midi et d’aller nous baigner dans la « Virgin River », cette rivière qui a creusé le canyon de la vallée de Zion et qui coule au milieu du camping…   L’eau était bonne et je suis restée un temps incalculable, les genoux accotés sur un rocher, à laisser le courant me frapper le dos et à nager avec les bras pour garder mon équilibre… Puis, après le souper, nous sommes partis faire le tour de la vallée en autobus. Il important de savoir qu’à Zion, seuls les véhicules autorisés peuvent entrer dans le canyon puisqu’avec les trois millions de visiteurs qui viennent le visiter chaque année, les embouteillages étaient fréquents et par conséquent, le monoxyde de carbone était en train d’étouffer tout ce qui vivait dans la vallée.

Nous avons donc pu admirer la rivière Virgin dans son lit de Cottonwood, elle qui a façonné au fil des années cette merveille géologique qu’est le canyon composé d’immenses rochers et de parois parfois verticales. Quel spectacle que ce paysage grandiose où se mélangent harmonieusement de multiples couleurs tels le rouge, le blanc, le vert et le bleu! Puis, au bout du canyon, nous avons emprunté un sentier de 3,6 kilomètres longeant la rivière et s’engouffrant dans une partie plus étroite du canyon. À cet endroit débute un autre sentier qui s’enfonce dans le canyon et s’adresse aux plus téméraires : «The Narrows».  Les randonneurs doivent marcher dans la rivière à contrecourant, parfois nager en eau profonde, grimper des rochers et traverser des rapides…

Pat était attiré par cette randonnée ou une autre, la «Angel landing », qui grimpe si abruptement, qu’il est nécessaire de se tenir après des fils de fer pour arriver au sommet… Pour ma part, je tergiversais. Sara qui m’a appelée ce soir-là m’a dit de choisir celui de la rivière parce que c’était moins dangereux (elle me protège toujours). Les « flash flood » Toune, ça te dit quelque chose? Elle n’était plus certaine du tout. Et moi non plus, je l’avoue.

La Virgin River, celle qui a modelé le canyon de Zion...

En cette fin de soirée, l'idée de s'aventurer au delà du sentier de pierre se met à nous tarauder...

Le bouffeur d'abricots...

juillet 15, 2011 Posted by | Été2011, Californie | Laisser un commentaire

Las Vegas, départ des enfants et hyperémotivité…

Nous étions de retour à Las Vegas… les enfants retournaient à la maison, nous poursuivions le périple sans eux. La séparation fut difficile, je ressentais physiquement leur absence, la nausée m’envahissait et je me mettais à pleurer. J’ai eu réellement de la difficulté à imaginer le reste du voyage sans eux, nous avions tellement partagé. Comme je le dis souvent, en voyage, on vit une vie et nos compagnons sont les seuls qui ont accès aux émotions ressenties, qui connaissent la beauté et la splendeur des lieux visités, ainsi que le déroulement des évènements. De ce fait, j’imagine que je vivais un certain deuil de cette partie du voyage.

Le winnie était vide sans eux. Ils me manquaient… Et je pleurais sans arrêt !

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Je ne me suis jamais autant baignée que durant ce voyage. Il fait tellement chaud que cela devient une nécessité lorsque j’aperçois un endroit propice que ce soit une rivière, un lac ou une piscine. Ainsi, à notre arrivée à Vegas, le matin du départ des enfants et tout le reste de la journée, nous nous sommes baignés inlassablement : en jouant le matin avec les enfants et en nous laissant flotter le reste du temps… Le soir, nous sommes allés manger en plein centre-ville de Vegas au Hard Rock Cafe, et ensuite, nous n’avions qu’une seule idée en tête : retourner nous baigner… ce que nous avons fait bien entendu…

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Nous  avons rencontré un Franco-Albertain et j’ai été surprise de constater qu’il parlait presque comme nous, alors que les Français de France semblent, souvent, parler une autre langue. En effet, il me faut quelques secondes avant d’être certaine qu’il s’agit bien du français…

juillet 14, 2011 Posted by | Été2011, Californie | 2 commentaires

Death Valley et « Flash Flood»

Nous avions décidé de traverser « Death Valley » pour nous rendre à Las Vegas puisque les enfants y prenaient l’avion le lendemain après-midi pour retourner au Québec. Toutefois, nous n’avons même pas pu mettre les pieds dans le parc puisque la route permettant d’y accéder a été bloquée par une crue soudaine, alimentée par la pluie provenant d’un orage visible au loin et dévalant les montagnes vers le centre du plateau. Le sol imperméable n’absorbe pas du tout l’eau causant ce phénomène subit, impressionnant et aussi, il faut le dire, dangereux : le « flash flood ». J’imagine une analogie entre sa soudaineté et le côté hémorragique de cette manifestation, car « flood » se prononce comme « blood »… Ainsi, deux premières crues nous ont forcés à rebrousser chemin et à abandonner l’idée de traverser « Death Valley », puis une troisième nous a obligés à effectuer un grand détour pour nous rendre à Las Vegas où nous sommes arrivés à la fin de la soirée, éreintés,  affamés et avides d’une saucette dans l’eau tiède de la piscine du RV Park qui avait des allures de resort dans les Caraïbes…

juillet 14, 2011 Posted by | Été2011, Californie | Laisser un commentaire

MonoLake et Panum crater

Ce paysage étrange semblant issu d’une autre planète m’a toujours attirée, étonnée et fascinée. Des monolithes sortant de l’eau avec en arrière plan des sommets enneigés, cela me faisait rêver et j’avais vraiment envie de les admirer… À partir de Yosemite, nous aurions pu décider de passer par Kings Canyon et Sequoias nationals parks qui sont assurément d’une grande beauté, toutefois, c’est vers Monolake et ses tufas, que nous nous sommes dirigés.

Cet immense lac a vraiment quelque chose d’étonnant lorsqu’il nous apparait à la sortie du parc de Yosemite, et ce, parce qu’il est situé en altitude, ce qui donne l’impression que les magnifiques sommets enneigés sont des petites montagnes, mais aussi parce qu’il se trouve entouré de cratères témoignant de l’activité volcanique de la région…  Ce lac n’est pas le résultat d’un barrage pour créer un réservoir d’eau potable, c’est en fait ce qui reste d’une mer intérieure, vestige de la dernière glaciation. La surutilisation de l’eau a fait que son niveau a énormément baissé au cours du XIX siècle puisque les cinq rivières qui l’aliment sont captées par l’aqueduc de Los Angeles, et que pour le sauver, de nombreux efforts ont dû être déployés pour qu’il soit protégé. Du coup, l’eau du lac est sept fois plus salée que les mers du monde entier, ce qui est très étonnant lorsqu’on s’y baigne et s’y laisse flotter, mais qui s’avère très inquiétant pour l’avenir de la flore et la faune qui en dépendent. Il ne faut pas se méprendre, il y a de la vie dans ce lac… En effet, de milliers de krills servent de nourriture aux insectes et aux oiseaux, ce qui en fait, un lieu très important lors de la migration des oiseaux…

Avant d’aller admirer les tufas du côté sud du lac, nous avons fait une randonnée de plusieurs kilomètres au « Panum Crater » puisqu’il était tôt et que le soleil n’était pas encore à son zénith (la chaleur accablante n’était donc pas encore de la partie). Dans un premier temps, nous avons marché sur l’anneau qui fait le tour du cratère et j’ai vraiment aimé la vue que nous avions sur le lac et les sommets enneigés environnants, tout comme le fait que mes pas s’imprégnaient là où jadis un volcan était en activité. À la fin, Pat est retourné au Winnie, mais les enfants et moi avons décidé d’emprunter le chemin qui mène au centre du cratère. Je les ai convaincus en leur expliquant que c’était une belle occasion de voir à quoi cela ressemblait et que pour ma part, il n’était pas question que je passe à côté… Bon, le volcan n’est pas en activité, mais c’est impressionnant et fascinant quand même!

Ensuite, ce nous avons emprunté le chemin de gravier menant au lac pour aller voir les tufas et faire une saucette. Le paysage parsemé de tufas ne m’a pas déçue, car c’est aussi beau que ce que j’avais anticipé… Les concrétions de tuf calcaire émergent de l’eau majestueusement pour le plus grand plaisir du regard et de l’imaginaire… C’est le jaillissement d’eau douce dans l’eau salée qui a permis la formation de ces monolithes fascinants. La raison pour laquelle ils sont maintenant hors de l’eau, c’est la baisse dramatique du niveau du lac…

La baignade était bonne, mais salée… C’était vraiment comique de sentir nos pieds vouloir remonter à la surface de l’eau…

Randonnée sur l'anneau du Panum Crater

Les hauts sommets semblent minuscules...

Les étranges tufas...

 

Une baignade salée...

juillet 13, 2011 Posted by | Été2011, Californie | Laisser un commentaire

La traversée du parc de Yosemite par la «Tioga Road»

C’est sur la rive d’un lac de tête, à 9500 pieds d’altitude, que nous avons passé la nuit après la fantastique (et vertigineuse) randonnée.   L’endroit, à la brunante, était vraiment extraordinaire et nous n’avions réellement pas envie d’aller plus loin. De toute manière, notre destination du lendemain était à proximité… C’est justement pour nous rapprocher que nous n’avons pas couché au même camping que la veille puisque nous n’avions rien à faire, si ce n’est de manger et de nous coucher. Alors, pourquoi ne pas traverser le parc de Yosemite vers notre destination : Monolake et ses tufas?

Au début, nous trouvions que cette partie du parc était très ordinaire comparée à celle que nous venions d’admirer dans la vallée. Toutefois, à notre étonnement, nous nous sommes retrouvés parmi les hauts sommets argentés, enneigés et escarpés que nous pouvions admirer derrière le « Half dome » lorsque nous étions à « Glacier Point » et à « Sentinel dome». Les tumultueuses rivières que nous admirions étaient celles qui alimentaient les magnifiques chutes de la vallée… De la haute voltige, du plus grand que grand, de l’immensité et enfin, de la fraicheur hivernale… Après toute cette chaleur, ce souffle nordique est le bienvenu pour la Québécoise que je suis, étrangère à ce climat dans lequel je déambule depuis deux semaines…

À cette hauteur le parc était encore enseveli de neige, c’est donc pour cette raison que tous les campings sont fermés. Certains sont squattés par des amateurs de plein air en tentes. Pour notre part, la barrière «closed» a suffi à nous décourager…   Nous sommes donc arrêtés sur le bord du lac, avons concocté une petite lasagne vite fait, le tout accompagné d’un très bon vin californien (payé un prix ridicule).   Puis, après quelques parties de cartes, c’est un dodo tout en fraicheur (et régénérateur) qui m’attendait, bien abrillée dans la couette en laine de mouton.

Lac de tête par une belle soirée d'été...

juillet 12, 2011 Posted by | Été2011, Californie | 2 commentaires

Yosemite (la randonnée)

Ce n’est pas la première fois qu’il m’arrive de pleurer devant les splendeurs de la nature. Jusqu’à aujourd’hui, je ne comprenais pas vraiment ce qui provoquait un tel torrent de larmes, impossibles à arrêter, ce qui me gêne même parfois. Par exemple, à Big Sur, j’ai vu des paysages parmi les plus beaux qu’il m’ait été donné de voir, et je n’ai pas pleuré pour autant, bien que je reconnaisse cette beauté, parce qu’elle m’habite et que je respire à son rythme… Alors, qu’est-ce qui provoque, tout à coup, des larmes intarissables sur mes joues et déclenche ce surplus d’émotions?

Je pense que la grande responsable de cette hyperémotivité, c’est la SURPRISE… En effet, quand il m’arrive de pleurer de manière incontrôlée, c’est généralement quand un paysage surprenant apparait comme par enchantement devant moi, alors que je ne m’y attendais pas du tout… Cette fois-ci, c’était le spectacle étonnant à la sortie du tunnel; une autre fois, l’immense vallée de petit pied le dinosaure qui est apparue après la traversée du plateau du mont Albert dans le parc de la Gaspésie; ou encore, l’odeur des ananas qui venait m’enivrer soudainement à Hawaï alors que nous roulions en moto.

Aujourd’hui, nous avons marché plus de quinze kilomètres dans le fabuleux parc national de Yosemite. Après «Glacier Point», qui vaut le déplacement pour sa vue à couper le souffle, toute en gris et en blanc, nous sommes partis vers le « Sentinel Dome » se trouvant à 2476 mètres d’altitude et ayant beaucoup plus à offrir… Le sentier grimpait parmi les séquoias, Pat et les enfants rêvaient de faire une rencontre pacifique avec un puma, pour ma part, je souhaitais ardemment que nous poursuivions notre route en paix, et ce, sans rencontre inquiétante. Puis, nous nous sommes dirigés vers «Taft Point» dans une immense forêt enneigée. Eh oui, d’immenses plaques de neige (sèche, c’était étrange) recouvraient le sol… «Taft Point», c’est le rêve de tout randonneur : se retrouver à un endroit qui vaut tous les efforts fournis pour y arriver en faisant oublier les montées difficiles et les distances parcourues. Il s’agit d’une immense falaise qui donne vue sur la vallée, striée d’énormes fissures donnant le vertige lorsqu’on s’y promène. À «Sentinel dome», nous étions sur un immense rocher arrondi et à «Taft Point», sur une falaise vertigineuse, de la splendeur à l’état pur, rien de moins… Pour revenir à «Glacier Point», nous avons choisi de faire la boucle et de longer cette fois-ci la vallée féérique, ce qui s’est avéré le sentier le plus vertigineux que j’ai fait de ma vie, trek dans les Andes et visites des ruines incas au Pérou comprises.

Charles et Sara ont adoré cette longue randonnée et malgré leur jeune âge, ils étaient vraiment conscients de la chance qu’ils avaient d’arpenter ce sentier et de voir des paysages aussi splendides, étonnants, vertigineux (combien de fois ai-je utilisé cet adjectif jusqu’à maintenant ?).   On se demande parfois, ce qu’ils feront à vingt ans… Partiront-ils sac au dos pour l’Amérique du Sud ?  Feront-ils des treks de plusieurs jours ?  Auront-ils l’ambition d’avoir un chalet dans le nord avec tous les conforts de la vie moderne?

Half dome, chute, sommets enneigés, altitude... Que demander de plus?

Magnifiques séquoias... Notez la taille de Sara et Charles...

Si petits... Dans un paysage surdimensionné...

Je m'envole, je m'envole...

Neige «presque» éternelle...

Les fissures... frissons garantis...

juillet 12, 2011 Posted by | Été2011, Californie | Laisser un commentaire