Caro et cie

Big Sur [2]

Le jour suivant, une belle randonnée en montagne était au programme et, via un sentier en tête d’épingle, nous sommes parvenus au sommet de l’une des plus hautes montagnes du parc, ce qui nous a permis d’apercevoir le pacifique qui ce jour-là, était couvert d’une légère brume rendant le paysage flou. Tout au long du parcours, Sara et Charles sifflotaient des airs connus et parfois, nos deux comparses continuaient selon leur bon vouloir aux intersections, ce qui me stressait énormément. Dans ce temps-là, le temps parait plus court. Au retour de cette expédition de 8 kilomètres, en fait, nous pensons que c’était moins, mais en regardant la distance sur la carte du parc en miles et en le multipliant par 1,7, nous arrivons exactement à ce chiffre, les enfants avaient vraiment envie de se baigner…

Nous sommes donc retournés au bassin que deux familles très nombreuses avaient pris d’assaut avec leurs vingt glacières, leur hamac, etc. Paradisiaque, l’endroit ne l’était plus que dans nos souvenirs de la veille… C’est étrange comme l’atmosphère d’un lieu peut changer en raison de quelques éléments qui ne sont pas si importants finalement. Pour eux, c’était certainement le paradis ! En même temps, j’imagine qu’avec mes quatre enfants, j’ai déjà détruit les paradis de certaines personnes, toute chose étant relative par ailleurs.  Les enfants se sont baignés quand même, mais Pat et moi, on s’est abstenus !

Ensuite, nous sommes partis explorer deux autres parcs qui étaient sur notre route vers San Francisco, toujours dans Big Sur, notamment le Andrew Molera  et le Garrappata States Parks. Le premier n’étant pas accessible en winnie, nous sommes allés au deuxième qui, bien que d’une beauté époustouflante, n’était pas à long à explorer et n’offrait pas la possibilité de camper la nuit venue. Il s’agissait d’une falaise parsemée de milliers de fleurs de toutes les couleurs et surplombant une plage paradisiaque sur laquelle les vagues immenses déferlaient sur le rivage à vive allure et parvenaient parfois à atteindre les pieds des marcheurs qui ne s’y attendaient pas. Parlez-en à Sara  qui s’est fait prendre… 😉   Nous y sommes restés un bon bout de temps : les enfants se sont promenés sur la falaise et les rochers, Bobby s’est battu avec une algue qu’il prenait pour un serpent, Pat est sorti du winnie même si dans un premier temps, il avait décidé de soigner les ampoules qu’il s’était faites le matin sur les talons et moi, j’ai pris un nombre incalculable de photos. Photos que vous verrez un jour lorsque j’aurai une connexion adéquate pour le faire…

Ensuite… Ce fut le festival de la recherche d’un camping pour coucher, ce qui était très difficile en ce samedi de la fin de semaine de la fête de l’Indépendance.   Nous avons fini par nous rendre au Redwoods State Park tout près de Felton, et même si internet me disait qu’il restait trois places, le ranger nous annonça piteusement qu’il n’y en avait plus. Que faire? Squatter? D’accord, mais pour cela, il faut trouver un endroit propice. Nous sommes donc retourner en ville et nous sommes stationnés au parc municipal pour manger dans un premier temps (steaks et asperges sur le BBQ étaient au menu et nous salivions depuis le matin en y pensant) et évaluer la situation dans un deuxième.

Bobby est un chien qui attire énormément l’attention, surtout aux États-Unis, allez savoir pourquoi, mais les gens ici adorent les chiens, alors nous n’avons pas été surpris outre mesure quand deux dames qui promenaient les leurs dans le parc sont venues le voir. Pat s’est mis à faire un brin de jasette, puis les enfants sont allés flatter leurs mignons chiens, un schaudle et un caniche miniature. Pat leur dit que nous pensons dormir là, mais que nous espérons ne pas être réveillés en pleine nuit par une patrouille de police et blablabla. Puis, quelques minutes plus tard, elles sont revenues et nous ont offert un stationnement dans leur cour. Nous avons accepté et les avons suivies jusque chez elles : une magnifique maison, avec un stationnement pour winnie,  située juste à côté d’un ranch dans une forêt de séquoias. Nous avons réellement bien dormi et les avons remerciées chaleureusement avant notre départ le lendemain matin pour San Francisco !

Un séquoia de 1000 ans...

Mélange de forêt et de paysage aride...

Le Pacifique embrumé au loin...

Le plus haut pont de Big Sur

Pris au piège?

Une mer mouvementée...

Garrapata State Park

juillet 4, 2011 Posted by | Été2011, Californie | 3 commentaires

Big Sur [1]

La côte de Big Sur est renommée à travers le monde entier, et ce, pour diverses raisons… D’une part, il y a la rencontre entre la mer et les montagnes qui offre un paysage démontrant la violence des déplacements des plaques techniques et de l’activité volcanique de la ligne de feu et d’autre part la présence enivrante des séquoias, de la rivière Big Sur, des fleurs colorées et de cette route en lacet vertigineuse à flanc de falaise.

Patrick a démontré des aptitudes exceptionnelles de conducteur de Winnie et j’avoue que j’étais vraiment contente de ne pas avoir le volant entre les mains, par moment, c’était vraiment trop vertigineux… Nous étions avides de découvrir le paysage merveilleux qui apparaitrait au détour de la route, ébahis d’être les témoins de ce spectacle, sans mots… Chaque point de vue est mémorable, inoubliable. Partout où le regard se pose, la beauté nourrit l’âme, l’immensité fait respecter ce qui nous précède.

Nous sommes arrêtés au Julia Pfeiffer State Park et nous avons marché le long d’un canyon au fond duquel coulait un ruisseau dans une forêt de Séquoias et à la fin du sentier, une chute dévalait les rochers. Charles et Sara se sont amusés à traverser le ruisseau en marchant sur d’immenses troncs de Séquoias, à grimper et à sauter de rocher en rocher. Sara a vu un serpent et elle a hurlé de terreur… Les quelques minutes qui ont suivi sa rencontre ont été difficiles, en effet, plus rien ne l’intéressait et la beauté du paysage n’avait aucune emprise sur elle… Ensuite nous avons emprunté un sentier qui se dirigeait vers la mer et là, en longeant un sentier à flanc de falaise, une surprise de taille nous attendait; une magnifique baie aux eaux turquoises où venaient rouler bruyamment d’énormes vagues sur le sable et où une chute de 24 mètres tombait en bas des rochers…

Puis, nous sommes allés au Pfeiffer Big Sur Stage Park et nous avons fait une randonnée qui montait au sommet d’une montagne offrant une splendide vue sur la vallée de la rivière Big Sur et qui se rendait ensuite, parmi les séquoias, au pied d’une chute assez impressionnante et sous laquelle nous avons pris une douche des plus rafraichissantes. C’était la Californie à l’état pur, un écriteau nous avertissait même d’une éventuelle rencontre avec un puma…

Nous n’avions pas de site de camping, mais bien une permission de dormir dans un des stationnements du parc. Du coup, nous avons choisi celui qui était sur le bord d’un magnifique bassin de la rivière où nous pourrions nous baigner… Un pur bonheur !

La côte déchiquetée de Big Sur

...

Juila Pfeiffer State Park

Un canyon, une rivière, des séquoias... Que demander de plus?

Des heures de plaisir!

Récompense au bout du sentier...

Julia Pfeiffer

idem

Une autre récompense bien méritée au détour d'un sentier. Big Sur state park...

Une autre récompense bien méritée au détour d'un sentier, Big Sur State Park.

Un bassin de la rivière Big Sur... Paradisiaque!

juillet 4, 2011 Posted by | Été2011, Californie | Un commentaire