Caro et cie

Du temps pour m’en faire…

J’ai du temps, mais je ne sais pas quoi en faire…  La légèreté me fait défaut, conséquence évidente du niveau de stress élevé dans lequel je baigne depuis quelques années. Alors, je bouge, je prends mon char et je vais magasiner des choses dont je n’ai absolument pas besoin, je vais chez l’esthéticienne me faire péter les points noirs. Tiens, bien mal pris, il pourrait me passer l’idée de me faire teindre les cheveux…

Je sais me battre et mener des combats dont je sors victorieuse. J’ai cette force intérieure qui fait que je peux défendre des causes, des personnes…  Ne la cherchez pas, ne provoquez pas sa colère, la guerrière part au combat.   Mais présentement, mes combats n’en sont pas des vrais.  Quel gaspillage d’énergie! Je m’en fais pour des broutilles,  cela me rend malheureuse et se répercute parfois sur mon entourage.

Je pense donc je suis… Présentement, je suis obnubilée par des choses qui, dans la vie, ne sont pas si importantes au bout du compte. Je me stresse, donc je stresse les autres…

Je n’ai pas le gout de cuisiner, de nettoyer, de frotter… Seulement de m’en faire et de retourner quarante-six-mille fois les mêmes niaiseries dans ma tête… Heureusement que je lis pas mal, au moins cela me donne un petit break dans ma journée.

Je ne voudrais pas retourner en arrière. Jamais. Intellectuellement, j’étouffais dans cette vie de mère au foyer où les rôles étaient définis depuis des lustres. Tout a changé, les rôles sont partagés, tout le monde met la main  à la pâte. Je suis, quand je le désire, une touriste dans ma maison au même titre que les autres… C’est le stress que je dois gérer!

Je dois retrouver un équilibre et ma légèreté… De cela, je n’en doute pas, car je suis une guerrière et ce combat, je vais le mener victorieusement…  Cette semaine, l’entraineur de ma fille m’a fait pleurer. Je prends ce qui m’appartient, je lui laisse ce qui lui appartient. Dans le fond, je le remercie, car cette gifle,  qu’il m’a donnée, vient de provoquer ma lucidité…

Je pars pour quelques jours… No where voir le monde (paroles de «l’homme-grenouille» du groupe Kain)…

juillet 29, 2011 Posted by | j'avoue | 4 commentaires

Les photos du voyage…

C’est fait… j’ai ajouté les photos à chaque billet écrit pendant le voyage…

juillet 20, 2011 Posted by | Été2011, Californie | 4 commentaires

Les bottes de Cendrillon

Je marche de nombreux kilomètres par année et jamais, jamais je n’ai la moindre ampoule sur les pieds… Alors que mes compagnons de randonnée soignent leurs ampoules et collent des pansements de toutes sortes pour les protéger, je marche joyeusement sans la moindre rougeur, cloche d’eau ou inconfort. D’après moi, le secret est dans les bottes…

En effet, il y a quelques années, j’ai perdu mes bottes de randonnée (que je possède certainement depuis dix ans au moins). Heureuse, je suis allée acheter les belles « Salomon » qui me faisaient rêver chaque fois que j’allais à « La Cordée ». Dès la première randonnée, j’ai ressenti de l’inconfort sur le devant du pied, et cela ne s’est jamais amélioré. Quelques mois plus tard, en vidant Winnie I parce que nous l’avions vendu, j’ai trouvé mes vieilles « Garmont » dans le fond d’un compartiment…

Depuis ce temps, elles ne me quittent plus…  Elles parcourent l’Amérique en ma compagnie: elles ont marché dans l’océan pour m’amener au trou du rocher percé, fait l’ascension de Gros-Morne, sillonné les Andes péruviennes, mordu la poussière désertique de l’ouest des États-Unis, fait le tour du Québec… Quelle ne fut ma déception de constater, pendant mon dernier voyage, que le cuir de ma botte droite se décolle sérieusement de la semelle et qu’un des oeillets pour attacher le lacet a disparu.   Je me voyais déjà avec une nouvelle paire de bottes dans les pieds, il y en a de si belles, mais en même tant, j’étais si inquiète… Si inquiète de me retrouver avec des douleurs aux pieds et des ampoules…

Je suis donc allée chez le cordonnier afin qu’il les répare et j’ai failli pleurer de joie lorsqu’il m’a annoncé que c’était possible. Mes bottes, elles me moulent les pieds tels les souliers de Cendrillon… Même si elles sont défraichies et usées, je n’ai pas envie de les changer !

juillet 20, 2011 Posted by | Été2011, Randonnée | Un commentaire

Mesa Verde

Il y a trois ans, lors de notre voyage au Nouveau-Mexique, j’avais vraiment envie d’aller visiter Mesa Verde, mais malheureusement, nous n’avions pas eu le temps… Toutefois, je suis si fascinée par les peuples et les civilisations qui vivent depuis des millénaires en Amérique qu’à chaque fois que je voyage, que ce soit à Terre-Neuve, au Québec, aux États-Unis ou au Pérou, j’oriente toujours mes pas vers ces peuples disparus, vers ces civilisations extraordinaires… Certains décident de voyager en Europe, en Asie ou en Afrique,  pour ma part, je tripe à fond sur l’Amérique pour le moment…

Je  me passionne pour l’histoire du maïs. Ce grain, créé par l’homme en Méso-Amérique à la suite du croisement de deux types de plantes et qui a fait en sorte que des civilisations naissent et se développent en Amérique… Sans les hommes, il n’y aurait pas eu de maïs, sans maïs, aucune civilisation importante. Grâce à lui, se nourrir était plus facile, et de ce fait, les groupes ont pu s’unir et tendre vers le développement de civilisation organisée, connaissant (et maitrisant) l’agriculture, l’irrigation, l’astronomie, l’architecture et bien plus encore. Auparavant, pour survivre, ils devaient vivre en petit groupe puisqu’ils dépendaient des ressources qu’ils trouvaient en se déplaçant; à partir du moment où ils pouvaient faire de l’agriculture, ils pouvaient se rassembler et vivre en communauté. Bien entendu, nous connaissons tous les Incas, car ils avaient atteint un niveau de développement extraordinaire, de même que les Mayas, les Toltèques et les Aztèques, mais en Amérique du Nord, savez-vous qu’il y a eu les Anasazis? Ils étaient près de 140 000 à vivre sur le plateau du Colorado où ils faisaient la culture du maïs, tissaient des étoffes, fabriquaient de la vannerie à  partir des fibres de yucca, construisaient des bâtiments durables sur les plateaux d’abord, puis dans les alcôves des canyons. De plus, ils avaient certaines notions d’astronomie et de mathématiques… Tous les éléments prouvant qu’il s’agissait réellement d’une civilisation étaient présents…

Les raisons pour lesquelles ils ont quitté le haut des plateaux vers l’an 1100 pour construire leur village dans les alcôves des canyons restent obscures, mais la plus probable est qu’ils aient été obligés de se cacher pour conserver les maigres ressources qu’ils possédaient puisque sévissait, à cette époque, une sècheresse qui a duré 50 ans. De plus, ils brulaient les forêts environnantes pour cultiver la terre et construire des habitations, les terres s’appauvrissaient et comble du malheur, ils ne connaissaient pas le principe du compost. Les grands animaux avaient migré ailleurs, par conséquent, se nourrir était de plus en plus ardu… Vers les années 1300, ils sont disparus et ils ont laissé des ruines qui n’ont été découvertes que très tard ce qui a favorisé leur conservation, tout comme le fait qu’elles se trouvent en climat sec.

Nous avons fait une marche sur les pas des Anasazis en suivant un sentier serpentant en altitude le long d’un canyon pour nous rendre à une fresque de pétroglyphes. Ils étaient moins nombreux que ceux que j’avais eu la chance d’observer à « Tree Rivers Petroglyphs » lors de notre voyage, il y a trois ans, au Nouveau-Mexique. Toutefois, cette fois-ci, je pouvais retracer une histoire, une signification à travers la fresque. Ensuite, nous avions nos billets pour visiter les deux sites les plus importants de la région. Pour ce faire, il faut grimper des échelles, traverser des tunnels, grimper à même le rock dans des petits espaces creusés à même la falaise, jadis, par les Anasazis. C’était époustouflant et les guides, très intéressants, ont soulevé encore plus la flamme qui brille en moi… De plus, il y a des dizaines et des dizaines de sites observables lorsqu’on suit les routes dans le parc et les sentiers de randonnée. Disons que le détour vaut réellement la peine et qu’il permet de voir à quel point cette civilisation était importante et à quel point ils étaient nombreux… Les habitations troglodytiques des Anasazis, difficiles d’accès, soulèvent les imaginaires, l’admiration, l’étonnement…

Ce parc est difficilement accessible et hors des sentiers très touristiques de l’Ouest. Il y a des touristes, mais pas de l’ordre de 3 à 5 millions comme c’est le cas pour « Grand Canyon », « Zion » et « Yosemite ». Cependant, le chemin à parcourir dans le parc pour atteindre les mésas, le nombre incalculable d’habitations, la fresque de pétroglyphes, la randonnée dans le canyon pour laquelle il a fallu s’inscrire par mesure de sécurité valaient tous les déplacements…

Des photographies maintenant…

Un fabuleux sentier qui reliait des villages différents à Mesa Verde

Une fresque après une randonnée magnifique et ardue...

Pour accéder à «Balcony House», une suite d'échelles, de tunnels, d'escaliers sur la parois rocheuse du canyon...

Cliff Palace... Plus d'une centaine de personnes y vivaient...

À l'abri des ennemis... Cachés...

Difficile d'accès... nous sommes descendus par la crevasse de gauche pour accéder à Cliff Palace et sommes remontés par celle de droite... Incroyable!

juillet 18, 2011 Posted by | Été2011, Californie | 3 commentaires

Lake Powell et Monument Valley

Au départ, nous étions sensés passé deux jours de farniente au Lake Powell… Bref, le séjour à Zion et la paresse dans la piscine de Las Vegas ont limité la baignade (très agréable soit dit en  passant) dans ce bassin du Colorado à quelques heures seulement…

Quant à Monument Valley, qui faisait également partie de l’itinéraire initial, nous ne l’avons que sillonné en voiture. Toutefois, je dois l’avouer, ce détour en territoire navajo valait vraiment la peine. C’est aussi beau et mythique que ce que nous nous imaginions lorsque nous voyions ces monuments dans les films, alors que les personnages roulent en trombe sur la route qui les traverse… De plus, fait intéressant, puisque nous sommes des gens qui aiment célébrer les bontés de la nature, nous avons eu droit, encore une fois, aux nuages menaçants donnant un éclat particulier au soleil de fin de soirée, à la pluie et aussi, à de beaux arcs-en-ciel…

Bobby, le chien voyageur au Lake Powell...

L'orage au loin...

Monument valley

juillet 16, 2011 Posted by | Été2011, Californie | Laisser un commentaire

Antilope Canyon

Lieu sacré, situé en territoire Navajo, Antilope Canyon est une crevasse profonde qui s’est formée sous la pression de l’eau qui dévale la montagne lorsqu’il pleut beaucoup ou lorsqu’il y a des orages. C’est, et là, je cite mon guide évasion des parcs nationaux de l’Ouest américain, l’une des merveilles les plus photographiées d’Arizona.  Les parois sont modelées, et ce, tout en rondeurs, laissant l’imaginaire s’emballer et percevoir un cœur lumineux, l’ombre d’un coyote, le profil d’Elvis Presley, les ailes d’un papillon électrisant, un ours effrayant… Mais le plus beau, c’est le reflet du soleil qui entre par la petite ouverture et fait jouer les reflets colorés de la pierre sableuse formant des vagues orangées, rosées, rouges. On y entre comme dans une cathédrale, après avoir fait un bon bout de chemin dans un véhicule 4X4, avec un guide Navajo pour qui l’endroit a une signification particulière.

Je laisse les photos parler par elle-même, je n’ai rien de plus à dire…

L'entrée dans «Antilope Canyon»

Un coeur...

Le coyote veille sur nous...Au bout de la faille......

 

Là, la pluie et le vent s'engouffre pour créer «Antilope Canyon»

...

 

juillet 16, 2011 Posted by | Uncategorized | 3 commentaires

Grand Canyon

La rive nord du Grand Canyon est beaucoup moins fréquentée que la rive sud, et ce, parce qu’elle est située en altitude et fermée l’hiver puisqu’il y neige énormément. Par conséquent, le développement touristique moins y fut vigoureux et les touristes ne peuvent y accéder à l’année, contrairement à la rive sud. Avant même d’avoir entrevu la merveille des États-Unis, louangée par tous et proclamée merveilles naturelles du monde, nous avons traversé la « Kaïbab forest » et l’immense plateau du Colorado qui s’est élevé, il y a 70 millions d’années, à la suite de la collision de deux plaques tectoniques. Curieusement, la particularité du Grand Canyon, c’est que les couches de roches ne se sont pas inclinées ou déformées à ce moment-là. Par la suite, le canyon a été formé par le fleuve Colorado, il y a 5 à 6 millions d’années,  ce qui nous permet aujourd’hui, d’observer toutes ces strates de roches horizontales, dont la plus ancienne, au fond du canyon, date de 1 840 millions d’années. C’est l’histoire de la terre qui apparait sous nos yeux…

La rive nord, plus élevée en altitude, permet d’avoir une vision aérienne du canyon certes, mais aussi de la rive sud et du plateau du Colorado qui s’étend au loin derrière… C’est MAGNIFIQUE et si IMMENSE, que les distances sont difficiles à évaluer. En effet, il est très étrange de voir passer un hélicoptère à plus basse altitude que le point de vue où nous sommes situés et dont la taille semble être celle d’un oiseau de proie. D’ailleurs, Pat a eu la chance d’apercevoir un condor… Nous avons fait une randonnée à flanc de falaises pour nous rendre au « Bright Angel Point », puis nous avons pris le winnie et nous sommes rendus aux nombreux points de vue du parc. Le plus élevé « impérial point » se situe à 2684 mètres d’altitude…

J’ai adoré « Grand Canyon », mais je n’ai pas pleuré puisqu’il nous est familier, considérant le nombre de fois où nous le voyons sur des photographies et dans des films. Toutefois, je me sentais remplie de respect, recueillie devant cette immensité… Fait intéressant, le ciel était nuageux et le temps orageux ce qui est rare l’été dans ces régions désertiques… Là-bas, s’il pleut, il faut considérer ce phénomène comme un cadeau de ciel, un moment de célébration, car le désert, la faune, la flore et les hommes qui y habitent en ont besoin. De plus, les couleurs s’avivent et tout devient plus beau! Et puis, qui peut se vanter d’avoir vu des arcs-en-ciel au « Grand Canyon »?

Grand Canyon et Caro... Quelle splendeur!

Suspendu au dessus du Grand Canyon...

Suspendu au-dessus du Grand Canyon...

juillet 16, 2011 Posted by | Uncategorized | Laisser un commentaire

The Narrows, Zion N.P. California

Comme les risques de « flash flood » étaient bas, nous avons décidé d’opter pour la randonnée dans le fond du canyon de Zion via la rivière Virgin… Souliers d’eau, costume de bain, short de baignade de Charles (heureusement que tu les as oubliées, mon chéri) et un bâton composaient l’ensemble de l’équipement de base dont j’avais besoin pour l’aventure.

Pour tenter une telle aventure, il est essentiel d’avoir du courage et de la témérité pour s’opposer au courant de la rivière, de la prévoyance pour suivre le chemin le plus sécuritaire (traverser le courant, suivre la falaise ou continuer droit devant?), de l’audace pour nager en eau profonde et aussi, de la force physique et de l’agilité pour marcher avec de l’eau parfois sous les bras, contre le courant, sur un sol rocailleux et très glissant… De même, la rivière limpide était si agitée, que nous ne voyions même pas où nous posions les pieds ce qui demandait une attention soutenue. J’ai travaillé tous les muscles de mon corps et de multiples facettes de ma personnalité…

Évidemment, c’était une randonnée à couper le souffle, le canyon rétrécit parfois à sept mètres de largeur alors que les parois atteignent plus de 300 mètres de hauteur. Leurs couleurs varient du rouge, à l’oranger, au noir,  et elles se nuancent selon la position et les reflets du soleil qui arrivaient parfois à s’immiscer dans le canyon… Magique et magnifique!

Nous étions trempés de la tête au pied à la suite d’une aventure qui aura duré six heures. Aucune envie d’aller me faire brasser dans la rivière ce soir-là, seulement de relaxer et de regarder les animaux sauvages (chevreuils, renard, écureuils, raton) venir manger les abricots qui étaient tombés de l’abricotier situé sur notre site…

À l'aventure...

juillet 16, 2011 Posted by | Été2011, Californie | Laisser un commentaire

Un arrêt improvisé…

La prochaine destination était le « Grand Canyon », question d’aller vérifier s’il est réellement à la hauteur de sa réputation mondiale et du nombre faramineux de touristes qui le visitent chaque année… Nous avons choisi le « North Rim » puisque le calme et le côté sauvage y sont davantage préservés qu’au « South Rim », en effet, seuls 10 % des gens choisissent de visiter le « Grand Canyon » de ce côté.

Madame Chose (le GPS) a décidé de nous faire passer par « Zion N.P. », aller savoir pourquoi… Toutefois, j’étais bien contente, car la route traverse une partie du parc, et plus particulièrement une petite portion de la vallée, ce qui ajoutait à mon bonheur… Déjà, à l’entrée du parc, on avait l’impression de déambuler dans un autre monde; les immenses falaises rouges nous entouraient tel un temple et contrastaient fortement avec le granit gris de « Yosemite ». Alors, comme ça, sur un coup de tête, sans trop réfléchir, séduits, nous avons décidé d’y rester une nuit pour l’explorer, et ce, à condition qu’il y ait une place dans le camping pour nous (comme il y en a toujours une, même si le camping affiche complet, alors c’était dans la poche). Par inadvertance, j’ai payé pour deux nuits, car j’avais oublié d’enlever le 20 $ comptant de l’enveloppe quand j’ai décidé de payer par carte de crédit. Le destin en avait décidé : Zion nous accueillerait pour deux nuits…

Comme il faisait très chaud, nous avons décidé de paresser pour le reste de l’après-midi et d’aller nous baigner dans la « Virgin River », cette rivière qui a creusé le canyon de la vallée de Zion et qui coule au milieu du camping…   L’eau était bonne et je suis restée un temps incalculable, les genoux accotés sur un rocher, à laisser le courant me frapper le dos et à nager avec les bras pour garder mon équilibre… Puis, après le souper, nous sommes partis faire le tour de la vallée en autobus. Il important de savoir qu’à Zion, seuls les véhicules autorisés peuvent entrer dans le canyon puisqu’avec les trois millions de visiteurs qui viennent le visiter chaque année, les embouteillages étaient fréquents et par conséquent, le monoxyde de carbone était en train d’étouffer tout ce qui vivait dans la vallée.

Nous avons donc pu admirer la rivière Virgin dans son lit de Cottonwood, elle qui a façonné au fil des années cette merveille géologique qu’est le canyon composé d’immenses rochers et de parois parfois verticales. Quel spectacle que ce paysage grandiose où se mélangent harmonieusement de multiples couleurs tels le rouge, le blanc, le vert et le bleu! Puis, au bout du canyon, nous avons emprunté un sentier de 3,6 kilomètres longeant la rivière et s’engouffrant dans une partie plus étroite du canyon. À cet endroit débute un autre sentier qui s’enfonce dans le canyon et s’adresse aux plus téméraires : «The Narrows».  Les randonneurs doivent marcher dans la rivière à contrecourant, parfois nager en eau profonde, grimper des rochers et traverser des rapides…

Pat était attiré par cette randonnée ou une autre, la «Angel landing », qui grimpe si abruptement, qu’il est nécessaire de se tenir après des fils de fer pour arriver au sommet… Pour ma part, je tergiversais. Sara qui m’a appelée ce soir-là m’a dit de choisir celui de la rivière parce que c’était moins dangereux (elle me protège toujours). Les « flash flood » Toune, ça te dit quelque chose? Elle n’était plus certaine du tout. Et moi non plus, je l’avoue.

La Virgin River, celle qui a modelé le canyon de Zion...

En cette fin de soirée, l'idée de s'aventurer au delà du sentier de pierre se met à nous tarauder...

Le bouffeur d'abricots...

juillet 15, 2011 Posted by | Été2011, Californie | Laisser un commentaire

Las Vegas, départ des enfants et hyperémotivité…

Nous étions de retour à Las Vegas… les enfants retournaient à la maison, nous poursuivions le périple sans eux. La séparation fut difficile, je ressentais physiquement leur absence, la nausée m’envahissait et je me mettais à pleurer. J’ai eu réellement de la difficulté à imaginer le reste du voyage sans eux, nous avions tellement partagé. Comme je le dis souvent, en voyage, on vit une vie et nos compagnons sont les seuls qui ont accès aux émotions ressenties, qui connaissent la beauté et la splendeur des lieux visités, ainsi que le déroulement des évènements. De ce fait, j’imagine que je vivais un certain deuil de cette partie du voyage.

Le winnie était vide sans eux. Ils me manquaient… Et je pleurais sans arrêt !

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Je ne me suis jamais autant baignée que durant ce voyage. Il fait tellement chaud que cela devient une nécessité lorsque j’aperçois un endroit propice que ce soit une rivière, un lac ou une piscine. Ainsi, à notre arrivée à Vegas, le matin du départ des enfants et tout le reste de la journée, nous nous sommes baignés inlassablement : en jouant le matin avec les enfants et en nous laissant flotter le reste du temps… Le soir, nous sommes allés manger en plein centre-ville de Vegas au Hard Rock Cafe, et ensuite, nous n’avions qu’une seule idée en tête : retourner nous baigner… ce que nous avons fait bien entendu…

….

Nous  avons rencontré un Franco-Albertain et j’ai été surprise de constater qu’il parlait presque comme nous, alors que les Français de France semblent, souvent, parler une autre langue. En effet, il me faut quelques secondes avant d’être certaine qu’il s’agit bien du français…

juillet 14, 2011 Posted by | Été2011, Californie | 2 commentaires