Caro et cie

Glorioso Cusco…

Nous nous envolons vers Cusco qui se trouve à 3400 mètres d’altitude.  Cette ville,  nichée au creux des Andes,  était la capitale inca et elle représentait pour eux le centre de tout. D’ailleurs, Cusco signifie « nombril » en quechua…  Fondée en 1200 par Manco Càpac, le premier empereur  légendaire des Incas, Cuzco est la plus ancienne ville d’Amérique du Sud habitée sans interruption. Pendant plusieurs siècles, elle a été le centre religieux et administratif du plus grand empire du continent. Aujourd’hui les traces du passé incas ont en grande partie disparu, mais Cuzco demeure un lieu fabuleux*.   Les Espagnols ont détruit les bâtiments incas et ont reconstruit une ville coloniale sur leurs fondations  ce qui donne un résultat étonnant lorsqu’on l’observe de près.    Il y a de nombreuses places centrales  verdoyantes, dont la magnifique place d’armes,  comme dans toutes les villes coloniales d’ailleurs.   C’est le genre de ville avec laquelle on tombe en amour, comme celle de Taos au Nouveau-Mexique!

Notre atterrissage y est des plus spectaculaire…  Le pilote, certainement un proche parent de Fernando, contourne une immense montagne,  incline rapidement  l’avion (un Boeing)  d’au  moins 45 degrés,  puis se remet dans sa  position initiale pour  survoler la ville à basse altitude et enfin,  atterrir. Étant assise à côté du hublot, j’admire la manoeuvre, surprise, étonnée et  remplie d’adrénaline…  Le plus bel atterrissage à vie!

Dans l’après-midi, nous parcourons avec ravissement les rues étroites et pavées de pierres de la ville légendaire.  Nous observons un mur inca  renommé pour la qualité de l’enchâssement des pierres. En effet, les Incas réussissaient à les tailler et à les enchâsser de telles manières que même une feuille de papier ne peut être insérée entre elles.  Nous entrons dans des petits étals, puisque plusieurs d’entre nous veulent se  procurer des chandails, des bas, des tuques et des foulards en laine d’alpaga avant le trek dans les Andes.   La température  peut descendre sous les zéros degrés Celsisus le soir et  la nuit bien qu’elle soit tempérée le jour…

Mon souffle est court et mon coeur bat rapidement alors que nous montons les rues du quartier San Blas pour nous rendre en haut d’un promontoire admirer la ville dans toute sa splendeur.   Les effets de l’altitude sont là, mais sans plus: pas de maux de tête, de fatigue extrême ni de nausées.  Au cours des deux prochains jours,  nous resterons sensiblement à la même altitude  avant de débuter le trek de Lares afin de laisser nos systèmes s’adapter lentement.  Ici, on nous offre des thés de coca: eau chaude remplie de nombreuses feuilles séchées de coca dont la saveur  ressemble en fait à celle de n’importe quelle tisane, ce qui en fait un breuvage un peu insipide.  Plus de la moitié des voyageurs prend des médicaments pour contrer les effets de l’altitude ce qui me perturbe un peu, car j’ai pris la décision de ne pas en prendre après avoir évalué la situation en regard de l’altitude atteinte lors de notre voyage, à Pat et moi, au Nouveau-Mexique en 2008.  Si j’avais le mal de l’altitude durant le trek?

Nous assistons à une réunion d’information relative au trek de Lares qui débutera dans deux jours.  Itinéraire, température, altitude… Tout y passe!  Nous prenons, à l’unanimité, la décision de débourser des frais supplémentaires pour avoir une mule d’urgence au cas où l’un d’entre nous ne serait pas en mesure de marcher et de terminer le trek. Il faut dire que nous serons isolés en montagne, sans d’autres moyens de communication que les chevaux et les hommes.  Cet isolement et les risques encourus tels le mal de l’altitude, les blessures et les dérangements intestinaux ne nous font pas douter un instant du bien-fondé de cette décision.  Alyson prononce « moule d’émergence » ce qui nous fait bien rire et provoque dans nos esprits des visions hilarantes telle une moule ailée,  super héros,  portant un gilet sur lequel est inscrit émergence et volant au secours d’une personne en difficulté…  Peut-être sommes-nous aussi crinqués à cause des bonbons de coca que nous mangeons allégrement?  J’aime bien les voyageurs finalement… Nous rions beaucoup!  Chacun d’eux possède une personnalité particulière qui fait en sorte que je prends plaisir à les côtoyer.

Je suis fébrile… le trek s’en vient, mais auparavant, nous irons à Chicharamba visiter des petites entreprises agroalimentaires et à Pisaq visiter les vestiges d’un site inca d’importance…

Promenade essouflante dans les rues de Cusco…

 

Les murs incas…

 

Notre tricoteuse de bas quechua dans les hauts quartiers de Cusco

 

Un pas à la fois… Et pour la vitesse, on passera!

 

 

Gigi et Caro à Cusco…

 

D’en haut, Cusco est encore plus belle…

 

 

 Les joyeux voyageurs…

 

*National geographic, les guides de voyage, Pérou, p. 122. 2010.

septembre 14, 2010 - Posted by | Été 2010, je voyage, Pérou

6 commentaires »

  1. Comme c’est beau ce paysage montagnard!!! 🙂

    Commentaire par Valéry Annie | septembre 14, 2010 | Réponse

  2. Ce sont les Andes ma chère: mythiques, magnifiques, chargées d’histoire, arides et fertiles à la fois…

    Commentaire par Caro et Cie | septembre 14, 2010 | Réponse

  3. Même sans avoir machouillé de feuilles de coca et bien installée dans mon fauteuil, j’avoue que lire « moule d’urgence » m’a fait bien rire également.

    J’ai des amis qui sont également tombés sous le charme de Cusco.

    Commentaire par Mijo | septembre 19, 2010 | Réponse

  4. Que de beauté, que de beauté, ah, tu me fais rêver !!! Je suis contente que ma fille apprenne l’espagnol à l’école, moi, j’aurais aimé l’apprendre, mais je n’ai plus le courage, surtout que je ne suis pas douée pour les langues… mais au moins ma fille pourra se débrouiller si elle veut aller un jour dans ces régions !

    Commentaire par Méli | septembre 22, 2010 | Réponse

  5. Magnifique. J’ai fait ce voyage il y a euh… trente ans! et je ressens le même émerveillement en te lisant et en regardant les photos.

    Commentaire par Une femme libre | septembre 29, 2010 | Réponse

  6. Je ne suis pas surprise que vous soyez déjà allée au Pérou…;-) Il y a deux messages de plus dans mes carnets de voyage…

    Là, je suis ensevelie de travaux (eh oui, en ce début octobre) et j’ai de la difficulté à trouver du temps pour écrire en fait j’écris énormément, mais pas nécessairement pour le plaisir… Je suis rendue à la partie préférée de mon périple et je veux bien rendre ce que j’ai vécu… 😉

    Commentaire par Caro et cie | octobre 3, 2010 | Réponse


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