Caro et cie

Migraine, iles Ballestas et réserve de Paracas…

Le levé est pénible, car j’ai une migraine et des nausées!  Comment vais-je, dans cet état, pouvoir visiter les iles Ballestas et la réserve de Paracas?  Je regarde les autres voyageurs déjeuner et j’ai peine à retenir mes hauts le coeur. D’ailleurs, même l’odeur du café me secoue l’estomac…   Je suis une épave qui n’aspire qu’à une chose : disparaitre dans mon lit,  à la maison,  d’un coup de baguette magique.  Des larmes, que je ne peux retenir,  coulent silencieusement sur mes joues.   Je les essuie rapidement, mais tel un torrent, elles se déversent encore plus sur mon découragement.  

Ginette m’incite fortement à avaler un tylénol à action rapide, me trouve une banane, au cas où l’envie  de manger me viendrait, et m’encourage à me rendre au minibus de Fernando…  Deux heures de route durant lesquelles je dors profondément en respirant un tampon de ouate sur lequel Alyson, notre organisatrice de Képri, a mis de l’eau de Floride.   J’émerge de mon sommeil épuisée, sonnée et engourdie, mais je n’ai plus de migraine ni de nausées.  Oufff!   Je peux monter à bord du bateau qui nous mène  aux iles Ballesta…  

Sur le quai de Paracas, l’attente est longue, surtout pour moi qui flotte encore au-dessus de ma migraine.  Finalement, nous prenons place dans un bateau et partons vers le large.   Ballesta signifie arche en Quechua. Et des arches, il y en a une multitude: des grosses, des petites, des longues, des courtes.   Certaines traversent des iles entières.  La mer est agitée et d’énormes vagues s’engouffrent à l’intérieur où se cognent violemment  sur les iles qui sont souvent comparées aux Galapagos à cause de leur faune, de leur flore et de leur éloignement du continent.  D’ailleurs, nous apercevons de nombreux oiseaux et mammifères marins,  notamment des phoques et des cormorans.  Les photos prises sont extraordinaires, dommage que j’aie perdu la carte mémoire qui les contient!  En cours de route, nous avons vu à partir du bateau, au nord de la péninsule de Paracas,  un immense géoglyphe: un motif en forme de candélabre de 128 mètres de haut,  gravé il y a longtemps.  Sa signification demeure inconnue encore aujourd’hui, mais il est certain qu’il date de l’époque précolombienne.  Pour moi qui suis intéressée par les migrations humaines en Amérique et les différentes cultures et civilisations qui s’y sont développées,  ce moment est mémorable.   À défaut de voir les énormes géoglyphes de Nazca, construits par la culture du même nom,  je peux en contempler un!  Quelle joie!  

Fernando nous mène ensuite dans la réserve de Paracas qui contient des merveilles naturelles, une biodiversité incroyable,  mais aussi, plus d’une centaine de petits sites archéologiques de cultures précolombiennes dont une des cultures s’appelait Paracas. Paracas signifie  « pluie de sable » en Quechua ce qui sied merveilleusement à l’endroit.  En effet, la péninsule désertique,   à cause des courants marins du pacifique,  est balayée par le vent.  C’est un immense désert côtier, l’un des plus arides de la planète.  Notre guide, qui parle français, nous conduit à divers points d’intérêts.  Bien que nous, les voyageurs, soyons charmés par l’harmonie des couleurs de l’étendue désertique, des plages, des falaises et du splendide pacifique,  il insiste davantage sur les dommages causés par le séisme de 2007 qui a détruit la plus belle merveille naturelle du parc « la cathédrale » ainsi que du libérateur Don Jose San martin qui rêva de la libération alors qu’il dormait sur la plage de la baie de Paracas.   En s’éveillant,  il vit des milliers de flamands roses ce qui l’inspira pour les couleurs du drapeau péruvien…  Nous sommes donc allés voir la cathédrale délabrée et la baie aux flamands roses où ne se trouvait que quelques spécimens de la race.   Il est vrai que ces  événements sont vraiment importants dans l’histoire du Pérou.   En effet, le séisme est le plus important à avoir eu lieu dans ce pays et a durement touché la région d’Ica faisant de nombreux morts et détruisant immeubles, églises, chemins.  Quant à la libération du Pérou, pas besoin de commenter longuement! 

Nous retournons ensuite à Lima puisque nous prenons l’avion pour Cusco.  Quant à moi, bien que j’aie adoré la visite de la région d’Ica et que ce fut un régal pour les yeux, le vrai voyage commence…   La civilisation inca, les Andes, le trek de plusieurs jours.   Ah!!!

 

Des arches, des arches et encore des arches... Photo de Geneviève.

 

Des phoques aux iles Ballestas... Photo de Ginette.

 

Quelle beauté, quelle harmonie de couleurs, quelle joie pour le regard qui s'émerveille de l'étendue sur laquelle il peut se poser! Photo prise par Ginette à Paracas...

 

Et encore... photo de Geneviève.

 

Finalement, il y en avait deux! Photo de Geneviève.

septembre 8, 2010 Posted by | Été 2010, je voyage, Pérou | 7 commentaires