Caro et cie

L’être humain est fait pour marcher…

Le 5 juillet 2010

L’être humain est fait  pour marcher…  J’ai peine à descendre de la capucine le matin, mes jambes et mes hanches crient de douleur à tel point que j’ai l’impression d’avoir 90 ans, mais  je grimpe lestement les montagnes et  j’enfile les kilomètres dans la journée.  J’avoue que les réveils deviennent même de plus en plus faciles.  J’ai observé ce phénomène  l’an dernier à Terre-Neuve alors que Pat et moi avions marché 96 kilomètres pendant notre voyage.  Il suffit de se dérouiller tranquillement, de s’étirer un peu et de mettre un pied devant l’autre.  Le corps s’adapte et répond de plus en plus.   Plus encore, il faut quelques doses de courage, d’audace et de confiance en soi.  La force mentale est, à mon avis, aussi importante que la forme physique !   Je suis impressionnée de cette faculté de l’humain…  Sans la marche, il n’y aurait pas eu de migrations humaines, un des  éléments importants de la présence humaine sur la terre… 

Ce matin, nous nous réveillons donc les muscles quelque peu endoloris par nos pérégrinations extrêmes dans le parc national de la Gaspésie, mais, quel bonheur,  au son des vagues de la plage Cartier. C’est une journée improvisée, car je pensais que Michèle travaillait mardi et que nous devions prendre la route aujourd’hui.  En fait, elle ne travaille que mercredi ce qui nous donne une journée supplémentaire en Gaspésie.  Cafés,   exploration de la  promenade qui passe sous le pont et longe la rivière et petits déjeuners nous permettent de bien commencer notre journée et de discuter de son orientation.  Nous décidons d’un commun accord de parcourir au complet le sentier de 6,4 kilomètres qui longe la rivière et de partir plus tard pour le parc du BIC pour y dormir et marcher si nous en avons le temps…     Ce sentier ne comporte aucun degré de difficulté, aucun rocher, aucune racine,  ni aucune dénivellation.  Cependant, il a la particularité de longer la magnifique rivière parsemée de profonds bassins clairs et invitants dans lesquels Pat n’aurait évidemment pas hésité à se baigner. 

Une rivière limpide parsemée de bassins...

De magnifiques petites fleurs...

Eau vive de la rivière Saint-Anne, rosiers et vieux pont de bois...

Nous prenons ensuite la direction du parc du Bic où nous marchons encore un bon 5 kilomètres…  Ce sentier a la particularité de longer le rivage du fleuve dans ce secteur magnifique où des iles parsèment la côte pour le plus grand plaisir du regard.  Rosiers, falaises, anses, pluie, nuages sont au rendez-vous, mais Michèle a beau tendre l’oreille et scruter attentivement les  baies et les anses, aucun phoque ne se pointe le nez…  Elle entend japper, mais moi, je pense que c’est le  bruit de son sac à dos qui frotte sur son manteau!    Nous revenons au Winnie,  trempées comme des lavettes,  vers 20h00.  Un souper aux pattes de crabes nous attend, mais malheureusement il y a des pancartes interdisant de camper aux endroits que je connais pour squatter dans cette municipalité.  Nous nous rendons à la halte routière sur la 132 et je peux vous dire que c’est quand même un très bel endroit.  Sous la pluie, de toute façon, je ne crois pas que nous aurions pu allumer un feu de grève et en profiter…

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juillet 15, 2010 - Posted by | Caro et Michèle, Gaspésie 2010, Je nomade, je voyage

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