Caro et cie

Coucher de soleil sur le lac Nominingue…

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juillet 27, 2010 Posted by | Été 2010 | Laisser un commentaire

Changer…

 

Depuis mon retour de la Gaspésie, je ne suis pas du tout en mode voyage, ni en mode vacances…  J’ai la tête pleine:  le départ de Charles pour le camp de chasse et de pêche de mes parents, les jeux du Québec pour ma toune,  mon voyage au Pérou…    Et puis, il y a les séances d’entrainement de ma fille, les rendez-vous pour ma vaccination, les bagages de tout un chacun à préparer, le roulement  quotidien à prévoir pendant mon départ en Amérique du Sud…  

J’ai beau avoir lutté pour ma libération en tant que seule gestionnaire familiale,  durant les deux dernières années, rien n’a vraiment changé…  En fait,certaines choses ont changé:  la maison est à l’envers et tant que je ne prends pas cela en main, tout reste pareil…  Alors, je boude et  je laisse aller, car il  y en a marre… Je fais comme les autres ici, je vis en touriste! 

J’ai de bons exécutants certes, mais à part Charles, tous attendent que je leur dise quoi faire, que je fasse le souper, que je lave leurs vêtements, que je pense à tous les rendez-vous et même, que je fasse leur lunch pour aller au travail…  Eille… ça fait deux ans que je suis sortie de la maison et vous réagissez encore?  C’est qu’il y a peut-être un petit problème! 

Je ne ravalerai pas.   Ni n’accepterai.

juillet 23, 2010 Posted by | je vis en famille | Un commentaire

Patrimoine mondial de l’humanité…. (UNESCO)

 

Michèle m’a donné un cadeau…   Un guide complet des lieux les plus extraordinaires au monde fait par l’UNESCO, l’organisme qui travaille, justement,  à leur sauvegarde.   La convention du patrimoine mondial est un traité international ratifié par 186 pays et la liste comprend 890 sites dans 149 pays.   Le but est de sauvegarder et de protéger  les extraordinaires vestiges et/ou endroits naturels pour les générations futures en regard de leurs  importances dans l’histoire de la terre et de l’humanité.  

Je me suis mise à le feuilleter afin de voir quels sites j’avais visités jusqu’à maintenant, bien que je sache d’or et déjà que je l’avais fait pour quelques-uns…  Les derniers en liste étant l’Anse aux Meadows et le parc national Gros Morne à Terre-Neuve. 

À l’est de l’Amérique du Nord, je les ai presque tous visités.   Si ce n’est quelques bâtiments aux États-Unis tels l’Independence Hall, le Monticella et l’université de Virginie à Charlottesvilles; les falaises fossilifères de Jogging en Nouvelle-Écosse; le canal Rideau à Ottawa… 

Ma liste?  La voici: 

1) L’anse aux Meadows, Terre-Neuve, Canada 

2) Le parc national Gros Morne, Terre-Neuve, Canada 

3) L’arrondissement du vieux Québec, Québec, Canada 

4) Le parc national de Miguasha, Québec, Canada 

5) Le vieux Lunenburg, Nouvelle-Écosse, Canada 

6) La Statue de la Liberté, New York, États-Unis 

7) Le parc national des Great smoky mountains, Tennessee, États-Unis 

8) Le parc national des Everglades, Floride, États-Unis 

9) Le parc national des grottes de Carlsbad, Nouveau-Mexique, États-Unis 

10) Le Pueblo de Taos, Nouveau-Mexique, États-Unis 

Et d’autres ailleurs… 

1)La zone de gestion des Pitons, Ste-Lucie, Caraïbe 

2) La ville coloniale de Saint-Domingue, Saint-Domingue, République dominicaine 

Je peux vous dire que je vais en ajouter quelques-uns à ma liste au Pérou… 😉

juillet 17, 2010 Posted by | Caro et Michèle, je voyage | 2 commentaires

En résumé…

Ainsi se termine la fameuse escapade en Gaspésie qui avait pour but de relever plusieurs défis dont le sentier extrêmement difficile « le tour du mont Albert » et la capacité de squatter sans Pat…  Je peux affirmer que ces défis ont été relevés avec succès et de nombreux autres d’ailleurs…  Notamment, celui de vidanger les réservoirs! 

Voici donc un résumé, comme j’aime les faire, du voyage:

–  46,3 kilomètres de randonnée dont 28,1 kilomètres catégorisés comme étant très difficiles;

– Squat à des magnifiques endroits;

– Feux de grève;

– Repas de pattes de crabes et de morue fumée;

– Beaucoup de fous rires;

– De beaux couchers de soleil et des belles tombées de nuits sur le fleuve Saint-Laurent;

– Des beaux sommets embrumés;

– Une belle éclaircie bien méritée;

– De l’eau de ruisseau pour étancher la soif de Michèle;

– Un peu de « Kaïn » pour alléger notre humeur;

– Une rencontre inoubliable avec le Capitaine Michaud;

– Une ascension dangereuse dans une échelle, aidées par un septuagénaire;

– Une nouvelle amitié qui  s’est développée…

juillet 15, 2010 Posted by | Caro et Michèle, Gaspésie 2010, Je nomade, je voyage | 7 commentaires

L’être humain est fait pour marcher…

Le 5 juillet 2010

L’être humain est fait  pour marcher…  J’ai peine à descendre de la capucine le matin, mes jambes et mes hanches crient de douleur à tel point que j’ai l’impression d’avoir 90 ans, mais  je grimpe lestement les montagnes et  j’enfile les kilomètres dans la journée.  J’avoue que les réveils deviennent même de plus en plus faciles.  J’ai observé ce phénomène  l’an dernier à Terre-Neuve alors que Pat et moi avions marché 96 kilomètres pendant notre voyage.  Il suffit de se dérouiller tranquillement, de s’étirer un peu et de mettre un pied devant l’autre.  Le corps s’adapte et répond de plus en plus.   Plus encore, il faut quelques doses de courage, d’audace et de confiance en soi.  La force mentale est, à mon avis, aussi importante que la forme physique !   Je suis impressionnée de cette faculté de l’humain…  Sans la marche, il n’y aurait pas eu de migrations humaines, un des  éléments importants de la présence humaine sur la terre… 

Ce matin, nous nous réveillons donc les muscles quelque peu endoloris par nos pérégrinations extrêmes dans le parc national de la Gaspésie, mais, quel bonheur,  au son des vagues de la plage Cartier. C’est une journée improvisée, car je pensais que Michèle travaillait mardi et que nous devions prendre la route aujourd’hui.  En fait, elle ne travaille que mercredi ce qui nous donne une journée supplémentaire en Gaspésie.  Cafés,   exploration de la  promenade qui passe sous le pont et longe la rivière et petits déjeuners nous permettent de bien commencer notre journée et de discuter de son orientation.  Nous décidons d’un commun accord de parcourir au complet le sentier de 6,4 kilomètres qui longe la rivière et de partir plus tard pour le parc du BIC pour y dormir et marcher si nous en avons le temps…     Ce sentier ne comporte aucun degré de difficulté, aucun rocher, aucune racine,  ni aucune dénivellation.  Cependant, il a la particularité de longer la magnifique rivière parsemée de profonds bassins clairs et invitants dans lesquels Pat n’aurait évidemment pas hésité à se baigner. 

Une rivière limpide parsemée de bassins...

De magnifiques petites fleurs...

Eau vive de la rivière Saint-Anne, rosiers et vieux pont de bois...

Nous prenons ensuite la direction du parc du Bic où nous marchons encore un bon 5 kilomètres…  Ce sentier a la particularité de longer le rivage du fleuve dans ce secteur magnifique où des iles parsèment la côte pour le plus grand plaisir du regard.  Rosiers, falaises, anses, pluie, nuages sont au rendez-vous, mais Michèle a beau tendre l’oreille et scruter attentivement les  baies et les anses, aucun phoque ne se pointe le nez…  Elle entend japper, mais moi, je pense que c’est le  bruit de son sac à dos qui frotte sur son manteau!    Nous revenons au Winnie,  trempées comme des lavettes,  vers 20h00.  Un souper aux pattes de crabes nous attend, mais malheureusement il y a des pancartes interdisant de camper aux endroits que je connais pour squatter dans cette municipalité.  Nous nous rendons à la halte routière sur la 132 et je peux vous dire que c’est quand même un très bel endroit.  Sous la pluie, de toute façon, je ne crois pas que nous aurions pu allumer un feu de grève et en profiter…

juillet 15, 2010 Posted by | Caro et Michèle, Gaspésie 2010, Je nomade, je voyage | Laisser un commentaire

Réflexion…

 

Il y a plusieurs façons de voir la vie, les événements et les circonstances.  Certaines personnes sont d’éternelles optimistes trouvant la beauté et le positif dans toute chose, et surtout, elles savent profiter du moment présent.  D’autres s’attardent sur ce qui cloche, ce qui aurait pu être et n’est pas.   Malheureusement pour elles, cette vision leur fait voir négativement ce qu’elles vivent et les empêche de profiter du moment présent. 

J’ai une très nette propension à m’extasier, à voir le beau, à apprécier le moment présent dans sa réalité et non dans ce qu’il aurait pu être.  Mes amis(es) , à la blague, disent que mes voyages sont toujours extraordinaires.  Alors,  m’interrogent-ils, ce voyage doit être le plus beau  que tu as fait jusqu’à maintenant?  Effectivement, qu’importe l’endroit, mon dernier voyage est toujours le plus beau, car il m’habite avec les gens rencontrés, les paysages admirés, les moments vécus, les montagnes vaincues, les sentiers arpentés, les odeurs respirées et tout ce qui a fait sa particularité. Qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il y ait de la brume, qu’un sentier soit difficile, je m’extasie, car j’ai cette qualité de ne pas me créer trop d’attentes et d’apprécier le moment comme il est, tout simplement! 

Dans mes billets sur le voyage en Gaspésie avec Michèle, j’ai omis, jusqu’à maintenant,  de vous parler des commentaires des gens que nous avons rencontrés.  En effet, mes billets sont le reflet de qui je suis,  de ce que je vis, de ce que je vois, de ce que je respire, de ma vision de la réalité. Mais, comme l’a si bien dit Michèle : « nous ne sommes pas tous faits du même bois »… 

Lors de ce voyage, j’ai pu constater que j’étais différente de la majorité des gens.  Alors que nous venions d’atteindre le sommet du mont Albert, les plaintes d’une jeune femme parvinrent à mes oreilles:  » Je suis tellement, tellement déçue, il y a des nuages et on ne voit rien »…  Cette plainte, je l’ai entendue plusieurs fois répétée par la même personne et par d’autres aussi.  Même chose en grimpant le mont Xalibu…    Moi, je tripais! J’aime la brume, le vent…   Et puis, les hautes montagnes attirent les nuages.   En fait, ce sont des machines à nuages. Et cela, je le sais pour avoir fait l’ascension de plusieurs hauts sommets que ce soit en moto, en auto ou à pied.  J’ai même vécu pendant deux semaines au pied d’un volcan à Maui et plus la journée avançait, plus les nuages s’accumulaient autour de son sommet.  Je ne peux pas croire que des gens se plaignent de ne pas avoir eu de vue, car ils en ont eu une tout le long, ou presque,  de la montée…   De plus, le brouillard amène une atmosphère d’irréalité dans ces paysages dénudés.  Il offre à nos yeux, une vision limitée, mais pleine de beauté…  

De même, alors que je pleurais devant la beauté du canyon par lequel nous allions descendre le mont Albert, arriva un jeune couple qui s’installa sur le belvédère. Le premier commentaire de la jeune femme fut le suivant:  » je suis tellement déçue, je n’ai pas vu de caribou ».  Elle avait devant elle un paysage sublime, où la brume et les nuages n’avaient aucune prise et elle se plaignait de ne pas avoir vu de caribou… 

Les gens ont trop d’attentes, ce qui les empêche de voir la beauté qui les entoure… 

Pierre F a écrit un excellent billet sur le sujet, je vous suggère d’aller le lire…

Le sommet du mont Albert, entouré de nuages, est pour moi l'un des plus beaux endroits du monde...

juillet 14, 2010 Posted by | Caro et Michèle, Gaspésie 2010, Je nomade, je vais à la plage, je voyage | 3 commentaires

Regarder le soleil se coucher, puis la nuit tomber sur le fleuve…

 Le 4 juillet 2010 (suite)

Nous roulons vers Ste-Anne-des-Monts avec l’idée de coucher sur le bord du fleuve et bien entendu, comme le désire ardemment Michèle, de veiller sur le bord d’un feu de grève en mangeant des pattes de crabes… Pour ces dernières,  les poissonneries sont fermées, alors cela ira à demain.  Mais pour la  veillée sur la grève, pas question de passer outre!    Michèle a entré les coordonnées d’une grève de Cap-au-Renard dans son GPS, mais nous allons voir dans un premier temps s’il n’y a pas un beau petit « spot »  à  Ste-Anne-des-Monts même. J’ai quelques renseignements à ce sujet,  et nous allons vérifier de visu… 

Nous empruntons la rue du village qui longe le fleuve,  passons devant le quai, les restaurants et quelques boutiques pour les touristes et finissons par arrêter à la plage Cartier.   Il n’y a aucune interdiction de camper, mais rien n’indique que nous pouvons coucher ici.  Nous ne sommes pas certaines, mais nous décidons d’y souper et d’y passer la soirée, rien ne nous empêchera de nous rendre à l’église ensuite si cela s’avère nécessaire.   Nous sommes à l’extrémité de la plage, directement à l’embouchure de la rivière.  Des pêcheurs de truites de mer se relaient afin de tenter une belle prise, mais ils n’ont pas  de succès ce soir-là.  

Nous nous installons sur la plage avec une couverture, un verre de vin et notre souper.  Le fleuve, encore une fois,  est magnifique en cette fin de journée. Si vous n’avez jamais vu le soleil se coucher,puis la nuit tomber sur le fleuve,  vous devez absolument inclure cela dans votre top 10 de choses à faire dans votre vie. Pour ce faire, vous devez vous trouver sur la Rive-Sud du fleuve bien entendu. C’est un spectacle incomparable! 

Michèle prend l’initiative de se rendre à la cantine afin de savoir si on peut faire un feu.  En même temps, elle leur demande s’ils servent des déjeuners et si nous pouvons dormir ici. Elle apprend donc que des gens font des feux tous les soirs et qu’il ne devrait pas y avoir de problème pour dormir. La dame lui suggère d’aller dans le parc municipal en face si nous nous faisons avertir. 

Une autre belle soirée comme je les aime sur la plage…

Un début de soirée qui prendra des teintes plus éclatantes...

Il faut voir le soleil se coucher et la nuit tomber sur le fleuve St-Laurent...

Qu'en dites-vous?

Quel bel endroit pour squatter...

Feu de grève, feu de joie...

Apprécier le moment présent...

juillet 14, 2010 Posted by | Caro et Michèle, Gaspésie 2010, Je nomade, je voyage | 3 commentaires

Et, puisque ma caméra fonctionne à nouveau, deux petites vidéos…

juillet 13, 2010 Posted by | Caro et Michèle, Gaspésie 2010, Je nomade, je voyage | Laisser un commentaire

Les photos du mont Xalibu…

juillet 13, 2010 Posted by | Caro et Michèle, Gaspésie 2010, Je nomade, je voyage | Laisser un commentaire

Comment récupérer le lendemain de l’ascension et du tour du mont Albert…

Le 4 juillet 2010 (suite)

Hier, j’ai demandé l’avis du préposé à l’accueil quant à nos projets de randonnées d’aujourd’hui. Sur mon itinéraire, j’avais inscrit le lac-aux-Américains et l’ascension du mont Xalibu, mais celui-ci nous a suggéré  le mont Ernest Laforce…   C’est donc sa suggestion que pensons suivre en cette grise journée de juillet.  Nous devons rouler quelques kilomètres sur le chemin forestier qui mène au mont Jacques Cartier afin de joindre le lac-aux-Américains, puis reprendre la route encore quelques kilomètres pour se rendre au mont Ernest Laforce.

En passant l’intersection où  le sentier qui mène au sommet du mont Xalibu commence, je me dis, en regardant le panneau qui indique que le sommet se trouve à 4 kilomètres, que dans le fond, ce serait aussi bien de faire cette randonnée plutôt que de retourner sur nos pas et reprendre la route pour se rendre à l’autre sentier…  Alors que nous mangeons sur le quai du lac-aux-Américains, Michèle me propose de faire le sentier du mont Xalibu, puisque de toute façon nous y sommes déjà, qu’on a pas besoin de reprendre la route pour se rendre à l’autre sentier, etc…  On est connectées hein?

Les 3,2 kilomètres du sentier du lac-aux-Américains ajoutés aux 8 kilomètres de celui du mont Xalibu font un total de 11,2 kilomètres… Une partie de plaisir pensons-nous!  Surtout après la montée et la descente d’enfer de la veille au mont Albert…  Naïves et innocentes, nous empruntons le sentier en riant de la grosseur des roches et du léger dénivelé du départ.  Hummm…  La vérité, c’est que nous suons à grosses gouttes et fournissons des efforts mémorables pour atteindre le sommet de cette montagne.    D’ailleurs, nous sommes en train de faire un sentier difficile du parc, mais nous l’ignorons…  À la fin du parcours,   après avoir évolué dans un univers étrange nimbé de brume et de mystère,  à travers un sentier balisé par des cairns*, nous constatons qu’ il culmine à 1140 mètres d’altitude.  Quelques mètres de plus que le mont Albert,  rien de moins!  Que de fierté nous ressentons…  Bon, je l’avoue, le dénivelé est moins important (450 mètres), mais c’est un défi de taille…

La motivation de Michèle tout au long de l’ascension ( je dirais presque une litanie): un  feu de grève, une bouteille de vin et des pattes de crabes pour agrémenter notre soirée sur le bord du fleuve.  Je vous le dis, elle est contaminée…

* Petits monticules de pierres que les explorateurs ou les alpinistes édifient comme repère.

juillet 13, 2010 Posted by | Caro et Michèle, Gaspésie 2010, Je nomade, je voyage | Laisser un commentaire