Caro et cie

Obsession et compulsion… Ou l’art de préparer un voyage quand l’itinéraire est déjà fait…

Obsédée… Je suis obsédée par mon voyage… N’ayant pas d’itinéraire à concevoir, je fais de la compulsion sur mon équipement.   J’ai essayé les sacs à dos d’un de mes amis… Il y en avait un qui m’allait à ravir: les sangles passaient au bon endroit et s’ajustaient parfaitement à mon corps et la ceinture du bas était bien appuyée mes hanches. Cependant, et heureusement, j’ai eu la bonne idée de tester ses qualités de perméabilité. Résultat:  l’eau que j’ai versée à l’extérieur du sac s’est retrouvée dans ma main à l’intérieur du sac…  Hummm!!!

Il n’en fallait pas plus pour que je me mette à en  « magasiner » un.  J’ai opté pour sac d’expédition Grégory fait expressément pour les femmes.  Je l’ai acheté chez « moutains equipment coop ».   À cet endroit, les vendeurs prennent le temps de bien conseiller. Imaginez, j’ai même appris comment remplir mon sac tout en testant ma capacité à le porter lorsqu’il est plein… 

J’ai aussi besoin d’un bon sac de couchage. En fait, j’en ai un bon, qui appartient, si je suis réellement  honnête, à mon père. Il est fait pour dormir à des températures de -30 degrés Celsius, mais il est lourd.  En effet, il pèse plus de 5 livres…  Alors, je n’ai pas vraiment envie de le trainer pendant deux semaines au Pérou. J’ai donc acheté, conseillée par un autre vendeur et beau-papa qui m’accompagnait, un sac adapté au climat auquel je vais faire face dans les Andes et ne pesant que 690 grammes… 

Mes vieilles bottes, perdues et retrouvées à mon grand bonheur il y a quelques années, seront du voyage. D’ailleurs, lorsqu’elles auront rendu l’âme, je les enterrerai avec respect auprès de mon vieux chien Max dans le fond de la cour arrière. Mais non…  Je ne le ferai pas!!!! N’empêche que je les aime.  Quand je les avais perdues, j’avais acheté de nouvelles bottes Salomon au grand prix… Je ne les ai presque pas portées et je les ai données sans aucune hésitation…  

Les vêtements de plein air ornent ma garde-robe puisque je suis une habituée des randonnées et de la vie à l’extérieur… Rien à acheter!!!  Peut-être m’achèterai-je un autre pantalon si je vends Winnie II cette fin de semaine. 

Winnie II? Eh oui… On vient de se décider à le vendre… Que voulez-vous, on l’aime!!!  Nous avons pensé le garder et le mettre sur un terrain dans la ZEC de la maison de pierres. On a bien mijoté notre affaire, mais avec mon voyage imminent…  On se rend compte que ce n’est pas le chemin qu’on va prendre!  

Winnie III?  Toujours aussi contente… Je pars d’ailleurs sous peu tester mes jambes, mon sac à dos et mon sac de couchage sur le bord du fleuve et  dans les Appalaches avec une amie.

À bientôt…

juin 25, 2010 Posted by | Uncategorized | 5 commentaires

L’appel…

Je me rappelle de l’été où j’ai tant pleuré assise sur le quai du chalet,   les yeux perdus dans  la limpide rivière de la Petite Nation, parce que j’avais l’impression d’étouffer.  Dès lors, les dés étaient jetés pour ce qui allait suivre : les voyages, l’exploration, les expéditions… 

Pourtant, nous avons eu énormément de plaisir avec les enfants à notre petit chalet : baignades, promenades en bateau (nous avions accès à trois lacs par la rivière), récoltes de framboises et de bleuets, descentes de rapides avec nos ceintures de sécurité et des matelas soufflés, randonnées en forêt, sauts dans la rivière à partir d’un arbre, etc. 

L’idée d’avoir un chalet était bonne, car après de nombreuses années à faire du camping   «sauvage » (du vrai là…) avec nos quatre enfants,   un peu de sédentarité nous a permis de nous reposer puisque cela demandait beaucoup moins de préparatifs et d’organisation.  Au début,  je « tripais » fort de ne pas avoir de glacières à gérer et de ne pas faire de listes interminables pour ne rien oublier.  Imaginez, tout restait au chalet… que les vêtements à apporter!   Charles était bébé lorsque nous avons acheté et Sara avait 3 ans lorsque nous avons vendu… Cinq ans à faire du chalet.

Puis,  comme je l’ai dit plus haut, je me suis mise à étouffer, à avoir l’impression d’être limitée et de ne pas voir grand, de revivre sans cesse le jour de la marmotte.   Routine et monotonie étaient reines dans mon p’tit coin de paradis.  Je suis devenue nostalgique et mélancolique.  Mais de quoi donc?  De ce qui était à venir bien qu’à moment-là,  je ne le savais pas vraiment!   Avec du recul, je m’aperçois que sommeillait en moi ce besoin de bouger, de découvrir et de me déplacer certainement provoqué  par les deux croisières dans les Caraïbes et quelques périples en Gaspésie et dans Charlevoix.   Qu’ai-je fait? Eh bien, j’ai répondu à l’appel…

En effet, nous avons vendu le chalet et nous nous sommes mis à « explorer » : Charlevoix, Les Bergeronnes, la baie de Fundy (White Head et Grand Manan), le détroit de Numtherburland (St-Édouard de Kent et Bouctouche),  les îles de la Madeleine ainsi que Maui (Hawai)…  Chaque endroit à découvrir représente pour nous un bonheur renouvelé et une source d’émerveillement que ce soit par beau temps ou par mauvais temps…

Puis, est venu un projet de plus grande envergure : le tour de la Nouvelle-Écosse.   En fait, nous devions retourner aux Îles de la Madeleine avec les enfants, mais à la dernière minute, environ deux semaines avant le départ, nous avons annulé notre réservation sur le traversier et avons décidé d’aller explorer la Nouvelle-Écosse qui nous faisait davantage rêver…

Le plan était simple : tracer un itinéraire, déterminer des endroits où dormir et y monter notre tente… Pat et moi nous sommes mis à trouver que monter et démonter la tente à ce rythme ne serait pas très amusant, bien que nous l’ayons déjà fait au début de la vingtaine.  Alors, dans un élan d’impulsivité, nous avons décidé d’acheter Winnie I. À cette époque,  nous faisions presque office de pionniers avec notre jeune famille et nous ne rencontrions que des personnes âgées.  Maintenant,  nombreuses sont les jeunes familles à croiser notre route…

Qu’ai-je découvert?  Les « road trip » et leurs voies d’accès directes à la découverte, à l’aventure et aux gens;  le lâcher-prise puisque nos déplacements ne sont jamais rigides et que nous sommes ouverts au changement; la résilience grâce aux quelques pannes vécues avec Winnie II;  ce besoin en moi de vivre au jour le jour,  de nomader en marge des circuits touristiques;  le besoin d’arpenter physiquement par la marche les lieux que je visite ; une passion inaltérable pour les voyages et la mise sur pied d’itinéraire;

Cet été, je ne serai chez moi que trois semaines environ…  Le reste du temps, je serai occupée à voyager:  Gaspésie, baie Georgienne, Gatineau, Assateague Islande, Pérou…

Que voulez-vous, je suis tombée dans le chaudron de potion des voyages…  Fantastique non?

juin 21, 2010 Posted by | je voyage | 5 commentaires

Douda, douda…

Caro a réservé son billet d’avion pour le Pérou douda,  douda…

Caro a réservé son billet d’avion pour le Pérou douda,  doudadé…

juin 16, 2010 Posted by | je voyage, Pérou | 2 commentaires

Un autre projet estival qui commence à prendre forme…

En plus des projets énumérés dans le billet précédent, j’en ai un autre qui prend de plus en plus d’envergure telles les ailes d’un condor… Me voyez-vous venir? Non? Et si j’ajoute, tout bonnement comme cela,  Tintin et le temple du soleil…  Non?  Quand même, m’obligerez-vous pour comprendre à vous présenter mon itinéraire?   Lima, Paracas et les iles Ballesta, réserve de Paracas, Cusco la capitale Inca, Pisaq (site archéologique Inca) et Calca,  le trek de Lares et le Matchu Pitchu, Cusco, Huaraz, la cordillère blanche des Andes, la cordillère noire, et enfin, Lima pour boucler le périple…  

 Eh oui… si tout se passe comme je le veux, je m’en vais au Pérou en août avec mon amie Ginette la mère d’une coéquipière de Sara… Je partage les chambres ou le winnie avec elle  lors des tournois et on se complète bien… 

Ce sera un voyage solidaire et écotouristique au cours duquel nous irons à la rencontre des plus beaux paysages, mais aussi des communautés locales. Nous marcherons énormément notamment dans la vallée sacrée menant au Marchu Pitchu et dans la cordillère blanche pour voir le plus haut sommet et les lacs Llangacuno.   Bien que le voyage se fasse à pied en grande partie, ces deux treks dureront quelques jours. Nous dormirons dans les villages et  sous la tente et ne mangerons que des mets péruviens…  Je suis fébrile!!! 

Ce projet en est un d’envergure. Je pars seule, sans  aucun membre de ma famille. De plus, je vais vivre à fond l’un de mes rêves, car le Matchu Pitchu est dans mon top 10 des endroits à visiter dans ma vie…  

Pat pense qu’après ce voyage, la barre sera haute pour me satisfaire… Je ne suis pas d’accord!  Bien que nous ayons toujours eu besoin de bouger et de visiter des coins de pays, c’est le voyage à Maui en 2005 qui a donné le coup d’envoi à nos envies d’explorer et de découvrir le monde. L’Amérique en particulier! Maui et son volcan, le Haleakala, sont si impressionnants que nous aurions pu trouver nos voyages subséquents très ordinaires… Mais ce ne fut pas le cas… De la Côte-Nord au Québec, à Terre-Neuve, en passant par la Gaspésie, la Nouvelle-Écosse, la Floride, le Tennessee, le Maryland, la Virginie et le Maine, les moments vécus, les gens rencontrés, les paysages admirés n’ont cessé de me charmer… 

Les autres projets tiennent toujours, d’ailleurs, je pars sous peu avec une amie nomader en Gaspésie et faire l’ascension du mont Albert…

juin 13, 2010 Posted by | je voyage, Pérou | 9 commentaires