Caro et cie

Ici se termine les pérégrinations estivales de Pat et Caro (et les enfants pour une partie) de l’été 2009… Mais ce n’est que partie remise! ;-)

Ainsi s’achèvent mes récits de voyage sur la magnifique île de Terre-Neuve. Nous y retournerons, car nous avons bien l’intention de faire la partie est, la partie centrale ainsi que Saint-Pierre et Miquelon. Je ne donne pas de date, car je change d’idée la plupart du temps, quelques semaines avant mon départ. Je peux me permettre ce luxe puisqu’avec Winnie, pas besoin de stresser avec les réservations…

La partie ouest de Terre-Neuve est un paradis pour les amants de la nature et du silence: les hikers, les contemplatifs, les campeurs. Pour ceux qui s’attendent à des grands hôtels et à des restaurants. Hummm… Pas vraiment l’endroit. Quelques villes seulement répondent à ces critères touristiques et elles sont éloignées les unes des autres. D’ailleurs, nous avons rencontré un couple qui a fait la partie ouest de Terre-Neuve en 5 jours alors que nous l’avons fait avec beaucoup plus de temps et que… nous avons eu peur d’en manquer. Ils ont roulé, roulé, roulé, et le peu d’installations pour leur genre de voyage les a amenés à terminer brièvement leur visite. L’an dernier, ils avaient fait la partie est et il semble qu’elle soit mieux adaptée pour les touristes.

Je vous remets donc le résumé de mes pérégrinations de l’été :

un voyage, c’est une vie en soi…

— 24 jours sans domicile fixe. ( 6 à Assateague Island (Ocean City, Maryland) et 18 en Nouvelle-Écosse et à Terre-Neuve)

— Une multitude de vagues immenses.

— 2 jours de grand vent (chauds).

— 2 orages (Assateague).

— 1 nuit de pluie.

— 1 matin de brume.

— 24 jours ensoleillés, au moins en partie.

— Quantité incroyable d’air pur.

— 96 kilomètres d’hiking.

— Quelques décharges d’adrénaline.

— Plusieurs baignades dans la mer et dans de magnifiques rivières limpides.

— 4 nuitées de camping (national seashore, frontier town ( pour la piscine et ses effets sur nos coups de soleil), Blow me down et un parc de VR dans le fjord du côté sud du parc Gros-Morne (pour recharger les batteries).

— Quantité d’endroits incroyables pour dormir, marcher, vivre, picoler, profiter de la vie.

— Quelques cours d’histoire au parc national de Port au Choix et à l’Anse aux Meadows.

— Pas une seule seconde de télévision.

— Beaucoup de compulsion sur Brian Adams.

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août 31, 2009 Posted by | je voyage, Terre-Neuve | 6 commentaires

Un autre paradis en son et en image…

août 30, 2009 Posted by | je voyage, Terre-Neuve | 2 commentaires

Avertissements: mes enfants veulent que vous sachiez que ma voix est bizarre… personnes avec problèmes respiratoires s’abstenir car le paysage est à couper le souffle…

 

 

Merci à Mamounia pour les conseils vidéos… 😉

août 30, 2009 Posted by | je voyage, Terre-Neuve | 8 commentaires

Joyeux anniversaire Caro…

Le 15 août 2009

C’est cette après-midi, jour de mon 41e anniversaire de naissance, que nous prenons le traversier pour  revenir à la maison.   Nous avons du temps puisque le traversier part à 16h30 et que nous ne sommes qu’à deux heures de  Port-aux-Basques.   Nous nous levons relativement tôt, comme d’habitude d’ailleurs, et nous nous dirigeons vers la rivière.  Pat s’y lave et moi, j’ai bien l’intention de prendre une douche chaude afin d’être toute propre pour le retour.  Cependant, je regarde le bassin invitant de la rivière, la petite chute qui gronde tout près,  et je me dis que ça commencerait bien ma 42e année que de me laver dans un si magnifique endroit le jour de mes 41 ans.  Je me laisse donc tenter et je décide de m’y laver moi aussi.  Je prends mon savon biodégradable à la lavande et je m’enfonce délicieusement dans les eaux pures et limpides de la rivière.  Quelle sensation de bien-être je ressens, c’est indescriptible…  Je pousse même le bonheur jusqu’à y rester un moment pendant que Pat grimpe les rochers à côté de la chute.  Chérie, crie-t-il, il y a un saumon qui vient de remonter la chute… On se croirait dans un reportage de National Geographic!  L’île de Terre-Neuve correspond en tout point à ce que nous aimons: la nature, les endroits sauvages magnifiques où squatter la nuit, les moments forts… 

Pourquoi pas?

Pourquoi pas?


La petite chute que le saumon a remonté!

La petite chute que le saumon a remonté!

 

Plus tard, nous roulons vers Port-aux-Basques quand  le cellulaire sonne…  Je réponds…

– Caroline…

– Oui…

– Marine atlantique…

– hummmm…

– Votre traversier a du retard, vous ne partirez pas à 16 h 30, mais bien à 19 h 30… Vous n’êtes pas obligés d’arriver avant 18 h..

– Cool, dis-je avec un soupir de frustration…

C’est que la seule ombre au tableau durant ce voyage se trouve à  être l’horaire et l’organisation des traversiers… En deux occasions, deux retards…  Nous sommes samedi et Pat qui travaille lundi matin… Si on fait le calcul, nous partirons à 19 h 30 et ferons une traversée de 6 heures, ce qui nous amène à North Sydney à 1 h 30… En reculant l’heure, il sera minuit!  Nous devons ensuite nous taper 16 heures de route jusque chez nous et devrons dormir un peu, c’est assuré…   Dire qu’en plus, seul ce traversier était disponible pour le retour. Nous le trouvions juste, mais avec le retard, c’est encore plus stressant!  Nous allons donc fouiner dans Port-aux-Basques, mais n’arrêtons nulle part.  Nous pensons aller à Rose-Blanche, mais  l’envie n’y est pas.  Nous allons donc attendre dans le stationnement du traversier qui est situé sur le bord de la mer puis nous partons à l’heure convenue. 

Sur le bateau, nous soupons et allons ensuite  sur le pont.  Contre toute attente, l’air est bon, le vent chaud…  Nous nous couchons donc sur un banc et je regarde les étoiles avant de m’endormir en pensant que je suis vraiment chanceuse d’avoir une si belle journée pour mes 41 ans, avec cette baignade dans une magnifique rivière et cette soirée en mer sous le ciel étoilé du golfe du Saint-Laurent….

août 29, 2009 Posted by | je voyage, Terre-Neuve | 4 commentaires

8 kilomètres à Blow me down…

Le 14 août 2009

On se réveille tôt.  Comme j’adore le bord de mer du parc (Arches provincial park),  je n’hésite pas une seconde et je vais me promener avec les chiens pendant que Pat fait la vaisselle.  Au retour, je téléphone à Charles et à Sara, puis nous partons vers Corner Brook.  Pat décide d’arrêter à Cow Head, au nord du parc Gros-Morne, ce qui s’avère une excellente idée puisque l’endroit est magnifique et qu’il y a beaucoup, beaucoup de framboises… Des tonnes de framboises!

Cow head... Paradis de bord de mer et de framboises!

Cow Head... Paradis de bord de mer et de framboises!

Miam, miam...

Miam, miam...

 

Nous nous dirigeons ensuite vers la montagne Blow me down pour marcher un sentier que nous n’avions pas eu le temps de faire au début du voyage.  Encore une fois, c’est une bonne décision puisque le paysage est de toute beauté, quoique le sentier soit très sauvage.  En effet, il est envahi par des ruisseaux régulièrement et nous marchons directement dans les tourbières.  Peu de gens l’empruntent, c’est évident.  De vieux panneaux défraichis,  qui indiquent chaque kilomètre,  et des rubans roses dans les arbres nous rassurent quant à la direction prise.  De toute façon, on contourne l’immense montagne en longeant la rivière aux cuves limpides,  la végétation est  miniature et on voit la baie des iles au loin…   Pas vraiment de danger de se perdre!   Au bout de 4 kilomètres, nous décidons de revenir vers le Winnie puisqu’il est 17 heures.  Mais nous savons que le sentier monte en haut de la montagne, tranquillement…  Nous le ferons un jour…  Je pense que cette randonnée complète demande une bonne préparation cependant.  Pour le moment, le promontoire atteint nous donne une vue sur des tablelands d’un côté et sur la baie de l’autre…  En plus de la rivière qui serpente plus bas…  Disons que nous en avons plein la vue!

Bobby est très habile dans les tourbières alors que Bill, avec ses petites pattes, éprouve plus de difficulté.  Pat et moi faisions attention au début à l’endroit où nous mettions les pieds, mais nous avons abandonné rapidement.   Il n’y a qu’à voit l’état de nos vêtements pour le constater… 😉   Ce sont les seules photos de cette aventure puisque nous avions, malheureusement, laissé l’appareil dans le Winnie! 

Nous en sommes revenue très propres... :-D

Nous en sommes revenus très propres... 😀

Nous décidons ensuite de rebrousser chemin pour aller passer la soirée et dormir sur le bord d’une autre belle rivière.  Bien entendu Pat se baigne et je l’incite fortement à amener Bobby pour le laver un peu.  L’eau de tourbière, de la couleur du thé, a taché ses beaux poils blancs…

Une autre superbe journée!

août 29, 2009 Posted by | je voyage, Terre-Neuve | 4 commentaires

Première présence européenne en Amérique du Nord: Les Vikings et Leif Eriksson…

Le 13 août 2009

L’anse aux Meadows est aussi belle le matin que le soir…  L’eau prend de superbes teintes qui feraient rougir d’envie les plus belles mers des Caraïbes.   Je pars, un pot dans les mains, cueillir des fraises.  Un vieux villageois qui passe en voiture me hèle et me demande en riant:  » Comment êtes vous atterri là, ma belle Dame? »  Sa question n’en est pas vraiment une.  Qu’est-ce qu’une étrangère fait, un pot à la main, sur le bord de la seule rue du village, seule?  Il ne faut pas oublier que ce village était isolé, il y a à  peine 50 ans, avant l’arrivée des Ingstad, ceux qui ont découvert les vestiges vikings…

 

Sucrées et pleine de soleil...

Sucrées et pleine de soleil...

Nous déjeunons d’oeufs, de bacon et de fraises des champs, puis nous allons vers le lieu historique de l’Anse aux Meadows désigné patrimoine mondial par  l’UNESCO.  C’est le seul endroit où l’on a découvert des vestiges du passage des Vikings  vers l’an 1000 et la plus ancienne présence européenne,  en Amérique du Nord.  Cette découverte n’est pas le fruit du hasard, mais plutôt le résultat de longues recherches menées par Helge et Anne Ingstad.  Helge, historien et romancier, s’intéressait aux sagas vikings et cherchait à trouver Vinland et Anne, archéologue, visait le même but que son mari.  Selon leurs recherches Vinland se trouvait en Amérique du Nord puisque les sagas racontent  que les expéditions conduites par Leif Eriksson l’ont amené à découvrir les côtes du Labrador, de Terre-Neuve et des terres plus au sud le long du golfe Saint-Laurent.  Leif désignait ces terres sous le nom de « Vinland » en l’honneur des vignes sauvages qu’on y retrouvait à l’époque.

Les Ingstad passaient leur temps à chercher Vinland.  Ils étudiaient les cartes, refaisaient la même route. Un jour, avec leur bateau, ils arrivèrent à l’Anse aux Meadows et ils posèrent l’inlassable question qui restait habituellement sans réponse: » Y’a-t-il dans la région des tumulus de terre? » Ce à quoi un vieux pêcheur répondit par l’affirmative.  Les Ingstad effectuèrent des fouilles archéologiques  pendant de nombreuses années puis parcs Canada prit la relève.  La preuve de la présence viking à cet endroit vers l’an mille est faite.  L’Anse au Meadows n’est pas reconnue comme Vinland puisqu’il n’y a jamais eu de vignes à cet endroit.  À  l’époque, il y en avait jusqu’au Nouveau-Brunswick seulement.   Il s’agissait plutôt d’un camp qui comprenait huit bâtiments et qui servait de port d’attache aux Norvégiens dans leurs expéditions le long de la côte atlantique.  C’était leur façon d’explorer, en créant, de plus en plus loin, de nouveaux ports d’attache: de la Norvège à l’Islande, puis au Groenland et à Terre-Neuve…  Encore une fois, parcs Canada ne lésine pas sur la qualité de l’exposition et des explications: en anglais et en français s.v.p…  Puis, on peut se rendre sur le site des fouilles, remblayé lui aussi.  Cependant, il y a quelques bâtiments reconstitués selon les mêmes caractéristiques que ceux découverts lors des fouilles archéologiques et il y a des acteurs-Vikings  qui donnent des explications sur la vie à l’époque.

La rencontre des deux mondes... oeuvre d'interprétation historique qui se compose de deux pièces sculptées, produites l'une par l'artiste Terre-Neuve-et-Labrador Luben boykov et l'autre par l'artiste suédois Richard Brixel, qui symbolisent les points de départ et d'arrivées des Vikings.

La rencontre des deux mondes... oeuvre d'interprétation historique qui se compose de deux pièces sculptées, produites l'une par l'artiste Terre-Neuve-et-Labrador Luben boykov et l'autre par l'artiste suédois Richard Brixel, qui symbolisent les points de départ et d'arrivées des Vikings.

La forme dans le gazon est une partie du site remblayé....

La forme dans le gazon est une partie du site remblayé....

Pat le  Viking... ;-)

Pat le Viking... 😉

Reconstitution de quelques bâtiments

Reconstitution de quelques bâtiments

Le Viking à l'oeuvre...

Le Viking à l'oeuvre...

Même le décor est recréé

Même le décor est recréé

 

Si je suis subjuguée par les migrations humaines autochtones, Pat,  lui,  l’est par les Vikings.   Il ne pense qu’à ça et se demande où est Vinland.  Il est aspiré par toutes ces sagas et ce mystère qui jusqu’à aujourd’hui n’a pas été résolu.  Par exemple, des noix ne poussant que beaucoup plus au sud ont été trouvées à l’Anse aux Meadows, preuve que les Vikings n’avaient pas arrêté leurs expéditions là…    En tergiversant sur d’éventuelles hypothèses, nous nous dirigeons vers un sentier pédestre longeant les falaises… Bizarre, mais Pat s’est fait dire qu’il avait l’allure d’un Viking… 

Même la bestiole s'est laissée photographier

Même la bestiole s'est laissée photographier

Le long du sentier

Le long du sentier

 

Nous allons ensuite à Burnt Cape, une pointe où la flore est exceptionnelle. Les plantes y poussant sont rares et ne poussent que dans certains habitats de la taïga.  Nous allons avec Winnie sur la route de gravier, mais revenons à l’abri du vent sur le bord de la baie, car  aujourd’hui, c’est une journée de grand vent et même si ça doit être beau du côté du Détroit de Belle-Isle, nous décidons de ne pas nous laisser fouetter par le sable et la poussière.  Pat se baigne, dans une eau qu’il considère baignable, moi je laisse faire.  J’erre sur les plateaux rocheux et je passe près de vomir lorsque Bobby me ramène une carcasse d’oiseau.  C’est qu’il en prend l’habitude… Nous y passons quelques heures puis nous retournons à Saint-Anthony…  Je veux retourner dans la seule boutique que j’aie vue du voyage puisqu’ une bague en argent avec une labradorite a capté mon attention…  La Labradorite est une pierre semi-précieuse qui vient du Labrador et les Innus ont une légende qui dit que c’est la lumière qui est figée dans la pierre…

On s'aventure n'importe où...

On s'aventure n'importe où...

Un plongeon à la limite du 52e parallèle...

Un plongeon à la limite du 52e parallèle...

Bobby et une autre de ses carcasses...

Bobby et une autre de ses carcasses...

Vive les bandeaux par jour de grand vent...

Vive les bandeaux par jour de grand vent...

 

Nous prenons le traversier dans 2 jours. Nous avons au moins 8 heures de route à faire.  Comme nous voulons profiter de nos derniers jours sans faire de marathon, nous décidons de rouler un peu ce soir pour alléger notre journée de demain et en profiter… Nous avons quelques idées en têtes!!!  Nous nous rendons jusqu’au « the arches provincial park » pour dormir, non sans avoir vu 5 orignaux…

août 28, 2009 Posted by | je voyage, Terre-Neuve | 3 commentaires

Une journée tranquille…

Le 12 août 2009

Garés dans le stationnement du promontoire rocheux, nous dormons jusqu’à 10 heures… Nous remplissons, comme chaque matin, nos systèmes de caféine, carburant essentiel, puis nous allons faire le sentier qui monte en haut de la falaise.  Il y a, Pat les a comptés minutieusement, 477 marches dans un escalier pour arriver au sommet.  Ici les sentiers sont courts, car ils doivent être aménagés : ponts de bois pour passer sur les tourbières et escaliers pour grimper en haut des falaises. Mais la vue est exceptionnelle et j’imagine comme ce doit être beau au printemps avec les icebergs dérivant un peu partout…  Je trouve des plaquebières, communément appelées chicoutés sur la Côte-Nord au Québec, qui ne sont pas toutes mûres, mais il y en a beaucoup!

Au retour, Pat décide de « gosser » après Winnie.  Nous sommes presque à court de batteries et serons probablement obligés de prendre un camping pour la nuit.  Il considère que ce n’est pas tout à fait normal et il a remarqué quelques irrégularités électriques qui lui font penser qu’il y a peut-être un court-circuit.  Il joue dans les fils qui vont à la batterie et s’aperçoit que certaines connexions avec été changées afin que les lumières de soir soient toujours allumées. Ahan…    Lorsque vient le temps de partir, nous ne pouvons par fermée l’escalier électrique.  Nous allons donc à la cabane de pêche Canada et demandons si nous pouvons nous brancher pour faire remonter l’escalier.  Les deux gentils Terres-Neuviens acquiescent immédiatement, sans hésiter. Mais bon, les choses n’étant pas toujours simples, nous avons accroché l’escalier en nous rendant à la cabane et Pat doit la redresser. Ce qu’il fait avec l’aide des nos deux gentils monsieurs.  Nous repartons, l’escalier relevé,  et nous dirigeons dans la ville pour aller sur le bord du quai, près de la maison Grenfell.  Nous mangeons des hot-dogs et relaxons. Je suis couchée sur le sofa et je farniente.  Je n’ai même pas envie d’aller dehors, car la vue que j’ai de l’intérieur est superbe.  Je profite donc du moment présent sans me mettre de pression.  Sans la contrainte du temps, je resterais quelques jours dans cette petite agglomération bâtie au creux d’une baie abritée par les promontoires rocheux…

477 marches dans cet escalier

477 marches dans cet escalier

Vue du haut de la falaise...

Vue du haut de la falaise...

 

La vue que j'ai  couché sur le sofa...

La vue que j'ai couchée sur le sofa...

 

Puisque le voyage tire à sa fin, nous décidons de partir vers l’anse aux Meadows ou Burnt Cape en fin de journée.  Ce sont les deux derniers endroits que nous tenons à voir et nous choisirons lorsque la route bifurquera vers l’un ou l’autre.  En effet, il faut prendre la même route et les deux endroits sont situés chacun sur leur côté d’une péninsule. On opte finalement pour l’anse aux Meadows que nous ne visiterons que demain matin puisque le parc ferme à 18 heures. Nous sommes installés dans le village  sur un petit terrain aménagé pour accueillir les visiteurs: l’herbe est tondue et quelques tables à pique-nique invitent  les touristes à s’arrêter. Nous n’avons pas besoin de camping puisque les ajustements de Pat ont réglé le problème.  Il y avait un mauvais branchement et la route que nous avons faite a été suffisante pour recharger la batterie.

L'homme au barbecue...

L'homme au barbecue...

 

Bel endroit pour squatter...

Bel endroit pour squatter...

 

Nous marchons ensuite vers le coucher de soleil dont j’ai capté les splendeurs avec ma caméra.  Chaque teinte, chaque reflet sont des bonheurs pour le regard.  Au retour, nous passons près d’une maison et les gens qui y vivent s’amusent autour d’un feu de grève, ils nous font signe d’y aller.  Nous les saluons et passons notre chemin.  Aussitôt, des taches rouges attirent mon regard : des fraises des champs… En quantité telle, que je pourrais faire des confitures si j’en avais le temps. Ici sur la péninsule nord-ouest de Terre-Neuve, le temps des fraises bat son plein.  Incroyable!   La nourriture abonde, des petits fruits, j’en vois en quantité industrielle.   Depuis que nous sommes ici,  nous sommes passés des bleuets, aux framboises et enfin aux fraises.    Pat et moi, à genoux, dévorons les délicieux petits fruits jusqu’à ce qu’il fasse trop noir…

À croquer sur le vif...

À croquer sur le vif...

Des couleurs et des reflets à couper le souffle...

Des couleurs et des reflets à couper le souffle...

Presque inégalable!

Presque inégalable!

août 26, 2009 Posted by | je voyage, Terre-Neuve | 6 commentaires

Le jour où j’ai vu le fameux iceberg à Goose Cove

Le 11 août 2009

Endormie au Phare de Pointe riche, sur le bord d’un rivage rocheux, là où les phoques devaient se trouver en grand nombre il y a quelques milliers d’années, j’ai rêvé toute la nuit.  Un sommeil léger dû aux turbulences de mon cerveau qui cogite tout ce que j’ ai appris la veille ou à  l’immense antenne de communication située non loin de là…  Allez savoir!  Mais je suis en forme…  Pas de ménage, de lavage, de couraillage.  Je me repose et pense à moi bien plus que d’habitude. De plus, Pat est beaucoup plus entreprenant qu’avant en ce qui concerne les repas. Il n’est pas rare qu’il prenne l’initiative alors que j’écris  ou ne fous absolument rien…  J’aime ça!  Cette dernière année, avec mon retour à l’université, aura changé beaucoup d’automatismes dans notre couple.

Nous allons faire un p’tit quatre kilomètres de randonnée ,dans une autre partie du parc,  jusqu’à la baie où les pêcheurs français venaient l’été. Ils n’avaient pas le droit de bâtir des habitations permanentes. Les archéologues ont par contre trouvé des objets de pêche et des fours à pain,  preuves de leur présence à Port au choix.  Encore là, une belle randonnée sur le bord de la mer, mais rien à voir vraiment…  Bobby nous ramène, cette fois-ci,  une peau avec des poils.  Je capote et je lui crie très fort de la laisser là. Mon caniche royal est un charognard…  Puis, j’arrête dans une petite épicerie et je complète la liste, que j’ai faite la veille au soir, en compagnie de ma sympathique petite madame. Nous suivons les allées nous suggérant certains produits. Elle est bien gentille et le pain qu’elle m’incite à acheter est délicieux!

Nous partons ensuite, car nous avons beaucoup de route à faire aujourd’hui pour nous rendre à Saint-Anthony dans le nord-ouest de Terre-Neuve.  Je n’espère pas trop les icebergs, puisque nous nous baignons allégrement, mais il parait que cette petite ville sur les rives rocheuses d’une petite baie est magnifique. J’ai une rage pour un branchement internet.  Une vraie là… Du genre idée fixe pendant mes SPM! Nous nous rendons au bout de la route dans le village de Saint-Anthony qui est à la hauteur de sa réputation, jusqu’au fishing bay park.  Nous nous stationnons sur un promontoire et près de nous il y a des sentiers, un restaurant, une boutique (wow, la première du voyage) et un restaurant que le beau-frère nous a suggéré d’essayer.  Nous allons au petit centre touristique situé dans la boutique et Pat demande à l’employée s’il y a des icebergs même si ce n’est pas la saison.  Elle nous dit que justement, il y a en un à Goose Cove, à quelques kilomètres d’ici.   Nous y allons et voyons le fameux glacier.  Le petit village est charmant et il y a une partie de baseball juste là, devant l’iceberg. C’est comme dans un film…  Je reviens trempée au Winnie, tout ce qui ressemble à du gazon est de la tourbe… 

Le promontoire au bout du village de Saint-Anthony...

Le promontoire au bout du village de Saint-Anthony...

Heureusement que le petit bateau passe, ça donne la 3e dimension...

Heureusement que le petit bateau passe, ça donne la 3e dimension...

Nous retournons ensuite sur le promontoire à Saint-Anthony, nous branchons internet, soupons au restaurant (de la bonne morue fraiche) et nous couchons  après une petite balade sur une promenade de bois contournant la pointe où nous sommes.

août 26, 2009 Posted by | je voyage, Terre-Neuve | 7 commentaires

Engouement pour les migrations des peuples humains en Amérique du Nord…

Le 10 août 2009

Cela fait quelques jours que nous bougeons peu, occupés à explorer à pied les environs de Corner Brook et du parc national du Gros-Morne.  Il est maintenant temps de faire cap vers le nord, car il est très important pour nous d’aller à Port au choix, à Saint-Anthony et à l’anse aux Meadows. Nous flirterons avec le 52e parallèle ce qui nous excite beaucoup… Je sais, je sais, c’est psychologique, mais il demeure que nous avons l’impression, juste à cause d’un chiffre, que nous serons  à l’autre bout du monde.  De toute façon, à Terre-Neuve, je me sens dépaysée depuis le début et aussi, à l’autre bout du monde. 

Sara m’a appelée hier soir.  Elle est revenue dans la soirée avec ma mère et c’est mon beau-frère qui est allé les chercher à la gare.  Je dormais lorsqu’elle m’a appelée, mais j’avais prévu le coup en laissant le téléphone près de moi.  Elle était si mignonne alors qu’elle me racontait en détail les moindres événements qui s’étaient produits au camp: la cabane qu’ils ont construite dans les arbres, la pêche, la baignade chez oncle René, les châteaux de cartes, les promenades le soir avec son frère Alex et les cacas d’ours qu’ils ont trouvé tout près le matin…  Je m’ennuie.  Je pense à elle, le matin tôt, quand je suis incapable de dormir et je culpabilise.  Avant de partir, elle m’a dit  qu’elle aurait « vraiment » aimé mieux le sport-études que le programme d’études internationales.  Ça m’a donné un coup…  Nous avons décidé pour elle,  en quelque sorte, en pensant à la meilleure scolarité, mais Sara quand on lui demande ce qu’elle veut faire plus tard nous répond inlassablement: professeur d’éducation physique.  Elle veut avoir des vacances, un petit safari condo pour voyager et faire du surf…  Je trouve, avec du recul,  que le choix du sport-étude cadre vraiment mieux avec ses objectifs et j’ai refusé son admission par deux fois…   Il est évident que ce n’est pas une carriériste, tout comme moi d’ailleurs!  Je cogite donc là-dessus sous le chaud soleil de Terre-Neuve, qui encore une fois ce matin brille de ses mille feux. Cette expression est tellement vraie lorsqu’on le voit prendre de la force au-dessus de la mer…

Un petit matin ensoleillé...

Un petit matin ensoleillé...

Nous prenons donc la direction de Port au Choix un lieu historique national du Canada.  Cette région est préservée, car elle  est fréquentée depuis au moins 5 500 ans par les humains et de  nombreux vestiges le prouvant ont été trouvés lors des fouilles archéologiques.  On a retrouvé des vestiges d’occupation par quatre anciennes cultures autochtones: les Indiens de tradition archaïque maritime, les paléo-esquimaux des cultures de Groswater et Dorset et les Indiens récents, les Béothucks.  Un fil commun relie ces peuples  préhistoriques, qui se sont succédé sans jamais se rencontrer, aux Français et aux Anglais: tous ont été attirés par l’abondance des ressources de la mer que procure le détroit de Belle-Isle.

Les Indiens archaïques maritimes étaient les descendants directs du premier peuple qui ait pris pied sur le continent nord-américain, il y a plus de 12 000 ans, après avoir émigré de Sibérie en traversant le détroit de Bering.  Ils avaient atteint la côte du Labrador il y a 9 ooo ans et Terre-Neuve il y a 5 500 ans. Ils vivaient de la pêche et la chasse des mammifères marins, des oiseaux, des caribous et du petit gibier.  Les restes humains trouvés par les archéologues démontrent qu’ils vivaient vieux, en bonne santé, prospères et qu’ils avaient des rites funéraires compliqués.  Puis ils ont disparu.  Personne ne sait pourquoi…

Ils ont été remplacés par les paléo-esquimaux de la culture Groswater, un peuple adapté aux conditions de l’Arctique.  Ils étaient, eux,  les descendants d’une population ayant traversé le détroit de Bering il y a entre 5 ooo et 4 000 ans.   Ils se sont établis un peu partout de l’Alaska à Terre-Neuve où ils sont arrivés il y a 2 800 ans.  En moins de deux siècles, ils se sont répandus le long du littoral. Ils vivaient en petits groupes familiaux, se déplaçant au gré des saisons et migrations animales.  Leurs outils étaient plus fins à cause de leurs nombreux déplacements.  Les paléo-esquimaux de la culture Dorset sont arrivés juste après les précédents, il y a 1 900. Ils vivaient en grandes colonies semi-permanentes. Ils chassaient aussi les mammifères marins.  

Ensuite, les Indiens récents ont vécu sur l’île de Terre-Neuve entre le début de notre ère et les environs de l’an 1600, où jusqu’aux premiers contacts avec les Européens: À ce moment, ils étaient connus sous le nom des Béothuks.  Ils se déplaçaient, comme le peuple Groswater, en petits groupes familiaux et selon la saison et la disponibilité de nourriture.  Ils dépandaient des ressources de la mer, mais aussi de celles de l’intérieur des terres comme le castor, le saumon et le caribou.

Tous ces peuples se sont succédé sur la péninsule de Port aux Choix durant des milliers d’années.  Des archéologues ont procédé à des fouilles et ont trouvé une multitude de vestiges permettant de comprendre qui ils étaient,  et comme ils vivaient.  Il y a une exposition de tous les outils, objets, ornements et autres vestiges trouvés lors des fouilles.  Un film relate, quant à lui,  la saga des différents peuples. Puis, un réseau de sentiers sillonne le parc et nous amène d’un site archéologique de fouilles à l’autre, d’une culture à l’autre. Les vestiges sont remblayés afin de les préserver, alors il n’y a pas grand-chose à voir… Certains randonneurs sont très déçus. 

Mais pas moi… Je suis toujours sous l’emprise d’une nostalgie lorsque je suis sur des sites indiens… Comme ma perte de conscience du temps alors que je me promenais à travers les pétroglyphes à Tree Rivers, au pied de la Sierra Blanca,  au Nouveau-Mexique. J’ai surement dû faire partie de l’un de ses peuples dans une autre vie, si une telle éventualité existe.  Mon allure physique, si je pousse plus loin  en témoigne: on me prend toujours pour une indienne ou une Mexicaine,  je plane dans la forêt, je suis une amateure de petits fruits et même si intellectuellement je prône le végétarisme, je ne pourrais pas me passer de viande de temps à autre…  J’adore me promener sur ce littoral ou des peuples ont survécu grâce à l’abondance de la mer, cette mer magnifique qui me va à ravir…

Avouez que cette mer et ces falaises me vont à ravir! ;-)

Avouez que cette mer et ces falaises me vont à ravir! 😉

 

Nous nous rendons à tous les sites de fouilles dont celui saisonnier du peuple paléo-esquimaux de la culture Groswater et celui du village semi-permanent du peuple paléo-esquimaux de la culture Dorset.   Je me sens toute chose alors que Pat trouve ça vraiment ordinaire.  La plaine, sur un promontoire près de la mer,  laisse entrevoir des trous… là où se trouvaient les habitations. Il s’agissait de trous, retenus avec des pierres, sur lequel on faisait un dôme avec des os de baleines, du bois et des peaux d’animaux. Un feu crépitait au centre…  Il est difficile de percevoir les trous remblayés, mais mes yeux de lynx les voient aisément.  Nous prenons une collation assis au centre d’un trou et je tripe à fond. 

Quel mystère que de s'interroger sur ceux qui ont vécu, il y a très longtemps, exactement là où vous êtes assise...

Quel mystère que de s'interroger sur ceux qui ont vécu, il y a très longtemps, exactement là où vous êtes assise...

 

Nous reprenons ensuite le sentier et passons à côté des grottes qui abritaient les morts et leurs objets personnels des Indiens archaïques maritimes. Il n’y a plus rien. Il faut imaginer encore une fois. En tout et pour tout, nous avons marché 8.5 kilomètres.  Au retour, sur la route qui mène au phare, où nous avons décidé de coucher, un winnie s’arrête à côté de nous et ses occupants entament la conversation.  On les reconnait,  puisqu’on se croise sans arrêt.  C’est un couple de retraités qui sont à Terre-Neuve depuis 5 semaines. Ils ont un sprinter que l’homme a conçu à l’Européenne et ils nous parlent de tous leurs voyages, dont certains en Europe, en camping-car.  On a pas fini l’Amérique, mais ils nous intéressent en nous racontant comment ça se passe là-bas!

Ils nous trouvent courageux de coucher au phare, eux retournent au village… 

En complément incroyable, allez sur le blogue de Gaétan qui a vu, lui, la plus ancienne sépulture connue du nouveau monde…

Le phare de Pointe riche...

Le phare de Pointe riche...

Au phare...

Au phare...

août 26, 2009 Posted by | je voyage, Terre-Neuve | 3 commentaires

Randonnons encore!

Le 9 août 2009

J’ai  dormi comme une marmotte, bien que j’aie ressenti quelques douleurs aux hanches lorsque je restais trop longtemps dans la même position.  Ni mes pieds ni mes jambes ne me font souffrir. Il faut dire que mes bottes de randonnée sont parfaitement formées et que j’en ai des nouvelles que je ne mets même pas parce qu’elles ne sont  pas aussi confortables.  Celles que je porte en ont vu de toutes les couleurs, je les ai même perdues une fois et les ai retrouvées avec bonheur quelques mois plus tard. Je sens cependant qu’elles sont plus molles qu’avant, pas beaucoup, mais un peu…

Sur les panneaux du phare hier soir, j’ai appris que les bosquets d’arbres nains et rabougris sont nommés « tuckamores » par les Terre-Neuviens.   Il y a beaucoup de choses à apprendre… Que ce soit sur la faune, la flore et l’histoire de celle île habitée depuis des milliers d’années.   Je gobe, comme toujours, toutes les informations qui passent sous mes yeux. 

Nous restons encore dans le parc aujourd’hui, car nous voulons faire la randonnée de 6 kilomètres à Green Point qui longe le littoral et celle de 7 kilomètres de l’étang Western Brook où se trouve  un immense fjord.  Il y a possibilité d’aller dans le fjord en bateau, mais nous sommes tous les deux un peu rébarbatifs. Pourquoi?  Probablement parce que ça dure 2h30 et que ça ne nous tente pas de nous retrouver dans une cage à touristes… 

La randonnée à Green Point est superbe.  Pas de grands défis pour les randonneurs, mais une joie pour les yeux et les papilles gustatives.  En effet, je trouve de belles fraises des champs et je me gave de bonheur et de soleil en regardant cette mer, que je qualifie d’extraordinaire.  Je pense que c’est l’une des plus belles que j’aie vues.   Bon, il y a bien ce caca d’ours  et ce paquet de plumes, témoin d’un massacre probable, qui m’énervent un peu.  À terre-Neuve, les touristes ne pullulent pas.  La nature demeure reine en son royaume…

Un étang de tourbière

Un étang de tourbière

Le littoral...

Le littoral...

Le bout du sentier...

Le bout du sentier...

Miam, miam...  Des petites fraises des champs!

Miam, miam... Des petites fraises des champs!

 

Nous allons par la suite à l’Étang Western brook.  Une des attractions du parc Gros-Morne.  Le nombre de véhicules dans le stationnement reflète ce fait.  On n’en a jamais vu autant depuis que nous avons mis les pieds à Terre-Neuve.   La randonnée se fait sur une longue promenade de bois puisqu’elle traverse une immense tourbière parsemée de petits étangs et de crêtes.  Nous avons la chance de voir un orignal au loin.  Ils ont été introduits dans l’île au début du 20e siècle et ils sont maintenant plus de 100 000.  Je m’attendais à en voir un avant, mais vaut mieux tard que jamais… 

Un orignal dans la tourbière

Un orignal dans la tourbière

Sur une crête...

Sur une crête...

 

Nous arrivons à l’étang et sommes impressionnés par les falaises de 100 mètres  formées lors de la période glaciaire, qui l’entoure.  Je m’assois sur le bord de l’eau, sur une petite plage naturelle et je fais grâce à mes pieds de mes bottines pour quelque temps.   L’eau de l’étang est l’une des plus pures du monde (je l’ai lu sur un panneau) et ne se renouvelle qu’au 15 ans.  Comme nous ne voulons pas prendre le bateau, nous décidons de faire une loop supplémentaire de 1 kilomètre.  Au retour, on se fait dépassé par une horde de touristes qui viennent de sortir du bateau et qui courent pour se rendre à leurs véhicules…  On pouffe de rire, car la tourbière rebondit sous leurs pas!  Nous ne sommes pas sur la même planète qu’eux!  Nous avons rencontré des gens qui nous ont dit que c’était splendide, mais ils ne sont pas montés au sommet de Gros-Morne et redescendus le long d’un fjord, eux… 

Un petit repos sur le bord de l'eau pure...

Un petit repos sur le bord de l'eau pure...

L'étang et le fjord...

L'étang et le fjord...

 

Notre but ensuite est de nous rendre au Arches provincial park et d’y passer la nuit.  Nous arrivons en milieu d’après-midi.  Pas de barrière à l’entrée, personne pour collecter un droit d’entrée…   On entre tout simplement.   Je fais une balade de 2 kilomètres avec les chiens.  J’en suis à 15 kilomètres aujourd’hui et ils n’ont pas empiré mes muscles à la suite de  l’épreuve extrême d’hier…

Difficile de prendre les trois arches en même temps...

Difficile de prendre les trois arches en même temps...

Sous une arche...

Sous une arche...

fin de journée...

fin de journée...

Le roi des arches

Le roi des arches

J’ai parlé à mon fils Alex qui est au camp de chasse de mon père en haute Mauricie avec ses frères et sa soeur.  Ils sont allés, Phil et lui,  à un petit point de ravitaillement sur le bord de la route forestière et il a pris une carte d’appel pour nous donner des nouvelles à sa blonde et à moi.  Ils ont vu 2 ours…  je capote… Mes bébés qui ont vu des ours!  Il m’a passé Phil qui m’a rassuré en me disant que lui, il n’en a vu qu’un… Fiouff… Ce que je suis rassurée finalement…   Ils reviennent tous sous peu, Phil et Alex avec mon tracker, ma mère et Sara en train et enfin, mon père et Charles en camion.

Présentement, je suis assise à la table, j’entends les vagues et j’écris.  Pat dort, les chiens aussi.  Il fait chaud.      J’ai encore mis mon haut de tonkini aujourd’hui.  J’adore Terre-Neuve avec ses jardins sur le bord des routes, ses parcs non surveillés, ses plages désertes, sa mer omniprésente, le sentiment de liberté que je ressens et dont je suis avide.

août 25, 2009 Posted by | je voyage, Terre-Neuve | 2 commentaires