Caro et cie

Les aventures de Bobby Watson…

Un café dans les mains,  Pat et moi amenons le puppy jouer sur le bord de l’eau, juste ici au bout de la rue.  C’est une plage de galets, bien différente de celle où nous allons nous baigner, mais il n’y a personne puisqu’elle est située dans un quartier résidentiel.   Il faut descendre une petite pente escarpée et faire attention de ne pas glisser. Ensuite, nous nous dirigeons vers notre siège-rocher préféré.  Le mien est plat, bas, lisse.    L’eau clapote à quelques mètres de nous et les rainettes versicolores chantent à tue-tête du haut des arbres de notre voisin et des arbustes environnants.  Elles sont de plus présentes d’année en année, à notre grand bonheur.

Avec attendrissement, nous regardons Bobby Watson faire ses expériences avec l’eau vive. Il pose la patte prudemment,  dans ce liquide inodore,  devant lui, regarde attentivement son reflet et tente de lui toucher, ce qui le déstabilise.  Puis, inquiet à la suite de sa perte d’équilibre, il ressort en sautant comme un pur-sang et en tournant rapidement autour de nous,  avant de retourner se tremper une seconde fois.   Le caniche royal était autrefois classé comme un chien rapporteur (retriever).  D’ailleurs, le nom caniche par déviation(canne, canichon) réfère à son habileté à chasser des oiseaux aquatiques et il a longtemps été utilisé pour le faire dans les marais.  Ses pattes sont palmées et il a des aptitudes pour la nage. D’ailleurs, la fameuse coupe lion des caniches, qui nous fait tant rire, servait à améliorer ses déplacements dans les marais.

Pat trouve quelques bouts de bois que nous lançons à notre fringant Bobby, tout excité de ses nouvelles aventures.   Il court vers le bout de bois, le regarde, se penche vers lui, ose mettre son museau à l’eau puis le ramène au bord en galopant, prêt  pour un nouveau lancer.  Cependant, il faut avouer qu’il laisse les bouts de bois lancés trop loin partir avec le courant. Il n’est pas rendu là…  Il y a tout juste un mois, il apprenait à monter les marches, à être propre et à marcher au pied…  Il a une intelligence étonnante dans le regard et un avide besoin d’apprendre.  Cette impression vient probablement du fait que c’est le chien qui bénéficie le plus de notre temps et du plus grand nombre de personnes vouées à son éducation.  Il a six maitres, lesquels peuvent le  laver, le brosser, le bichonner et le flatter tendrement à satiété.

Enfin, nous remontons la pente rocailleuse, puis le petit chemin jusqu’à la rue et rentrons à la maison, un chiot tout heureux gambadant gaiement autour de nous!  Je me demande en le regardant,  dégoulinant d’eau, pourquoi je ne me suis pas commandé des shamwows lorsque j’ai vu l’annonce à la télé cette après-midi! 😉

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juin 28, 2009 Posted by | Uncategorized | 5 commentaires