Caro et cie

Une nuit à Sainte-Adèle…

Alors que la nuit régnait de toute sa froideur et de son inquiétante noirceur à Ste-Adèle,  trois femmes décidèrent d’aller se coucher après avoir discuté et rigolé longuement devant les flammes du  feu de foyer.  Elles montèrent à l’étage où les autres fraiches dormaient déjà depuis  longtemps,  décidées à récupérer un peu, elle aussi,  avant que le soleil ne se lève.

Le party commenca vraiment  lorsqu’elles s’aperçurent que le matelas de l’une d’entre elles était totalement dégonflé.  Où dormirait-elle?    La seule alternative possible était que ses deux copines l’accueillent  sur leur matelas   double. Mais pour ce faire, elles devaient s’étendre dans le sens inverse, les jambes ballotant dans le vide…

Telles des adolescentes,  elles se couchèrent et furent secouées d’un fou rire qu’elles tentaient d’étouffer pour ne pas réveiller leurs comparses endormies.    Puis elles continuèrent à l’alimenter en  évoquant  les soirées de réveillons avec les cousins et les cousines, en donnant des avertissements de ne pas péter et  en se rappelant les enfants des contes tous tassés dans un immense  lit.  Lorsqu’elles eurent rit à sasiété, une dernière secousse les agita  lorsque l’une des dormeuses, installée dans la même chambre qu’elles, se mit à ronfler comme un ogre!!!

Caro,  lasse de ne pas dormir, décida d’aller se coucher au salon  certaine que le silence serait bienfaisant.  Mais sa conscience commençait à peine à la quitter et ses muscles à s’alourdir que la copine ronfleuse, totalement réveillée, descendait en bas prise d’une soudaine inspiration pour son prochain roman.   Réveillée à nouveau, elle décida d’aller retrouver les rigolotes endormies.   L’une se leva peu après pour aller essayer, à son tour,  la chaise au salon…  Puis les dormeuses se levèrent les unes après les autres beaucoup plus tôt que ne l’ont jamais fait ses enfants!  Elle fit tout de même la grasse matinée, discuta  longtemps au lit et se leva pour manger de délicieuses fèves au lard faites avec amour par Valérie.

Elle souriait à l’intérieur pleine de ces fous rires qui font tant de bien…

janvier 27, 2009 Posted by | Uncategorized | 9 commentaires