Caro et cie

Changement de programme et appel de la mer…

Malgré la fraîcheur, que dis-je, le froid quasi automnal, et les nuages grisâtres obstruant le ciel, les vacances d’été arrivent à grands pas. Enfin, nous dormirons le matin jusqu’à satiété, nous prendrons le temps de lire à l’extérieur et d’admirer chaque matin l’éclosion des fleurs et le mûrissement des légumes que j’ai planté à côté de la porte d’entrée. Le top: plus de lunchs à faire, les deux yeux à moitié fermés!

Les enfants dormiront sous la tente, se baigneront à 22h le soir et seront en congé de devoirs et de leçons. Ils vivront comme à chaque été un moment d’accalmie et savoureront une liberté appréciée, surtout le matin. Qu’il y ait du sport le soir n’affecte en rien, puisque la liberté, c’est le matin que nous en bénéficions le plus. Nous sommes tous des couche-tard et par le fait même, on aime se prélasser au lit même lorsque le soleil est levé… Sara depuis quelques semaines a bien du mal à s’extirper des vapeurs nocturnes. Je dois faire preuve de persévérance pour la convaincre de se lever rapidement. Mais étant moi-même à moitié endormie, il n’est pas rare que je la conduise en retard de quelques minutes à l’école. Son enseignante en a marre. Mais, j’ai toujours eu mauvaise réputation en la matière.

Depuis près de 10 ans, à ce moment, je fignole l’itinéraire du voyage d’été. J’y rêve. Mais cet été pas de grands voyages. En effet, Pat ne peut prendre beaucoup de vacances à cause du voyage au Nouveau-Mexique qui aura duré une semaine de plus que prévu à cause du problème méchanique. Une semaine, c’est pas suffisant pour aller loin… Nous avions prévu nous rendre à Assatague avec les enfants malgré tout, mais ceux-ci nous ont surpris cette semaine en nous demandant d’aller dans un camp d’entraînement et pêcher dans le nord. Demandes que nous avons acceptées avec un gros soupir de soulagement, je l’avoue. Pat et moi revenons à peine du Nouveau-Mexique et nous prévoyons retourner en Floride à Noël, visiter des sources artésiennes (en arrivant à temps pour nager avec les lamentins) et nous prélasser sur la plage.

Cependant, j’ai une sensation d’étouffement, une oppression… Je veux voir la mer… J’ai ce besoin intense d’air salé aux arômes de vent et d’algues échouées sur le rivage qui m’obsède. La mer me nourrit l’âme et le corps. Chaque pore de ma peau, chaque parcelle de mes cellules la demande, la réclame. J’en suis dépendante. Comment, à travers les 4 tournois de soccer de Sara, les compétitions de vélos, la semaine de camp, pourrais-je y arriver??

J’y pense et repense sans cesse. J’ai finalement décidé de prendre une fin de semaine où Pat sera parti en moto avec ses chums et je mettrai les voiles vers la mer avec Charles et Sara… À un endroit que j’adore, où je me sens libre et sereine. Où, si j’y croyais, je proclamerais y avoir vécu dans une vie antérieure tellement l’appel est fort pour m’y rendre à chaque année.

Puisque le Winnie a fait des siennes lors de notre dernier voyage, je n’ai pas envie de le prendre sans Pat. Je me sens insécure, tout simplement. Pourtant, je sais le conduire et si ce n’avait été de tout ça, je repartirais avec sans hésiter une seule seconde. Mais là, j’en suis psychologiquement incapable. J’ai l’été pour le réapprivoiser puisque nous nous en servirons à toutes les fins de semaines (ou presque) pour sillonner le Québec avec nos sportifs. J’ai donc réglé la question en achetant une nouvelle tente hier pour mon escapade. Car ne vous y trompez pas, pour monter une tente et installer un lit douillet, je suis une experte…

Je commence à avoir une vision d’ensemble de notre été. À enrober nos escapades, de quelques jours de plus, pour profiter de ce que peuvent nous offrir les endroits où nous irons. Nous verrons donc la côte nord, les cantons de l’Est, les Laurentides, la Mauricie et la région de Québec. De belles explorations en perspectives… Car, vous savez, on ne peut changer l’âme de la baroudeuse!!

juin 19, 2008 Posted by | j'aime, je vis en famille, je voyage | 4 commentaires