Caro et cie

Provocante! Tu l’fais exprès…

Le travail étant ce qu’il y a de plus valorisé dans notre société, pour évaluer de la qualité d’une personne, il n’est pas rare que dans une discussion, on interroge l’autre sur ce qu’il fait dans la vie. Par ce que l’on fait dans la vie, ça veut dire: Quel travail fais-tu? Quelle compagnie te force à travailler plus d’heures qu’il en est possible? Quel boss te demande pour hier ce que tu ne pourras faire aujourd’hui? À quoi accordes-tu tant d’importance que ton bébé d’un an ira à la garderie passer ses journées?

Il est certain qu’il faut travailler, se rendre utile, que des femmes et des hommes y trouvent du plaisir et que ce soit important pour eux…. Loin de moi l’idée de vouloir mettre tout le monde dans le même panier. Mais là où je décroche, c’est quand on juge une personne par rapport à son travail seulement. Tout ce que j’ai fait pendant des années: nourrir mes enfants, les soigner, jouer avec eux, les aider dans leurs devoirs, m’occuper de créer un foyer acceuillant, m’impliquer bénévolement dans des activités très utiles pour la société… bahhh, c’est rien.. Je vois l’oeil de mes interlocuteurs briller seulement quand je leur dis que j’ai un bac en administration. Ça c’est quelque chose!!!!

Comme je ne suis pas du genre à manquer d’estime personnelle, ce genre de comportement me rend ironique. Alors je réagis bizarrement et ça donne des conversations comme celle que j’ai eu ce weekend:

– toi, Caro, qu’est-ce que tu fais dans la vie?
– Moi? Rien… (et je répond très sérieusement, regardant mon interlocuteur dans les yeux)
– Rien, tu dois bien faire un paquet de trucs.. (et là, mon interlocuteur essaie lui même de me défendre de ne pas travailler)
– Rien, mon mari travaille pour moi. (et vlan…)
(silence)
– tu sais je déteste faire du ménage et toutes ces niaiseries, j’ai même pensé, récemment à aller travailler juste pour me payer une femme de ménage..
– hahhhh…

Et là, Pat pour me vanter un peu ajoute:
– Caro, elle est pleine d’énergie, elle déborde de projets et elle n’arrête jamais dans une journée. Notre vie est beaucoup plus facile ainsi.
– tu es trop fin chéri… tu sais (dis-je à mon interlocuteur), quand je pense à travailler, j’ai des sueurs, je ne sais pas comment vous faites pour vivre ainsi à cent milles à l’heure..
– On a … des sueurs bien plus souvent que tu le penses!!!!

Je ne sais pas, si il reposera la question à une femme à la maison à l’avenir…

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juillet 3, 2007 - Posted by | j'assume, je raconte...

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