Caro et cie

À bientôt…

Je vous quitte, le coeur heureux, pour 2 semaines.. J’amène le portable mais il est presque assuré que je ne pourrai me brancher compte tenu des endroits que nous prévoyons visiter. Je ramènerai de beaux souvenirs, des anecdotes croustillantes et surement quelques trésors.

À bientôt…
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juillet 18, 2007 Posted by | je voyage | Laisser un commentaire

Fuir le quotidien…

Mon père était le seul homme de la famille. Pauvre lui! Lorsqu’il devenait le moindrement bougon, qu’il rechignait un peu alentour de ses départs pour son camp, perdu dans le fin fond des bois de la haute Mauricie, nous l’agacions sur son besoin de quitter la civilisation (ou était-ce de se reposer de sa gang de filles?). On lui prescrivait un deux semaines d’hermitage avec les ours et les brûlots car il faut l’avouer, ça lui faisait un bien fou. Il revenait en forme, heureux, relaxe avec des truites, des dorés, des perdrix et des lièvres. Seul petit bémol (ou l’excuse ultime pour partir encore), il court toujours après son orignal…

Ressemblerais-je à mon père? Ai-je hérité de ce trop plein de lumière, de bruits, d’activités, de ce besoin de lâcher prise sur le brouhaha quotidien? Quand vient le temps des vacances, je deviens irritable, nerveuse, fébrile, sensible. Il suffit que je sois entrain de regarder mon itinéraire pour que les larmes perlent à mes yeux, que j’entre dans le motorisé en écoutant du Rod Stewart pour que je me sente légère et émotive, de m’imaginer ne serait-ce qu’un centième les îles Mingan pour rêvasser plusieurs minutes….

La liberté d’agir au gré du temps agit sur moi comme une pillule euphorisante. Je laisse derrière moi mes soucis et lève l’ancre sur tout mes peurs et mes obligations. Je me ressource, je vis à cinquante à l’heure, je savoure de laisser couler les journées! Ensuite, je suis rassasiée pour quelques mois… pour quelques mois seulement!!

Le départ est prévu pour ce soir. Le motorisé est au garage. Il nous a fait ce weekend un crise aigüe de Pinkage. On aimerait bien régler ce problème, qui est intermittent, et que les garagistes ne peuvent jamais prendre sur le fait. Cependant, cette fois-ci, le garagiste (un spécialiste des moteurs à carburateurs) est certain de connaitre la source du problème et il nous a affirmé qu’il serait prêt cet après-midi.

Je suis fébrile, je dois effectuer les derniers préparatifs et le motorisé n’est pas ici. Haaaaaah… et nous devons être partis pour 17h30 car Sara joue son match de son soccer avant qu’on prenne la route! Un petit facteur de stress supplémentaire mais qui nous fera savourer encore plus nos errances…

juillet 17, 2007 Posted by | je stresse..., Je suis | Laisser un commentaire

Traqueuse de Bonheur

Où étions-nous ce weekend? Tranquille à la maison, à préparer nos vacances imminentes? Mais non.. La famille au grand complet, Alexandre et amoureuse compris, était à Pointe du Lac pour une compétition de BMX. Certains diront que nous aimons avaler la poussière mais moi, je vous dirai que nous sommes fiers de voir évoluer nos enfants et d’avoir l’occasion de passer du temps avec eux. C’est bon de voir Alex rejoindre le cocon familial… La preuve que les ados, après avoir voulu se dissocier, reviennent aux sources!

Bien sur, les compétitions sont enlevantes, mais ces weekends ne se limitent pas qu’à ça. Le soir tous jouent au ballon, s’agacent, rient, s’obstinent en jouant aux cartes ou au monopoly. Pour ma part, je fais ma mama et je nourris la troupe… Les temps changent mais il y a des patterns qui se répètent!

Nous avons campé sur le bord du fleuve, et je ne saurai assez vous exprimer les émotions que j’ai vécu samedi soir. Je vous ai parlé un peu du fleuve la semaine dernière, je ne croyais pas camper sur ses rives puisqu’habituellement, nous campons directement sur les sites de compé. Je suis allée sur la rive, surveiller mes baigneurs, et j’ai senti une énorme boule d’émotion monter en moi en écoutant le bruit du vent dans les énormes peupliers et en m’ennivrant de l’odeur du fleuve.. Je ne saurai vous décrire ce qu’il sent exactement mais c’est unique, aucun lac, aucuner mer n’a cette odeur. Pat vous dira que c’est un mélange de poisson mort et de glaise mais je vous jure que c’est autre chose; les effluves de l’eau et du sable transportés par le vent.. Surement est-ce aussi l’odeur de mes souvenirs, de mes grands-parents disparus ainsi que la perte de ce qui fut une constante dans ma vie, jusqu’à tout récemment. Je crois que j’ai connu ce qu’était la mélancolie….

J’ai poussé Max dans le motorisé ( ne pas prendre à la lettre le terme poussé) et il s’est très bien comporté. Le seul point négatif c’est qu’il ne revient pas quand je l’appelle, il est sourd comme un pot alors je dois aller le chercher, le toucher et ensuite, il m’obéi au doigt et à l’oeil.. C’est décidé, il vient en vacances!!!

Sara dans les airs…

Les enfants et Cynthia, l’amoureuse d’Alex… et là, je vous fait grâce. En effet, je ne vous montre pas des photos où ils s’embrassent sans arrêt..

juillet 16, 2007 Posted by | je raconte j'aime. | Laisser un commentaire

Chasseuse de trésors (2)

Récolte du voyage de ce printemps dans les Great smoky mountains. Le symbolisme est plus important que la beauté des pierres et des minéraux…

Pat a déterré cette ancre dans la baie de fundy. Elle est vieille, rouillée mais elle a dû retenir plusieurs bateaux de pêcheurs, il y a longtemps de cela.

Exposition et oeuvres d’art…

Voici, les décorations de notre sous-sol… Pierres, coquillages, vieilles bouteilles etc…


Et oui… Quoi de plus beaux que nos souvenirs pour mettre autour du spa?

Voici un échantillon varié de sable de toutes les couleurs.. ou presque… et de plusieurs endroits différents…


Un pot masson rempli de roches, d’oursins et de coquillages…

juillet 13, 2007 Posted by | j'aime | 2 commentaires

chasseuse de trésors

Ronds de nacre recueillis sur une plage militaire (déserte) au nord de la Floride
C’est à cet endroit que j’ai eu peur d’un petit poisson pensant que c’était un requin, j’ai eu tellement peur que je suis même tombée en sortant (en courant) de l’eau
Coquillage du Cap Hatteras (Caroline du Nord)

Cornaline trouvée sur l’île de White Head (N-B/ Baie de Fundy)
et
Roche volcanique de Maui (Hawai)

Chaine de pied agrémentée de trésors d’un peu partout (Floride du sud, Floride du Nord, Caroline du nord (Cap Hatteras) et Hawai (Maui)
La paleur de la photo ne lui rend pas hommage

Cette petite dent de requin a été trouvé à Appalachicola au nord de la Floride

Qu’ai-je fait ces derniers jours? Je me suis amusée à faire des bijoux avec les trésors que je ramasse au fil de mes voyages… Depuis des années, j’erre le long de la mer pour dénicher des pierres, des coquillages et des morceaux de bois. Je déambule lentement, les yeux juste devant mes pieds, la tête libre de stress, le coeur léger: je trouve, je m’extasie, je m’exalte, je remplie mes poches… Sur les plus hautes montagnes, je cueille des caillous et déjà, j’ai ramené une pierre ramassée sur un site maya.. Je ne savais pas alors que c’était strictement défendu et passible de prison… Avoir su, je me serais arrangée pour ne pas la perdre!

Je range mes cueillettes dans des pots masson, dans des sacs ziploc, autour de mon spa (et oui, il est garni de pierres et de coquillages d’un peu partout), j’en expose sur le bord des fenêtres au sous-sol et j’en range soigneusement depuis tout ce temps dans le but dans faire des bijoux… Et bien, je m’y suis mise… j’ai réveillé une passion.. Enfin, je donne corps et âmes à mes idées!!!

juillet 12, 2007 Posted by | j'aime, Je suis | 4 commentaires

Hommage à la nuit…

J’adore les soirées.. Et ce, depuis ma plus tendre enfance. Atmosphère de recueillement, tranquilité, silence, paix intérieur, lâcher prise sur la fébrilité de la journée voilà ce qu’est la nuit pour moi. Mon amour de la nuit m’a fait manquer de sommeil plus souvent qu’autrement. Lorsque les enfants étaient petits, je repoussais toujours l’heure du coucher, profitant au maximum de ces moments bénis et si appréciés!

Le soir, tout les chats sont gris. Enfin, c’est ce que l’on dit… Mais le soir, on évolue dans un univers feutré et nos pas deviennent plus légers, notre souffle plus régulier, nos pensées plus claires… Le soir lorsque tombent l’agitation et la fébrilité de la journée, j’admire les étoiles, je me plonge dans un bon roman, je pique une courtepointe, je reste assise et je m’imprégne du silence environnant.

Je crois que mes enfants sont comme moi, comment puis-je leur reprocher? Ils étirent toujours le moment d’aller au lit. Maintenant, quand puis-je me ressourcer, respirer calmement, profiter de n’avoir rien à penser? Me laisser exister tout simplement? Être, sans penser aux tâches à accomplir?

Pour le moment, le soir, je stresse de voir Sara debout à 23h (une enfant de 10 ans se couchant aussi tard… Je culpabilise) et de ne plus avoir de temps à moi, rien qu’à moi… Alors, j’essaie de compenser le matin. Je me lève bien avant eux, mes couches-tard ne se levant pas avant 9h30-10h. Je bois mon café, pianote sur l’ordi, admire les rayons du soleil, apprécie le calme relatif extérieur.. mais.. ce n’est pas la nuit… Je pense à partir ma journée, aux brassées de lavage qui m’attendent et ainsi de suite… Sans rien enlever aux couleurs du jour, la tranquilité de mes soirées me manquent… Je dois évoluer, retrouver mon espace à moi… Voilà l’important!

Les gars se sont levés tôt se matin pour aller cueillir des Framboises.. Peut-être seront-ils fatiguées ce soir? aurais-je droit à une soirée tranquille??

juillet 11, 2007 Posted by | j'aime, je chiâle | 2 commentaires

Les cueilleurs de petits fruits

Mes enfants ont décidé de se ramasser de l’argent et cueillent des petits fruits. Le grand-père d’un ami de Charles est un fabricant de confitures et il cultive des variétés de petits fruits dont les gadelles. CHarles depuis la semaine passée s’est ramassé presque 100$. Phil, sans contredit le plus capitaliste de mes enfants, a décidé de se joindre au groupe ainsi que Sara (que j’ai laissé dormir ce matin à son grand mécontentement).

Ils utilisent différentes techniques de cueillette, mais la plus insolite, est celle de Phil qui consiste à enlever ses souliers pour cueillir en chaussettes! Charles quand à lui tire sur les gadelles comme sur les bleuets et ne résiste pas à en avaler quelques unes pour se faire grimacer. Sara à sa première journée, a récolter autant que ses frères. On me dit qu’ils sont très travaillants… Mais quel est donc le truc pour je réussisse à faire vider mon lave-vaisselle sans répéter, sans rouspétage et sans entendre de commentaires sur l’exploitation que je tente de faire à leurs dépends…

Un congé est décrété chez le producteur de gadelles aujourd’hui mais, mes cueilleurs veulent garnir leurs portefeuilles. Ils ont appelé une autre de nos connaissances qui, en plus d’avoir un verger, fait la culture des framboises et ils s’y sont rendus ce matin. De plus, vendredi, les gars doivent aider la voisine d’en face qui a un énorme terrain et qui est seule pour l’entretenir. Phil conduira le tracteur pour tondre le gazon et Charles aidera pour divers travaux. Bon… Au moins ils travaillent ailleurs, c’est quoi le dicton déjà; c’est ailleurs qu’on voit s’ils sont bien élevés??

Phil veut s’acheter une épée en latex pour son jeu Pendragon et Charles veut changer son BMX. Je crois qu’ils atteindront leurs buts sous peu!! Pour le moment, j’en profite pour nettoyer durant leurs absences ce qu’ils laissent trainer, ce qu’ils salissent à la maison, les bas de Philippe et pourquoi pas, faire de délicieuses confitures de gadelles et de framboises…

juillet 11, 2007 Posted by | je raconte... | 2 commentaires

Touchez pas à mon Fleuve!

Le fleuve Saint-Laurent est souillé par les croisiéristes qui n’hésitent pas à y déverser leurs eaux de toilette. Je m’insurge, je palpite, je suis fâchée… Mon fleuve, si beau et si majestueux, témoin de mes jeux d’enfants et de mes rires d’adolescente, traité sans respect par des capitalistes ne pensant qu’à l’argent et aux économies qu’ils peuvent faire..pfff…

Dans quel monde vivons-nous? Quel respect est-il porté à cette terre qui nous abrite? Que laisserons-nous aux générations futures? Un fleuve brun sans baleines et sans vie? Bon, voilà un discours à la mode et je l’avoue, quelque peu gnagnan. Mais n’empêche, notre fleuve est une puissante manifestation du cycle de l’eau, il possède un des écosystèmes des plus complexes et variés de la planète, il regorge de nourriture et de tout temps, il a exercé une fascination irrésistible sur les hommes. Les amérindiens savaient le respecter pour toutes les richesses qu’il leur prodiguait sans compter. En quelques centaines d’années, nous avons exploité ces richesses jusqu’à ce qu’elles s’épuisent, l’immense complexité de son écologie ne préoccupant personne…

Puis, les mouvements écologiques ont renseigné, éduqué. Ils ont provoqué, contesté et fait avancer les mentalités forçant la mise en place d’un plan d’action pour sauver le Saint-Laurent. De grandes industries devaient atteindre des objectifs de réduction de déchets liquides, des sites contaminés ont été restauré, des habitats humides conservés, le parc marin à l’embouchure du Saguenay créé, des plans de survie pour certaines espèces mis en application. Malgré la coopération de certaines industries qui ont mis en branle des plans de dépollution ambitieux, comment se fait-il qu’en 2007, des bateaux déversent encore leurs eaux de toilettes?? C’est insensé et très difficile à pardonner. Ils vont rectifier la mire, corriger cette grave faute… et bien pour moi, il est trop tard, je ne prendrais plus jamais de tels bateaux!!

J’ai passé beaucoup de temps sur les rives du Saint-Laurent, à Saint-Pierre Les Becquets. À cet endroit, le fleuve atteint près de 5 kilomètres de largeur, on peut y voir loin, respirer profondément l’air aux arômes marins et s’ennivrer du vent toujours présent. Je m’y suis baignée sans penser à ce que pouvait déverser les industries et les gens sans cervelles, j’ai sauté d’un bateau au large pour regagner la rive avec mes amis en riant, j’ai chanté du bon vieux Québecois autour d’un feu de joie, j’ai marché sur les longues plages sablonneuses, j’ai grimpé de grandes dunes de sable, j’ai pêché des perchaudes et je me suis sentie tant aimée par mes chers grands-parents…..

Mes grands-parents sont disparus et en même temps, cette partie de ma vie est devenue souvenir. Mais aujourd’hui, je suis découragée, mon coeur est en berne, je verse une larme sur le Saint-Laurent et j’espère, j’espère de tout mon coeur que ça va changer…

juillet 6, 2007 Posted by | j'aime, je chiâle | Un commentaire

Max le vieux sage

Je me questionne sur le bien fondé d’amener mon vieux chien Max, en vacances, avec nous cette été. Habituellement, il reste bien peinard à la maison, savourant la tranquilité de la maison et en profitant pour dormir des heures et des heures… Il ne veut plus monter dans nos véhicules, ne cherche plus du tout à nous suivre lorsque nous quittons la maison, n’a pas été attaché depuis plus de 7 ans. Il vit les dernières années de sa vie dans des conditions douces et propices à son grand âge.

Max, notre vieux golden Retreiver est un vieux sage.. il aura 14 ans en Septembre… Nous l’avons eu alors que Phil avait tout juste 10 mois et il n’aura fallu que quelques jours pour qu’il se mette à marcher afin d’être plus grand que le chien. Ils ont partagé biscuits et bol d’eau. Une fois entre autre, Max a volé le biscuit de Phil et s’est sauvé un peu plus loin. Phil l’a suivi, a inséré sa petite main dans la gueule de son chien, a sorti son biscuit et s’est remis à le déguster comme si de rien n’était… Mais Max n’est jamais en reste. Les enfants lui ont toujours donné des morceaux de nourritures et il ne se tient jamais loin d’eux… Max est le chef de meute, il a toujours droit à sa part avant Bill.. C’est ainsi!

Sur le bord de l’eau Max veillait en se promenant le plus près possible de l’eau; sur le bord d’un escalier, il se couchait de tout son long pour éviter que les enfants n’y tombent; sur une piste de randonnée, il les suivait inlassablement. Maintenant, il en est incapable, Bill a pris le relais. Il ne voit plus beaucoup, n’entend plus du tout mais il est bien et il semble sourire lorsqu’il nous regarde.

Le Weekend de ma fin de semaine de filles, Max est resté à la maison et c’est Alex qui s’en occupait. Un soir, il fut dans l’impossibilité de venir ici. Il m’appela (surement pour que je le culpabilise un max) vers minuit…

– m’man, arrives-tu tôt demain?
– Quoi? non… pas avant la fin de l’après-midi, répondis-je toute endormie.
– Je n’ai pas sorti Max ce soir. il va avoir envie demain et je travaille.
-QUOI? Vas-y.. Go… N’abandonne pas ton vieux chien, celui qui a mangé tes mitaines, celui qui t’a toujours protégé. Tu le sais qu’il va se retenir et ne fera jamais ses besoins dans la maison..
– je suis déjà couché, la mère de ma blonde a accepté que je dorme ici.
-Alex, j’en reviens pas…

J’ai raccroché et me suis mise à pleurer (faut dire que j’étais déjà très émotive) et au bout de quelques minutes, je rappelais Alex pour insister encore plus. Il répondit et me dit qu’il était déjà en route pour la maison, de ne pas m’en faire…

Donc, suite à cette aventure, je décidai que Max serait du voyage sur la côte nord. Mais…

Acceptera-t-il d’être attaché?

Nous suivra-t-il dans nos randonnées?

Sera-t-il insécure puisqu’il ne voit et n’entend presque plus?

Et les enfants s’inquiètent…

Que ferons-nous s’il meurt là-bas?

juillet 4, 2007 Posted by | je raconte... | 6 commentaires

Provocante! Tu l’fais exprès…

Le travail étant ce qu’il y a de plus valorisé dans notre société, pour évaluer de la qualité d’une personne, il n’est pas rare que dans une discussion, on interroge l’autre sur ce qu’il fait dans la vie. Par ce que l’on fait dans la vie, ça veut dire: Quel travail fais-tu? Quelle compagnie te force à travailler plus d’heures qu’il en est possible? Quel boss te demande pour hier ce que tu ne pourras faire aujourd’hui? À quoi accordes-tu tant d’importance que ton bébé d’un an ira à la garderie passer ses journées?

Il est certain qu’il faut travailler, se rendre utile, que des femmes et des hommes y trouvent du plaisir et que ce soit important pour eux…. Loin de moi l’idée de vouloir mettre tout le monde dans le même panier. Mais là où je décroche, c’est quand on juge une personne par rapport à son travail seulement. Tout ce que j’ai fait pendant des années: nourrir mes enfants, les soigner, jouer avec eux, les aider dans leurs devoirs, m’occuper de créer un foyer acceuillant, m’impliquer bénévolement dans des activités très utiles pour la société… bahhh, c’est rien.. Je vois l’oeil de mes interlocuteurs briller seulement quand je leur dis que j’ai un bac en administration. Ça c’est quelque chose!!!!

Comme je ne suis pas du genre à manquer d’estime personnelle, ce genre de comportement me rend ironique. Alors je réagis bizarrement et ça donne des conversations comme celle que j’ai eu ce weekend:

– toi, Caro, qu’est-ce que tu fais dans la vie?
– Moi? Rien… (et je répond très sérieusement, regardant mon interlocuteur dans les yeux)
– Rien, tu dois bien faire un paquet de trucs.. (et là, mon interlocuteur essaie lui même de me défendre de ne pas travailler)
– Rien, mon mari travaille pour moi. (et vlan…)
(silence)
– tu sais je déteste faire du ménage et toutes ces niaiseries, j’ai même pensé, récemment à aller travailler juste pour me payer une femme de ménage..
– hahhhh…

Et là, Pat pour me vanter un peu ajoute:
– Caro, elle est pleine d’énergie, elle déborde de projets et elle n’arrête jamais dans une journée. Notre vie est beaucoup plus facile ainsi.
– tu es trop fin chéri… tu sais (dis-je à mon interlocuteur), quand je pense à travailler, j’ai des sueurs, je ne sais pas comment vous faites pour vivre ainsi à cent milles à l’heure..
– On a … des sueurs bien plus souvent que tu le penses!!!!

Je ne sais pas, si il reposera la question à une femme à la maison à l’avenir…

juillet 3, 2007 Posted by | j'assume, je raconte... | Laisser un commentaire