Caro et cie

Ecchymoses et ailes de poulet

J’ai fait face à l’humiliation vendredi soir passé. Vous savez, les échymoses ne sont rien, comparées à la honte ressentie de prendre une saprée débarque devant ma gang d’amis (es). J’ai mal à la hanche, j’arbore d’ énormes bleus sur la cuisse et sur le ventre. Je me sens comme une femme de 70 ans. De plus, je suis certaine qu’ils riront encore de ma mésaventure dans 30 ans, quand nous serons des petits vieux sympas, jouant au pool en écoutant nos vieilles tounes des années ’80 dans notre juke-box, et s’imaginant que nous avons toujours 20 ans.

Voici comment le très drôle, mais très douloureux événement s’est produit:

Pat avait décidé de faire une soirée Testostérone afin de convaincre ses chums de changer l’itinéraire de leur voyage de moto du mois de juin. Donc, visionnement des vidéos filmés en moto et des photos du voyage dans les smokies, accompagné d’ailes de poulet et de bière. Nous sommes assis à la table de la salle à diner quand je me rappelle tout à coup qu’il y a des ailes de poulet dans le four, peut-être déjà carbonisées. Je me lève en me donnant un élan pour avancer; mon talon haut reste pris dans le barreau de ma chaise; je bascule vers l’avant; me rentre le coin de la table dans le ventre et tombe d’un coup sur mon côté gauche n’ayant que le temps de mettre mes mains devant moi pour sauver mon nez du carnage!

C’est l’horreur, je suis étendue par terre, devant tous, mon talon encore pris dans le barreau, quatre personnes les yeux fixés sur moi, leurs bouches grandes ouvertes, muets, sous le coup de la surprise…

– T’aurais dû attrapper mon bras, me dit Burger un ami célibataire qui, au lieu de me présenter un bras mou, aurait dû s’élancer pour tenter de me retenir… Non???

– Coudon, es-tu saôule, me dit mon Pat avec sa face baveux. Non… non… au moins j’aurais une bonne excuse.

Les autres ont évité de faire des commentaires et je crois que c’était mieux ainsi..

J’ai enfin réussi à déprendre mon talon, me suis relevée avec un semblant de dignité et je suis allée voir mes ailes de poulet qui n’étaient pas prêtes du tout..

Pourquoi aller si vite Caro… Un peu de zénitude ça ne te tente pas??

mai 9, 2007 Posted by | je raconte..., je vous raconte une connerie | 4 commentaires

Les vacances sont terminées! 27 avril

Au retour, je me prélasse tranquillement à l’extérieur profitant de ces instants bénis de calme et de paix lorsque Pat ( je me demande s’il est nécessaire que je vous dise qu’il frotte encore sa moto) m’interpelle, avec une note d’excitation dans la voix:
– Caro, viens voir ça.
– Quoi Chéri, y’a une mouche qui s’est écrasée sur ta belle moto et tu veux que je vienne constater les dégâts? Y’a une belle coulisse jaune dégoutante? lui dis-je d’un ton quelque peu baveux.
– Non, viens, ça vaut la peine.
– Dis-le-moi. Je n’ai pas envie d’y aller…
– Je veux vraiment que tu viennes voir, ça ne se dit pas, insiste-t-il.
Je me décide donc à aller le rejoindre et j’ai dû écarquiller les yeux aussi grands que le bonhomme dans les émoticons, lorsque j’ai constaté que le pneu arrière était si usé que nous voyions la jante d’aluminium. Ouf, il ne nous est rien arrivé. Voilà ce que je me suis dit, mais nonchalamment je lui ai soufflé:
– une chance que les vacances sont terminées!

mai 9, 2007 Posted by | Great smoky mountains 2007 | Laisser un commentaire

Mont Mitchell, Caroline du Nord, 27 avril

Une autre belle journée se présente à nous, la dernière des vacances. Le soleil est au rendez-vous et nous chatouille de sa chaleur à travers les arbres majestueux qui nous entourent. Je me nourris du calme ambiant, la saison de camping ne bat pas son plein et nous sommes pratiquement seuls en ce moment. Je sirote tranquillement mon café tandis que Pat astique amoureusement sa moto. Je commence à me demander si je ne devrais pas être un peu jalouse de toute cette attention dont elle est la cible.
Comme nous adorons gravir les plus sommets, que ce soit à moto ou en randonnées pédestres, notre but est d’aller sur le sommet le plus élevé de l’est de l’Amérique: le mont Mitchell. Il domine les Appalaches du haut de ses 6 684 pieds. Ça nous fera un autre sommet à ajouter à notre liste qui comprend déjà:
L’haleakala, volcan de Maui;
Le mont Jacques-Cartier, dans le parc de la Gaspésie (2e plus haut sommet au Québec);
Le mont Tremblant qui s’il ne se trouve pas parmi les plus hauts sommets, est le symbole de ma force revenue après une maladie virale qui dura assez longtemps;
Le Clingsmans Dome, sommet le plus élevé du Tennessee;
Le Mont Washington;
et bien d’autres sommets de Charlevoix et de Gaspésie, de Nouvelle-Écosse et bien sûr, des Laurentides.
La randonnée est agréable quoique très fraîche au sommet. Pat mal vêtu sous son manteau de cuir doit s’acheter un coton ouaté super quétaine ou il est écrit: blue ridge parkway… pour le déculpabiliser, je lui dis que nous le laisserons dans le motorisé. Il aura toujours un chandail chaud de disponible!
J’ai filmé le pilote à l’oeuvre, la caméra sur l’épaule, sur une partie de blue ridge. C’est très excitant à voir, on voit le vide arriver, la moto tourner… Un souvenir, dont Pat est fier!

mai 9, 2007 Posted by | Great smoky mountains 2007 | Laisser un commentaire