La voie à suivre…
J’ai commencé mon stage cette semaine et me retrouver avec les élèves me confirme que je ne fais pas tout ça pour rien… L’université, c’est amusant pour quelqu’un de mon âge qui a déjà passé à travers un BAC, pourvu que ce soit une session ordinaire de quinze semaines, car ce ne l’est plus du tout lorsque la fameuse session se déroule en accéléré…
Difficile de gérer la famille, les entrainements de Sara et les sélections pour les jeux du Québec qui avaient lieu cet automne, les activités des garçons, les rencontres de parents dans les écoles, la relation de couple, l’entretien de la maison, etc. Je n’ai presque pas vu mes amis (es)… Heureusement que nous ne ramassons pas les feuilles sur notre grand terrain boisé et que belle-maman nous cuisine de succulents repas!
Mais quand je me retrouve devant une classe et que je vois trente regards avides d’apprendre tournés vers moi, je tripe à fond… Vraiment! Mon stage est commencé et j’ai déjà eu la chance d’interagir énormément avec les élèves ce qui me comble de joie…
J’aurai surement plus de temps pour écrire ici dorénavant et je retrouverai probablement cette légèreté d’esprit que je cultive, habituellement, soigneusement… Si j’ai des notes qui ne correspondent pas exactement à mes exigences, je pense que je vais survivre et continuer…
Continuer parce que je veux absolument enseigner…
La saga des Béothuks, à lire absolument!
Lors de mon séjour sur l’île de Terre-Neuve, j’ai arpenté, avec une admiration sans bornes, cette nature grandiose dont de nombreux peuples ont su tirer profit pendant des millénaires… J’ai visité les sites historiques de Port-au-CHoix et de l’Anse-aux-Meadows, me passionnant pour les peuples amérindiens, comme je l’ai toujours fait d’ailleurs… Je fus surprise de voir qu’on parlait rarement des Béothuks, la nation qui était présente lors de l’arrivée des Européens, contrairement aux Vikings et autres peuples amérindiens ayant habité Terre-Neuve bien avant…
D’eux.. Pas grand chose si ce n’est quelques bribes de temps à autre…
Je viens de comprendre pourquoi en lisant “la saga des Béothuks”. Je viens d’apprendre qu’il y a eu un génocide, que les Anglais, et même semble-t-il les Français, ont tout fait pour éliminer ce peuple. Ils ont réussi, car aujourd’hui, il n’y a plus aucun représentant de cette nation qui était pourtant florissante à l’arrivée des Européens. En effet, plus de 2 000 Béothuks vivaient dans l’harmonie, bénéficiant des ressources généreuses de la mer, des rivières et de la terre. Les rencontres avec les Européens ne furent pas positives puisque ceux-ci ont profité de leur naïveté et qu’ils les ont traités comme des animaux. Ils les ont rendus craintifs en enlevant des gens, en leur tirant dessus à bout portant, en les obligeant à se retrancher loin au centre de l’île, en barrant les rivières pour garder le saumon dans des bassins, en donnant des récompenses à qui en ramènerait un, etc… Cette nation devenue miséreuse, peinait à se nourrir et devait sans cesse se cacher pour ne pas être exterminée…
Bien que certains Béothuks se soient assimilés à d’autres nations, la dernière représentante officielle, Shanawditith, est morte en 1829, laissant l’histoire de son peuple derrière elle… Elle raconta même le massacre de quatre cents Béothuks sur une pointe de roche; un fait qui n’a jamais été revendiqué par personne évidemment!
À lire absolument… “La saga des Béothuks” de Bernard Assiniwi. Celui-ci est né à Montréal et appartient à la nation indienne des Cris. Historien, conteur et romancier, il est l’auteur de plus de nombreux ouvrages sur l’histoire et la vie des Indiens du Canada.
P.-S. J’ai pleuré quelquefois en lisant et je traine un poids de colère… Ce qui m’arrive peu souvent…
Défoulement…
Dans ce monde où le pouvoir, l’argent, l’apparence et l’individualisme règnent en rois et maitres, la politesse, la gentillesse, la courtoisie et le respect de règles non tacites en ont pris pour leur rhume… Je suis complètement ahurie lorsque je vois les gens essayer de rentrer dans le wagon de métro dès que les portes s’ouvrent, sans aucun égard pour ceux qui veulent sortir. À ce que je sache, le métro ne prend pas les usagés au vol? Que se passe-t-il dans la tête de ces abrutis?
Personnellement, il me semble c’est de la logique pure et simple que de laisser un espace libre devant la porte du wagon de métro pour laisser passer ceux qui sortent et d’entrer ensuite… Faut croire que je suis l’une des seules! Je ne me gène pas pour dire à cette bande d’égoïstes déconnectés que ça irait bien mieux s’ils nous laissaient le temps de nous extirper de la cage à bétail… Parce que c’est presque ça finalement!
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Dans le même ordre d’idées, j’ai piqué une petite crise existentielle à l’épicerie cette semaine. J’étais en “beau joual vert” de voir que les entreprises essaient, encore de nos jours, de se jouer des consommateurs par des moyens détournés. Je me suis laissée tenter par des chips, car il y avait un super gros étalage central, devant les produits laitiers, avec toutes sortes de “chips” de marque “ruffles” dont les tostitos. D’énormes pancartes annonçaient qu’à l’achat de deux sacs, nous avions droit à une trempette gratuite. Comme nous mangions du chili, j’ achetai des chips au maïs et je me laissai tenter par des ruffles ondulés avec un pot de trempette à l’oignon.
Alors que la petite caissière passait mes articles à la caisse, je remarquai que le pot de trempette n’était pas gratuit. Je lui fis la remarque. Elle envoya une femme avec un foulard dans le cou, qui devait être la gérante, voir… Plus de 5 minutes plus tard, elle revint en disant que j’avais raison, mais qu’il n’y avait aucun sac avec des coupons… Elle lui suggéra de me le laisser gratuit. Une autre caissière s’en mêla et décida de prendre le téléphone pour parler à quelqu’un à ce sujet.. (???) La publicité est là oui on non?? Et ce qui me choque le plus, c’est j’aurais pu me faire avoir et payer ces deux achats complètement inutiles d’une valeur de sept dollars… Beurk!
Dix minutes… Dix minutes que j’attendais pour un pot de trempette!!! Je leur dis d’annuler ces articles, que je n’encouragerais pas ruffles ni eux avec leur publicité mensongère et que lorsqu’une publicité est annoncée, on l’accorde aux clients… Un étalage avec publicité… Un désir provoqué… un produit chargé au bout du compte…
Inacceptable… C’est de la manipulation, rien de moins… je n’achèterai plus de ruffles lorsque j’aurai une rage de salé (de toute façon, les Lays sont meilleures) et je n’irai plus à cette épicerie…
Escapade dans le parc du Mont Tremblant…
La grande fin de semaine de l’Action de grâce s’annonçait grise et froide. L’envie de bouger, de quitter la routine a vaincu nos dernières réticences et nous sommes partis pour le parc du mont Tremblant comme prévu en amenant nos tuques et nos mitaines. Soleil miroitant sur les eaux bleues foncé du lac Monroe, randonnées en montagne, feux de camp et festin de rois furent les vedettes incontestées de notre séjour en forêt… Seule Sara nous accompagnait, les boys étaient restés à la maison à cause de leur travail respectif. Nous partons parfois avec une seule enfant, alors qu’il n’y pas si longtemps, tous les regards convergeaient vers nous et nos quatre enfants… Les temps changent! Pat et moi rions, parfois on a l’air d’un couple ayant une grande famille, d’autres fois d’un couple n’ayant qu’un enfant unique ou enfin d’un couple n’ayant pas eu d’enfants et trippant sur leurs chiens…
Nous avons fait le sentier du centenaire qui monte au sommet des immenses palissades et offre des points de vue extraordinaires sur le mont Tremblant, le pic Johanson et la rivière du Diable qui serpente au fond de la vallée. De la bouette, des racines, des rochers mouillés et glissants ont quelque peu ralenti notre rythme tout au long des 9 kilomètres en montagne et le seul gros nuage de la fin de semaine a provoqué une tempête de neige subite et passagère… Dans ce contexte, c’était magnifique et féérique, surtout quand on n’avait pas vu de blancs flocons depuis plusieurs mois et que nos corps dégageaient énormément de chaleur grâce à l’effort soutenu donné kilomètre après kilomètre. Au 9 kilomètres s’en ajoutaient trois sur le bord de la route. Sara les a trouvés interminables bien qu’elle ait gravi les pics à un rythme infernal…
Sara et moi avons aussi fait le sentier du lac Poisson jusqu’au cascades, ce qui représente 7 kilomètres environ. Nous longions le lac par un sentier aux parois rocheuses, recouvert d’un tapis de mousse. Nous étions seules, les autres randonneurs ayant bifurqué bien avant pour monter à la roche. Nous nous sommes mises à imaginer une rencontre avec un ours. Alors, nous chantions du Brian Adams et même si je tâtais régulièrement la bombonne de poivre de cayenne dans ma poche, je fantasmais à l’idée de posséder un canif… Nous sommes revenues saines et sauves, sans avoir rencontré la moindre bébitte à quatre pattes. J’avoue que j’ai moins peur quand Pat est là, mais il était parti en vélo de montagne…
Les gros feux ont accompagné nos fins de journées et nos soirées, les bonnes bouffes, le vin, le porto et les laits au chocolat chaud. Nous avons fait griller nos steaks et nos saucisses directement sur le feu… Et que dire du sommeil… Pas moins d’une douzaine d’heures par nuit. Nous avons fait un plein de calme, de silence et d’énergie en nous coupant des commodités de la vie moderne…
Je n’ai pas de photos… L’appareil était resté à la maison, alors j’ai pris des mémographies que je ne peux malheureusement pas transférer sur mon ordinateur, à moins que ce ne soit par écrit…
Bonne semaine
À l’intérieur de soi-même…
J’en reviens à la lecture… Il n’y pas de moyen aussi efficace pour voyager à travers le monde et les époques, pour découvrir de nouveaux concepts, pour être témoin d’événements inusités et pour vivre une multitude de sentiments. Il y a des intrigues dont on voit les rebondissements venir de loin et d’autres qui nous surprennent et nous laissent sans voix…
Hier, lors de l’une de mes séances de bouquinage, j’ai succombé au roman « le liseur » de Bernhard Schlink. Je l’avais maintes fois tenu dans mes mains, sans toutefois le choisir, mais sous les exhortations de courir le chercher d’une de mes profs, j’ai obtempéré. D’ailleurs, je viens de terminer “ NICKOLSKI” de Nicolas Dickner et j’avais besoin d’un nouveau roman.
Je l’ouvris alors que le train n’était même pas encore parti… Cette fois-ci, dès la première page, c’est à l’intérieur de moi-même que je plongeai. Les yeux pleins d’eau, je retins mes sanglots en relisant attentivement le passage : « [...] La maladie débuta en automne et se termina au printemps. Plus l’année finissante devenait froide et sombre, plus j’étais faible. C’est seulement avec l’année nouvelle que je remontais la pente. [...] c’est là qu’un matin d’octobre, en rentrant du lycée, j’avais été pris de vomissements. Cela faisait plusieurs jours que je me sentais faible, plus faible que je ne l’avais jamais été encore de ma vie. Chaque pas me coûtait. Quand je montais des escaliers, à la maison ou au lycée, mes jambes me portaient à peine. Je n’arrivais pas non plus à manger. Même lorsque je me mettais à table en ayant faim, les aliments me dégoûtaient tout de suite. Le matin, je me réveillais la bouche sèche avec l’impression que dans mon ventre les organes pesaient et n’étaient pas à leur place. J’avais honte d’être aussi faible. Cela ne m’était encore jamais arrivé non plus [....] »
Le jeune héros de 15 ans décrit les premiers symptômes de la jaunisse qui l’a tenu au lit plusieurs mois. C’est exactement ce que j’ai vécu il y quelques années; en passant par les symptômes, la saison de l’année et même les sentiments intérieurs… Eh oui! J’ai fait une hépatite aigüe, chaque pas me demandait un effort surhumain, chaque bouchée avalée une volonté farouche et chaque vomissement était une torture. L’hépatite est apparue au début de l’automne et je me suis mise à remonter la pente alors qu’il y avait de la neige dehors… Aujourd’hui, il n’en subsiste aucune trace, si ce n’est que je ne peux donner du sang…
Je remercie la vie que j’aime tant en retour… J’ai envie encore plus de mordre dedans et je suis heureuse d’être en santé…
Je retourne à mes travaux et je continuerai mon livre plus tard dans le train…
Bobby Watson le chien interchangeable… (celui qui a remplacé mon Max quelques semaines après sa mort)

Les enfants incitent Bobby à la baignade...

Décidément, c'est un poupée-chien...

Et que dire de cette photo où il a, carrément, l'air d'une grosse lavette?

Le gros toutou frais toiletté et rasé... mais avec les pattes sales!

Un caniche royal qui n'a pas le physique de l'emploi: toujours plein de chardon, amateur de carcasses qu'il trouve grâce à son flair, les pattes sales...
Toujours aussi occupée…
Ouffff… Occupée? Et bien c’est peu dire…
La session intensive bat son plein, la semaine dernière fut extrêmement prenante au niveau intellectuel. Des travaux pratiques aux allures d’examens à haut degré de difficulté ou de travaux de session qui auraient dû demander le triple d’heures et durant lesquels elles se sont écoulées à la vitesse grand V. Je n’ai même pas eu le temps de penser à aller à la toilette. Les travaux et les planifications avancent, mais il me semble que le temps va manquer pour tout rendre à temps… Je me dis qu’à la fin octobre, tout ça sera derrière moi.
Ma toune, hier, lors de l’évaluation pour les sélections régionales de soccer en vue d’aller aux jeux du Québec l’été prochain, a fait la pluie et le beau temps : techniquement et par son intensité. Elle m’impressionne tellement… Elle s’est habillée avec son survêtement de sport-études qui est aux couleurs de la région au lieu de mettre celui de son Équipe. Le directeur technique les avait bien averties qu’elles étaient en compétition les unes avec les autres. Sara ne sachant quoi faire a opté pour l’habit du sport-études en se disant qu’elle y allait pour elle. Cela a causé un genre d’émoi. Elle a regretté deux minutes… Pour ma part, je dirais que c’était ce qu’il y avait à faire, car elle avait pris un jalon dans la tête des autres… Du caractère, elle n’en manque pas… Je parle d’élan, de courage, de ténacité, de volonté!
Bobby et Bill se sont fait toiletter… Ils sont trop trognons : Bill avec sa coupe schnauzer et Bobby avec sa coupe toutou. Nous avons longuement hésité pour Bobby, car nous ne voulons pas d’un caniche royal rasé selon la mode de la race. Beurk, je déteste! Mais avec ses allures de gros toutou, il est aussi beau, sinon plus. Justement, j’avoue que je n’ai jamais vu un aussi beau chien… Les enfants s’offusquent lorsque j’ose le dire, car ils ont l’impression que je trahis Max, notre vieux chien mort le printemps dernier. Je trouve qu’ils sont fidèles et solidaires à leur vieux compagnon, celui qui déjà lorsqu’ils étaient bébés les surveillait, les couvait intensément du regard et les suivait partout où ils allaient.
Nous prévoyons aller dans le nord pour la grande fin de semaine. Bon, je devrai travailler plus qu’autre chose, mais changer d’air me fera, assurément, du bien.
Bonne semaine
La lecture comme thérapie…
Je n’ai pas beaucoup de loisirs par les temps qui courent… Je réussis à voler quelques minutes de répit le matin en lisant des romans dans le train, quand je ne suis pas obligée de faire des lectures dirigées… Il arrive que je prenne délibérément mon roman et que, avec un peu de culpabilité, je m’y plonge et m’y oublie… Je suis avide de lire, en fait, avec les quatre enfants, il y a bien des choses que je n’ai pas eu le temps de faire, mais j’ai lu… En allaitant, dans le bain, du coin de l’oeil au parc, sur la galerie pendant leurs siestes et au petit coin (et oui…)… Je suis une lectrice insatiable et je saisis chaque moment qui m’est offert pour me remplir de mots et de sens.
J’aime lire. Souvent. Partout. De vive voix. Je ne passe jamais devant une librairie sans y fouiner et me gaver de résumés. Pour moi, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise littérature. Je lis, et de tout. Je dirais que c’est surtout mon état intérieur qui détermine le genre de lecture que je fais: pas de roman noir quand je me sens triste, des romans plus intenses quand je me sens bien, de la relecture pour retrouver un certain état d’esprit. Je viens de rerelire “le parfum de Patrick Sunskind” et je savoure tout ce qu’écrit Jacques Poulin… surtout “les grandes marées“, son meilleur à mon avis…
J’ai autant besoin d’écrire que de lire. Parfois j’écris plus que je lis, d’autres fois je lis plus que j’écris, mais j’ai besoin des deux… Présentement, vous vous en doutez, j’ai de nombreux travaux à rendre. Mon temps d’écriture passe là. Parfois, j’ouvre une fenêtre pour écrire un message sur mon blogue, mais avant que j’aie eu le temps d’y taper ne serait-ce qu’un seul mot, je suis absorbée par ma famille, le téléphone, Bobby qui jappe ou un souper à préparer… Puis, je retourne à mes travaux et à mes lectures.
Je trouve cette session intensive très difficile, heureusement que j’ai la lecture pour m’évader… Je me fais rare, mais dans un mois, cette session sera terminée.
À bientôt…
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