Fous rires…
Aujourd’hui, c’était la dernière journée de mon stage. Stage que j’ai adoré. En fait, ce que j’aime vraiment, c’est enseigner, créer des liens avec les élèves, préparer les cours… J’aime bien étudier à l’université, mais j’aime encore plus être vraiment dans la mêlée…
Des fois, lorsque je parle ou que j’explique quelque chose, je n’en reviens pas de voir tous ses regards tournés vers moi, de ce silence que rien ne vient troubler, de cette (???) communion… D’autres fois, je m’étonne devant les échanges, devant la richesse de ce qu’ils ont à dire, de ce qu’ils intègrent à la vitesse grand V… Souvent, je m’émerveille et je verse une larme sur un texte, sur une parole, sur une confidence…
Aujourd’hui, j’ai ri… de bon coeur… Un de ses fous rires qui me secouent à l’université… Je vous raconte…
Lors de la deuxième visite de la superviseure de stage, dans ma classe de filles comme la première fois, nous avions décidé de lui jouer un tour. Durant la période de lecture, les élèves devaient mettre leurs pieds sur le bureau en lisant et je devais reprendre une élève qui ne le faisait pas : ” Mais voyons “S”… Nous avons convenu que TOUS devaient mettre leurs pieds sur le bureau lors de la période de lecture, tu le fais et tout de suite! Tu sais que des études confirment que cela améliore la circulation du sang au cerveau. Allez!!!”
Chose dite, chose faite. Nous avons bien ri et la superviseure de stage, bonne joueuse, a mis ses pieds elle aussi sur le bureau!!!
Mais cet après-midi… Cet après-midi… Holalalala!!!
C’était ma dernière journée. La période était à l’émotion. J’avais sélectionné les meilleurs textes et ceux-ci nous ont été lus à voix haute par leurs auteurs. Ces textes, qui n’étaient pas dirigés, avaient été conçus à partir de champs lexicaux fait sous forme de schémas heuristiques. Les sujets abordés étaient très profonds et variés. J’ai versé quelques larmes et Patrick aussi lorsque je lui en ai lu. Certaines élèves ont vécu de grandes émotions aujourd’hui, car il y avait beaucoup d’elles-mêmes dans les textes. Alors que nous venions de faire le tirage, que les élèves avaient un peu tapé sur le bureau pour mettre du suspense, le directeur est entré dans la classe. Bon juste pour dire, il est TRÈS grand et imposant ( et j’allais au secondaire avec.. :-S). Gaétan qui était avec moi pour ce cours chargé d’intensité dit aux élèves : ” Qu’est-ce qu’on fait quand un invité vient dans la classe?” Lui, il s’attend à ce que les élèves fassent ce qu’il leur a appris : se lever et dire ” Bonjour Monsieur le Directeur “…
Non… Nenon… Ils n’ont pas fait ça… Ben non voyons!!!!!
Ils ont tous, dans un élan spontané, mis leurs pieds sur le bureau…
Oui… Oui.. Vraiment.. Croyez-le, je dis la vérité. La vraie…
J’ai tellement ri… Mais ri… C’était rendu que les élèves riaient à me voir rire… ça allait bien mon affaire!!!!
Il fallait dire : ” Bonjour Monsieur le Directeur, voyons”… Même lui riait, tout en développant le suçon qu’il venait de voler sur le bureau. Il ressortit et rentra…
” Bonjour, Monsieur le Directeur” dirent-ils tous en choeur…
HOlalalala…
Un petit coucou!!!!
Je suis plus que due pour une cure de repos intensive pendant laquelle je n’aurai rien d’autre à faire que de vivre légèrement : voyage, conversations en famille ou entre amis, lecture de romans pour le plaisir seulement, verres de vin de fin d’après-midi les pieds dans le sable encore chaud et le regard perdu sur l’immensité de l’océan cherchant les déplacements de dauphins et même, un peu de silence…
J’adore mon stage. On me laisse énormément de liberté et de latitude, ce qui me permet de tester mes aptitudes réelles pour l’enseignement : que ce soit au niveau didactique ou seulement dans la gestion quotidienne des élèves… Je suis très créative et je n’hésite pas à créer tout mon matériel : que ce soit pour l’enseignement ou le réinvestissement dans des exercices.
Il ne me reste que cette semaine et la prochaine. Ensuite, je prévois faire un peu de suppléance avant de partir “dans le sud au soleil, me baigner dans la mer et je penserai à vous assis les deux pieds dans le sable chaud…. je vous laisse : mon pays, ce n’est pas un pays c’est l’hiver, je vous laisse: les gamins qui se pitchent des boules de neige en pleine face, je vous laisse : le but du Canadien compter par le numéro….” Toune de Robert Charlebois dont le titre m’échappe complètement ce matin!!!!
Bonne journée
J’ai le goût…
de partir en voyage… D’avoir le temps de prendre le temps, d’admirer, de sentir, de me reposer, d’être dépaysée et de vivre, comme je l’aime tant, dans le souffle de l’océan… Bientôt la Floride comme chaque année! Et bientôt, aussi, cette frénésie de choisir l’endroit visité à l’été : de concevoir l’itinéraire selon nos goûts, nos attentes et bien sur les possibilités s’offrant pour le nomadisme!
Les enfants veulent visiter la Floride en nomade cette année. Bien que sans point d’arrêt fixe, nous restions, les deux dernières années, toujours dans la région de St-Petersburg… Ils veulent des vagues, de l’action, de l’exploration… Et c’est ce qu’ils auront…
En attendant, je laisse deux photos du jour (terme emprûnté à facebook) qui sauront, je l’espère, vous téléportez ailleurs l’espace de quelques secondes!
Écrire? ;-)
Je pensais avoir plus de temps pour écrire ici…
Balivernes!!!!
Je suis à temps plein avec mes trois groupes et j’en ai un qui boit avidement mes enseignements, ce qui signifie, que je suis toujours entrain de planifier des cours pour celui-ci…;-)
C’est la vitesse grand V…
Pour les deux autres, ça va très bien, bien que le rythme soit moins rapide…
Ainsi va la vie!!!
La voie à suivre…
J’ai commencé mon stage cette semaine et me retrouver avec les élèves me confirme que je ne fais pas tout ça pour rien… L’université, c’est amusant pour quelqu’un de mon âge qui a déjà passé à travers un BAC, pourvu que ce soit une session ordinaire de quinze semaines, car ce ne l’est plus du tout lorsque la fameuse session se déroule en accéléré…
Difficile de gérer la famille, les entrainements de Sara et les sélections pour les jeux du Québec qui avaient lieu cet automne, les activités des garçons, les rencontres de parents dans les écoles, la relation de couple, l’entretien de la maison, etc. Je n’ai presque pas vu mes amis (es)… Heureusement que nous ne ramassons pas les feuilles sur notre grand terrain boisé et que belle-maman nous cuisine de succulents repas!
Mais quand je me retrouve devant une classe et que je vois trente regards avides d’apprendre tournés vers moi, je tripe à fond… Vraiment! Mon stage est commencé et j’ai déjà eu la chance d’interagir énormément avec les élèves ce qui me comble de joie…
J’aurai surement plus de temps pour écrire ici dorénavant et je retrouverai probablement cette légèreté d’esprit que je cultive, habituellement, soigneusement… Si j’ai des notes qui ne correspondent pas exactement à mes exigences, je pense que je vais survivre et continuer…
Continuer parce que je veux absolument enseigner…
La saga des Béothuks, à lire absolument!
Lors de mon séjour sur l’île de Terre-Neuve, j’ai arpenté, avec une admiration sans bornes, cette nature grandiose dont de nombreux peuples ont su tirer profit pendant des millénaires… J’ai visité les sites historiques de Port-au-CHoix et de l’Anse-aux-Meadows, me passionnant pour les peuples amérindiens, comme je l’ai toujours fait d’ailleurs… Je fus surprise de voir qu’on parlait rarement des Béothuks, la nation qui était présente lors de l’arrivée des Européens, contrairement aux Vikings et autres peuples amérindiens ayant habité Terre-Neuve bien avant…
D’eux.. Pas grand chose si ce n’est quelques bribes de temps à autre…
Je viens de comprendre pourquoi en lisant “la saga des Béothuks”. Je viens d’apprendre qu’il y a eu un génocide, que les Anglais, et même semble-t-il les Français, ont tout fait pour éliminer ce peuple. Ils ont réussi, car aujourd’hui, il n’y a plus aucun représentant de cette nation qui était pourtant florissante à l’arrivée des Européens. En effet, plus de 2 000 Béothuks vivaient dans l’harmonie, bénéficiant des ressources généreuses de la mer, des rivières et de la terre. Les rencontres avec les Européens ne furent pas positives puisque ceux-ci ont profité de leur naïveté et qu’ils les ont traités comme des animaux. Ils les ont rendus craintifs en enlevant des gens, en leur tirant dessus à bout portant, en les obligeant à se retrancher loin au centre de l’île, en barrant les rivières pour garder le saumon dans des bassins, en donnant des récompenses à qui en ramènerait un, etc… Cette nation devenue miséreuse, peinait à se nourrir et devait sans cesse se cacher pour ne pas être exterminée…
Bien que certains Béothuks se soient assimilés à d’autres nations, la dernière représentante officielle, Shanawditith, est morte en 1829, laissant l’histoire de son peuple derrière elle… Elle raconta même le massacre de quatre cents Béothuks sur une pointe de roche; un fait qui n’a jamais été revendiqué par personne évidemment!
À lire absolument… “La saga des Béothuks” de Bernard Assiniwi. Celui-ci est né à Montréal et appartient à la nation indienne des Cris. Historien, conteur et romancier, il est l’auteur de plus de nombreux ouvrages sur l’histoire et la vie des Indiens du Canada.
P.-S. J’ai pleuré quelquefois en lisant et je traine un poids de colère… Ce qui m’arrive peu souvent…
Défoulement…
Dans ce monde où le pouvoir, l’argent, l’apparence et l’individualisme règnent en rois et maitres, la politesse, la gentillesse, la courtoisie et le respect de règles non tacites en ont pris pour leur rhume… Je suis complètement ahurie lorsque je vois les gens essayer de rentrer dans le wagon de métro dès que les portes s’ouvrent, sans aucun égard pour ceux qui veulent sortir. À ce que je sache, le métro ne prend pas les usagés au vol? Que se passe-t-il dans la tête de ces abrutis?
Personnellement, il me semble c’est de la logique pure et simple que de laisser un espace libre devant la porte du wagon de métro pour laisser passer ceux qui sortent et d’entrer ensuite… Faut croire que je suis l’une des seules! Je ne me gène pas pour dire à cette bande d’égoïstes déconnectés que ça irait bien mieux s’ils nous laissaient le temps de nous extirper de la cage à bétail… Parce que c’est presque ça finalement!
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Dans le même ordre d’idées, j’ai piqué une petite crise existentielle à l’épicerie cette semaine. J’étais en “beau joual vert” de voir que les entreprises essaient, encore de nos jours, de se jouer des consommateurs par des moyens détournés. Je me suis laissée tenter par des chips, car il y avait un super gros étalage central, devant les produits laitiers, avec toutes sortes de “chips” de marque “ruffles” dont les tostitos. D’énormes pancartes annonçaient qu’à l’achat de deux sacs, nous avions droit à une trempette gratuite. Comme nous mangions du chili, j’ achetai des chips au maïs et je me laissai tenter par des ruffles ondulés avec un pot de trempette à l’oignon.
Alors que la petite caissière passait mes articles à la caisse, je remarquai que le pot de trempette n’était pas gratuit. Je lui fis la remarque. Elle envoya une femme avec un foulard dans le cou, qui devait être la gérante, voir… Plus de 5 minutes plus tard, elle revint en disant que j’avais raison, mais qu’il n’y avait aucun sac avec des coupons… Elle lui suggéra de me le laisser gratuit. Une autre caissière s’en mêla et décida de prendre le téléphone pour parler à quelqu’un à ce sujet.. (???) La publicité est là oui on non?? Et ce qui me choque le plus, c’est j’aurais pu me faire avoir et payer ces deux achats complètement inutiles d’une valeur de sept dollars… Beurk!
Dix minutes… Dix minutes que j’attendais pour un pot de trempette!!! Je leur dis d’annuler ces articles, que je n’encouragerais pas ruffles ni eux avec leur publicité mensongère et que lorsqu’une publicité est annoncée, on l’accorde aux clients… Un étalage avec publicité… Un désir provoqué… un produit chargé au bout du compte…
Inacceptable… C’est de la manipulation, rien de moins… je n’achèterai plus de ruffles lorsque j’aurai une rage de salé (de toute façon, les Lays sont meilleures) et je n’irai plus à cette épicerie…
Escapade dans le parc du Mont Tremblant…
La grande fin de semaine de l’Action de grâce s’annonçait grise et froide. L’envie de bouger, de quitter la routine a vaincu nos dernières réticences et nous sommes partis pour le parc du mont Tremblant comme prévu en amenant nos tuques et nos mitaines. Soleil miroitant sur les eaux bleues foncé du lac Monroe, randonnées en montagne, feux de camp et festin de rois furent les vedettes incontestées de notre séjour en forêt… Seule Sara nous accompagnait, les boys étaient restés à la maison à cause de leur travail respectif. Nous partons parfois avec une seule enfant, alors qu’il n’y pas si longtemps, tous les regards convergeaient vers nous et nos quatre enfants… Les temps changent! Pat et moi rions, parfois on a l’air d’un couple ayant une grande famille, d’autres fois d’un couple n’ayant qu’un enfant unique ou enfin d’un couple n’ayant pas eu d’enfants et trippant sur leurs chiens…
Nous avons fait le sentier du centenaire qui monte au sommet des immenses palissades et offre des points de vue extraordinaires sur le mont Tremblant, le pic Johanson et la rivière du Diable qui serpente au fond de la vallée. De la bouette, des racines, des rochers mouillés et glissants ont quelque peu ralenti notre rythme tout au long des 9 kilomètres en montagne et le seul gros nuage de la fin de semaine a provoqué une tempête de neige subite et passagère… Dans ce contexte, c’était magnifique et féérique, surtout quand on n’avait pas vu de blancs flocons depuis plusieurs mois et que nos corps dégageaient énormément de chaleur grâce à l’effort soutenu donné kilomètre après kilomètre. Au 9 kilomètres s’en ajoutaient trois sur le bord de la route. Sara les a trouvés interminables bien qu’elle ait gravi les pics à un rythme infernal…
Sara et moi avons aussi fait le sentier du lac Poisson jusqu’au cascades, ce qui représente 7 kilomètres environ. Nous longions le lac par un sentier aux parois rocheuses, recouvert d’un tapis de mousse. Nous étions seules, les autres randonneurs ayant bifurqué bien avant pour monter à la roche. Nous nous sommes mises à imaginer une rencontre avec un ours. Alors, nous chantions du Brian Adams et même si je tâtais régulièrement la bombonne de poivre de cayenne dans ma poche, je fantasmais à l’idée de posséder un canif… Nous sommes revenues saines et sauves, sans avoir rencontré la moindre bébitte à quatre pattes. J’avoue que j’ai moins peur quand Pat est là, mais il était parti en vélo de montagne…
Les gros feux ont accompagné nos fins de journées et nos soirées, les bonnes bouffes, le vin, le porto et les laits au chocolat chaud. Nous avons fait griller nos steaks et nos saucisses directement sur le feu… Et que dire du sommeil… Pas moins d’une douzaine d’heures par nuit. Nous avons fait un plein de calme, de silence et d’énergie en nous coupant des commodités de la vie moderne…
Je n’ai pas de photos… L’appareil était resté à la maison, alors j’ai pris des mémographies que je ne peux malheureusement pas transférer sur mon ordinateur, à moins que ce ne soit par écrit…
Bonne semaine
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